L’ACCORD DE SYRTE:LA LOGIQUE DE GUERRE PREND LE PAS
Depuis neuf jours, la situation s’est dégradée considérablement au Tchad. Le langage des armes a
pris royalement le pas sur les initiatives de paix. Le pays s’est réinstallé dans une logique de guerre meurtrière
et destructrice. Cette escalade militaire est imputable au dictateur de N’Djaména qui n’a jamais fait mystère de
ses desseins anti-paix. Mais comment en est-on arrivé là ?
Un mois, jour pour jour après la signature de l’accord du 25 octobre 2007, on en était à un constat amer : aucune
des 12 dispositions du texte n’a connue la moindre application. Il nous souvient que immédiatement après sa
signature, cet accord avait suscité des réactions qui auguraient d’un avenir peu radieux. Des manipulations occultes
en ont fait un document vidé de sa substance et porteur de germes de sa destruction. Qu’à cela ne tienne ! L’UFDD,
le RFC, l’UFDD Fondamentale et la CNT y ont vu des lueurs d’espoir. Pour les quatre Mouvements de la résistance
armée, l’essentiel est de mettre fin à une guerre qui a englouti tant de vies humaines.
Malheureusement, à quelques heures de l’expiration du délai d’exécution de l’accord, rien ne semblait bouger du
coté du gouvernement tchadien. C’est ainsi que l’UFDD et le RFC ont été amenés à tirer la sonnette d’alarme.
Ces deux Mouvements ont dénoncé la mauvaise foi et la fuite en avant du dictateur qui n’a montré aucun signe de
bonne volonté. Dans leurs déclarations, les responsables des deux formations politico-militaires ont informé l’opinion
de ce qu’ils ont fait pour l’application effective de l’accord de Syrte. Ils ont particulièrement relevé que
leurs délégations ont vainement attendu un mois durant à Khartoum la partie gouvernementale pour discuter des
modalités pratiques d’application de cette plateforme.
Evidemment, le tyran de N’Djaména dont la politique est fondée sur l’imposture et la duperie n’entendait pas les
choses de cette oreille. Il n’a pas trouvé mieux que de flanquer dans la capitale soudanaise les représentants des
quatre Mouvements politico-militaires. Plus grave, Deby a mis à profit ce laps de temps pour mettre au point des manœuvres
d’intimidation et de déstabilisation de l’opposition armée.
Les contacts pris discrètement avec la CNT, les marchandages avec la France à la faveur de l’affaire de l’Arche de
Zoé, les manœuvres militaires de Moussoro, les recrutements en milieu « caillou » de chair à canon, le refus
obstiné de répondre présent au rendez-vous de la capitale soudanaise sont la preuve de la volonté de Déby de donner
un coup de frein à l’accord de Syrte. Le tableau est complet si on y ajoute la mise en place très prochaine de l’Eufor.
Deby rêve toujours de détourner cette force européenne en sa faveur.
L’éventualité de la non neutralité de l’Eufor, quoi qu’on dise, est un sujet qui continue de faire débat. Les
risques de l’engagement de cette force aux côtés de Déby sont considérables. Constituée majoritairement d’éléments
français, cette force pourrait conduire à ce que tout le monde redoute aujourd’hui. Ces appréhensions ont été
exprimées haut et fort il y a quelques semaines par le Commandant de l’Eufor. Ce mardi 27 novembre, c’est le
Ministre Autrichien de la Défense, Norbert Darabos, qui affirme que « l’importance de la présence française
représente un danger d’engagement direct de l’Eufor dans des affrontements armés ». Pour le Ministre autrichien,
son pays ne prendra pas part à une telle aventure.
En signant l’accord de Syrte, Deby a fortement misé sur les contingents européens auxquels il compte faire jouer le
rôle d’un mur de feu derrière lequel il pourra poursuivre son règne totalitaire en toute sécurité, hors d’atteinte
des forces combattantes. Dans ses calculs primitifs, le dictateur pense que l’expiration du délai d’exécution de l’accord
de Syrte coïncidera avec le déploiement de l’Eufor. En attendant cette échéance, Déby a transformé l’est du
pays en une poudrière. En plus de cet activisme militariste, Déby a décrété l’état d’urgence pour mettre au
pas les populations et les empêcher de rejoindre les rangs des forces combattantes.
Et comme si tout cela ne suffisait pas, le dictateur a lancé sa soldatesque contre les positions de l’UFDD et du RFC
dans le Département du Dar Tama, de l’Ennedi et du Ouadi Fira. La riposte a été foudroyante. Les milices armées au
service du Dictateur ont essuyé un revers cuisant. Après les terribles batailles de Abou Goulem et de Hadjer Marfaïn,
celles de Biltine qui ont commencé le 2 novembre se poursuivaient encore ce mardi. Deby qui espérait en finir avec l’UFDD
et le RFC et enterrer définitivement l’accord de Syrte est à la recherche d’un bouc émissaire. Il entonne sa
sempiternelle accusation contre le Soudan qu’il tient pour responsable de ces affrontements.
Pourquoi Deby nourrit-il une haine si viscérale et insurmontable contre le Soudan sans lequel il lui aurait été
impossible de prendre le pouvoir ?Les autorités soudanaises savent qu’en retour, Déby leur a rendu la monnaie de
singe en créant les rebellions qui écument actuellement le Darfour. S’il est un fait dont on ne parle pas assez, c’est
la présence de ces rebelles soudanais dans les rangs de la flopée d’hommes en armes au service de Deby. Pour preuve,
le MJE a engagé ses troupes dans les batailles qui se déroulent en ce moment. C’est qu’il existe bel et bien un
pacte entre Deby et les rebelles soudanais.
Les Tchadiens doivent se mobiliser massivement en cette phase cruciale de la lutte pour extirper définitivement le mal
qui hypothèque l’avenir de leur pays.
ARKU DJAMOUS
04 Decembre 2007

La désolante
mentalité des cadres mal formés de Deby
Il y a des fois où les cadres qui gouvernent avec Deby confirment eux-mêmes les doutes sur leurs formations. Les
événements de l’Arche-de-Zoé nous ont montré le Président et ses ministres susceptibles et versant dans des
propos improportionnels et indignes d’une autorité publique. En voulant exprimer l’orgueil devant les prisonniers
de Zoé désarmés, ces comédiens ont oublié qu’il n’y a pas matière à se réjouir au stade où ils ont emmené
le pays. Aujourd’hui, un cas particulier retient cependant mon attention. C’est celui de Djimet VANZOU, Conseiller
à la communication et aux droits de l’homme du Premier ministre tchadien. Ce monsieur pousse à son comble les hontes
infligées à l’image du Tchad en exposant sur Internet des vulgarités. En effet, depuis deux jours, ce Conseiller,
dans une réplique contre Mahamat A. Kébir, animateur du site Alwihda, se comporte désagréablement et fait honte. Les
propos qu’il tenait mettent en exergue la difficile mentalité des cadres mal formés au Tchad.
Rappelons d’abord les petits faits qui auraient amené ce ‘’cadre’’ à justifier son salaire en jouant le
rôle de communicateur de son gouvernement. M. Kébir dans un de ses écrits a soutenu le 13 novembre 2007 que le PM est
le blocage pour l’exécution de l’accord entre le gouvernement et la CPDC. N’entrons pas dans un jugement de
valeur politique, car cela n’est pas impératif pour ce développement.
L’événement qui a forcé les réactions de notre Conseiller est donc un simple point de vue d’un citoyen comme il
y en a beaucoup sur notre situation politique. Sous d’autres cieux, les Conseillers de son rang s’occupent d’autres
choses, cependant, Monsieur Djimet VANZOU, Conseiller du PM, a trouvé nécessaire et d’opportunité de répliquer
dans un article du nom de la réaction.
En analysant les deux textes de notre Conseiller, on remarque une implication personnelle, des injures et le tout dans
une vulgarité linguistique indigne d’un responsable gouvernemental. Lisons ces extraits du premier article du
Conseiller à la communication et aux droits de l’homme du gouvernement tchadien :
« C’est une pure invention de l’homme fantôme qui a peur de son ombre par ce qu’il signe des papiers avec un
pseudonyme ».
« C'est-à-dire avoir des fantasmes et des masturbations intellectuelles ».
« Ce sont des propos (de M. Kébir) dignes des pauvres enfants de rue du Tchad qui excellent dans des affirmations
gratuites, des accusations sans fondement et estimant mauvais ce que fait autrui ».
« Ce n’est pas un internaute à petit pied du genre de Kébir qui dénierait la valeur du Dr (PM Kassiré) » .
« M. Kébir attend depuis deux mois le remaniement du Gouvernement.
Je crains que son rêve qui tarde à venir, se transforme en crise cardiaque et l’emporte ».
« Je conclus en déplorant qu’il soit malhonnête de raconter des bobards quand on est intellectuellement et
politiquement taré ».
Voici pour les premières réactions du Conseiller à ces propos, reconnaissons-les politiques, d’un citoyen, somme
toute ordinaire comme moi. D’abord, dans aucune partie du site alwihda, il n’est cité qu’il s’agit d’un
portail autorisé. Et M. Kébir est un militant animateur de ce site. Nous pouvons se demander dans ce cas l’opportunité
de la réaction de notre Conseiller trop occupé comme il le disait lui-même. Soit, mais pourquoi l’affaire est ainsi
prise au degré personnel alors que l’objet et le cadre de réaction sont censés être institutionnels ? Et surtout,
notre responsable s’en prend dans ses injures aux enfants tchadiens : « Ce sont des propos dignes des pauvres enfants
de rue du Tchad ». Si la formation est à compléter sur plusieurs domaines, celui du respect des autres est
primordial. Un cadre n’insulte pas. Encore moins ceux que ses propres défaillances ont rendu fragiles comme les
enfants dont l’État est le responsable politique pour leur émancipation. Vous comprenez aisément pourquoi les Zoé
sont venus voler chez nous et non au Soudan ? C’est par ce que vous n’êtes même pas capables de vous occuper d’eux,
chose encore confirmée par le fait que le gouvernement tchadien confie la garde des 103 enfants à une simple
association étrangère. Quel désengagement ?
Suite à la réaction du Conseiller, un article de M. Kébir, à l’apparence d’une réaction collégiale de son
site, s’en est suivie . Ne tardons pas là-dessus pour des raisons déjà citées. Or notre Conseiller, trop occupé,
a encore trouvé matière à répliquer aux provocations. Et ce, avec les mêmes injures et style familier. A tel point
que l’événement prend la tournure d’une partie de gangs et le site de la Primature se transformant ainsi en blog
privé. Voyons un peu ces quelques extraits de son deuxième article :
« J'ai horreur des injures mais M. Kébir m'entraîne à commettre des bêtises. Ce n'est pas digne d'un homme, qui a
mon genre d'éducation. Pour ne pas m'occuper avec des inutilités, je laisse le temps à ce bon à rien de poursuivre
ses injures avec d'autres cibles. Il y a au monde, des gens qui passent leur temps à injurier comme "Fama"
des "Soleil des indépendances" du Feu l'écrivain Ahmadou Kourouma ».
« Monsieur Kébir! Ce n’est étonnant que tu connaisse pas Monsieur DJIMET VANZOU que tu qualifies de « palefrenier
» ».
L’affaire devient purement personnelle. C’est dommage qu’on nie encore qu’il n’y a pas d’Etat avec Deby et
que chacun se sert en allant au bureau quand il le veut.
« Car comme tu le sais, il n'est pas de la racaille qui passe son temps à courir les halls des hôtels de « nos
ancêtres les Gaulois » sous prétexte d’un exil qui ne se justifie pas ». Ce monsieur a déjà utilisé le terme «
nos ancêtres les Gaulois » dans un autre article . Or, on comprend très bien que la détente linguistique n’est pas
justifiée pour sa qualité publique.
« Mon souhait est d’engager un débat d’intellectuel avec des tchadiens, dignes de ce nom vivant dignement n’importe
où et non de démissionnaire doublé de mandiant ».
Effectivement notre monsieur est un intellectuel de dernier temps et d’une ignominie inqualifiable.
« Je préfère me taire avec cette dernière réplique car j’ai des choses sérieuses, du travail à faire même si
tu méconnais cela ». Comme Monsieur dit qu’il a du travail à faire, on peut légitimement s’interroger sur sa
nature : est-ce pour aller gratter les feuilles du PMU comme le font beaucoup de fonctionnaires ou pour aller au bistrot
se distraire ?
« Quant à mon niveau douteux de langue française, tu me fais rire ». Une langue n’est pas un critère de
civilisation, disait l’intellectuel algérien Djamal SEBAHA. Et nous pensons vivement que le complexe sur ce domaine
doit tomber chez nos citoyens instruits qui trouvent moyens de domination symbolique avec la langue française. Même un
français et pas n’importe lequel, Voltaire disait qu’une langue n’est pas une fin mais un moyen. Cessons à
considérer à tord le français comme critère de compétence et d’intégrité. La gestion d’un pays n’est pas
une question de littérature. Par contre, quand les dirigeants du régime comme le Ministre de la communication publie
des documents avec plusieurs ratures, cela nous fait plutôt douter du sérieux de vos « choses sérieuses » à faire.
Ce n’est pas digne d’un gouvernement.
« Sur ce, Je te dis au revoir en te souhaitant de continuer à bien vadrouiller et renouer plutôt avec tes injures qui
sont d’ailleurs ta distraction favorite envers ta racaille d’éternels exilés ».
Après le clientélisme, la corruption, les débauches sexuelles, l’administration de Deby expose sur son site
Internet des vulgarités dignes des querelles de bistrot. Le constat est évidemment désolant pour l’image de notre
pays. Heureusement qu’il y a d’ « éternels exilés » qui ne participent pas à la décadence nationale et à la
clochardisation de l’État. Ces exilés sont nombreux et fiers de leur pays. Ils sont simplement loin de ces bêtises.
Comme beaucoup d’autres, nous sommes partis pour rêver notre pays, le sauver de vos perversions et turpitudes et le
construire. Ces exilés composent la CCT, sont dans les UFDD, dans le RFC, dans l’Actus, dans le CNR…. Ils sont
intellectuels, artistes, écrivains, vrais cadres, étudiants, diplômes, et combattent fermement vos façons de faire.
Et n’ont point le temps de brandir leurs capitaux linguistiques.
De ce qui précède, la vulgarité des collaborateurs de Deby nous montre que le Tchad ne pourra relever les multiples
défis dans ce monde complexe et plein d’égoïsmes et d’ingérence avec ces cadres qui nous montrent chaque jour
des faiblesses sur tous les plans. Autrement, un responsable en communication qui travaille ou qui a « des choses
sérieuses à faire », aurait constaté et analysé très tôt les différentes activités médiatiques des mouvements
sociaux montés aux États-unis et en Europe autour des questions du Darfour pour alerter son gouvernement et éviter
ainsi que son président et ses ministres jouent les guignols en cherchant à sauver l’honneur perdu.
Si la chute de Deby sera le rendez-vous d’une renaissance nationale, comme nous y croyons vivement, parmi les dégâts
à gérer, le plus urgent est la mentalité et la détérioration des mœurs chez ces gens d’en haut étendant ses
effets sur notre société. Si la réinstauration du Yondo peut sembler désuète au 21e siècle, on doit quand même
être ambitieux et courageux pour promouvoir des grandes valeurs dans l’éducation et la formation de nos cadres qui
seront capables d’édifier une vraie nation rassemblant et ressemblant réellement à ce Tchad qui vient de loin. Pour
notre survie, la révolution devrait être essentiellement culturelle à notre avis.
Mahamat Djibrine Haroun
27 Novembre 2007

Témoignage d'un opposant et refugie politique en
Belgique
L’opposant et réfugié Khamis Ahmat apporte son témoignage à Hissène Seïd dit (Michelin) et accuse ceux qui l’ont
trahi. Réfugié politique à Bruxelles, je me dois d’apporter mon témoignage suite à la disparition de Hissène
Seïd connu sous le nom de Michelin. A travers ses affaires personnelles, Hissène Seïd est l’un des fils du Guera
qui a gagné dignement sa vie jusqu’à son arrestation par les sbires de la 3eme République de Hissène Habré, un
des régimes le plus brutal que la nation tchadienne ait connu auquel est issu l'actuel président, aussi tyran comme
son prédécesseur. En effet, je me souviens des auteurs et complices qui ont contribué et trahi Hissène Seïd. Je
cite Assileck Halata, ancien ministre de l’éducation nationale de Habré, il a été en même temps un proche ami de
Hissène Seïd. C’était lui, qui a informé Guihini Koré, Directeur Général de la DDS, pour procéder à l’arrestation
et à la confiscation des biens de Hissène Seïd. Dix sept (17) ans après, la chute de Habré, l’histoire nous donne
raison que les traîtres sont rattrapés par leur passé. Assileck, s’est exilé du Tchad vers létranger, dieu sait
seul dans quelles conditions vit-il surtout qu’il a été connu depuis toujours comme un simple locataire. Il a loué
au quartier repos chez le beau père de Hissène Seïd. Voila pourquoi, on dit souvent qu’il ne faut pas faire du mal
à son entourage. Hissène n’est plus en vie, il a disparu parmi de nombreux Hadjaraïs, arrêtés, séquestrés puis
tués par la DDS, dirigée par les proches de Habré appuyés par d’autres traîtres Tchadiens.
Hissène a laissé derrière lui, ses enfants, ses amis, parents, ses biens et ceux qui lui sont proches. Nous qui
sommes proches à lui, devons un hommage vibrant à sa mémoire, n'oublions jamais sa générosité
à l’égard des déshérités à qui il a rendu beaucoup de services. Mais, nous sommes déterminés à poursuivre par
tous les moyens légaux les complices et co-auteurs de tous ceux qui ont exécuté nos frères et parents.
Nous allons traquer tous ceux qui ont porté atteinte à l'honneur du peuple tchadien martyr. Nous l’épargnons pas
aussi lactuel dictateur Idriss Deby à qui nous revenons très prochainement pour
l’attaquer dans nos diatribes.Il est par ailleurs responsables des assassinats des Ouaddaiens, des
Hadjaraïs, des Saras, des Kanembou et autres groupes ethniques et citoyens ordinaires du Tchad.
Khamis Ahmat
Bruxelles-Belgiques.
mail:khamissou1@yahoo.fr

L’affaire Cheikh Ibni Oumar Idriss :Deby dans le collimateur des familles des victimes
Le 17 novembre 2004, l’homme d’affaires soudanais, Cheikh Ibni Oumar Idriss est tué à N’Djamena dans des
conditions non élucidées à ce jour. A l’issue d’un procès expéditif, la justice tchadienne a attribué l’acte
à Adouma Hassan. Condamné à mort, celui-ci sera passé par les armes quelques jours plus tard. Deux autres personnes,
accusées d’être les complices du prétendu meurtrier sont exécutées en même temps que Adouma Hassane. Un
gendarme, membre du peloton d’exécution, a été lui aussi exécuté dans la foulée par un autre membre du peloton.
Quelques jours plus tard, c’est le capitaine de police Togou qui est assassiné dans sa chambre. La version officielle
fait état d’un suicide. Une cascade de meurtres digne d’une série policière.
L’affaire a été ainsi étouffée. Pourquoi l’homme d’affaires soudanais a-t-il été tué ? On ne s’en est pas
du tout préoccupé. Tout ce dont on est sûr, c’est que Acheikh Ibni Ouma Idriss après avoir investi plus de 3
milliards FCFA dans l’entreprise AFCOR, en a été magistralement écarté de la gestion. Au profit de qui ? On attend
toujours de le savoir. Adouma Hassane, un proche de Déby, a été lui aussi effacé. Les assassinats du Capitaine Togou
et du membre du peloton d’exécution demeurent également dans l’ombre la plus épaisse.
Nous apprenons aujourd’hui que les familles de Cheikh Ibni Oumar Idriss et Adouma Hassane ont décidé d’exhumer l’affaire
que Déby croyait définitivement enterrée. Si les familles des deux victimes venaient à faire passer le dossier
devant une juridiction internationale, celles des autres personnes leur emboîteront immanquablement le pas.
En effet, combien de personnes, Tchadiens ou expatriés, sont tombées sous les balles des hommes de main de Deby ?
Certains d’entre eux ont été abattus dans la rue, d’autres l’ont été à leurs domiciles sous le regard
impuissant des membres de leurs familles. Bichara Digui et Me Beydi sont, entre autres, les victimes de ces crimes dont
les auteurs et les commanditaires courent toujours. En dehors des gesticulations intermittentes des associations des
droits de l’homme, personne n’en a parlé. Des centaines de Tchadiens, pris en chasse en plein jour ou nuitamment,
ont été froidement abattus par des hommes à la solde de Deby. La mémoire de ces victimes du système honni de Deby
ne doit pas continuer à souffrir de l’oubli.
ARKU DJAMOUS; 21 Novembre 2007

Accord de Syrte :100 millions FCFA pour
disloquer la CNT
Un article publié sur Internet et intitulé « les aventures de Dr Alfall » fait état d’un fait non anodin. On y
apprend que Dr Alfall, une personnalité de la CNT, s’est rendu à N’Djaména et en est reparti avec la
grassouillette somme de 100 millions FCFA. Si Dr Alfall n’avait pas été intercepté à l’aéroport de Khartoum et
sa valise étripée, il se serait passé des choses graves. Le moins qu’on puisse dire est que les espèces sonnantes
et trébuchantes flambant neuf dont la valise de Dr Alfall était bourrée étaient destinées à des actions peu
catholiques.
Il est vrai qu’à première vue, ce geste du dictateur est une réponse à l’intention des responsables de la CNT de
faire cavalier seul dans le processus de l’application de l’accord de Syrte. Ce qui n’exclut pas qu’il s’y
cache une certaine volonté de nuire. Nous ne répéterons jamais assez que Déby a signé l’accord de Syrte malgré
lui et que toute idée de paix et de réelle démocratie le prive de sommeil. Il lui faut alors entreprendre des actions
pour tuer dans l’œuf cette dynamique de paix.
Pour atteindre ses objectifs, le dictateur pourrait lancer une vaste opération de conquêtes des consciences. Si les
irréductibles qui sont dans son collimateur mordent à l’appât, la cohésion dont font montre les forces
combattantes sera largement entamée. Un vaste mouvement de retour au bercail en ordre dispersé s’ensuivra. Ce
spectacle honteux que nous offrent les membres du Bureau de la CNT autour des miettes des royalties jetées de façon
méprisante par Déby était-il inévitable ? Nous pensons que non.
Nous retiendrons que ce qui vient de se passer à la tête de la CNT n’est qu’un des exercices auxquels nous sommes
habitués. Fallait-il se laisser aller à un piège aussi grossier ? Le mystérieux coup de téléphone reçu par
Béchir Assamani fait partie des méthodes que le dictateur adore. Depuis 17 ans qu’il est aux rênes du pays, Déby
utilise invariablement la même pratique pour opposer ses concitoyens les uns aux autres. C’est de cette manière qu’il
affaiblit et détruit toute force qui commence à prendre forme contre lui. Tous les Tchadiens savent que le dictateur
ne fait que ça pour perpétuer son règne sanguinaire.
Il n’y a pas que les adversaires réels ou potentiels de Déby qui sont victimes de ces pratiques ignobles. Quand il
veut briser une quelconque harmonie entre des communautés, il utilise les mêmes méthodes. Les personnalités qui
appartiennent à son système sont poussées à se regarder en chiens de faïence parce que deby les oppose en
permanence. Pour le cas de la CNT, le dictateur sait qu’en jetant un morceau de viande aux responsables, il allait
jeter les bases de l’effritement de cette formation politico-militaire. Un mystérieux coup de téléphone a servi de
détonateur. Et voilà des personnalités respectables qui se mettent à se ruer sur leur compagnon de lutte et sa
valise au contenu minable. Une scène comparable à une ruée d’une nuée de charognards sur un âne mort.
Est-il concevable qu’un chef d’Etat prenne le plaisir de monter des situations de ce genre dans le seul but de
ridiculiser ceux qui viennent de signer avec lui un accord de paix ? La CNT survivra-t-elle au séisme provoqué par
cette affaire ? Elle en sortira du moins fragilisée. C’est le prix que la CNT aura payé pour sa légèreté. Etait-il
opportun que la CNT se détache des autres Mouvements et envoie une mission chez le dictateur ? Au moment où les
concertations se poursuivent pour la phase de l’application de l’accord, fallait-il jeter ainsi un pavé dans la
mare ? Que diront les partenaires internationaux et bilatéraux impliqués dans cet accord ?
L’acte posé par la CNT ne peut que fragiliser l’opposition armée dans sa volonté de préserver son unité jusqu’à
la dernière minute. Le ralliement unilatéral de Dr Amine Ben Barka et Koma Manoufi sont à inscrire dans la même
valse. On constate avec satisfaction que l’UFDD Fondamentale a saisi l’opportunité pour se prononcer en faveur d’une
dynamique globale de paix. Puisse cette prise de position responsable inspirer tous ceux qui pensent que les accords de
paix sont juste des occasions de s’enrichir sur les cendres des centaines de combattants tombés sur les champs de
bataille.
ARKU DJAMOUS; 21 Novembre 2007

Accord gouvernement tchadien–CPCD:Le
temps de la désillusion
Lol Magamat Choa et ses pairs de la Coordination des Partis Politiques pour la Défense de la Constituion n’en peuvent
plus. Après plus de trois mois de piétinement et d’obstruction, le Comité de Suivi de l’accord Gouvernement –
CPDC signé le 3 août 2007 a rendu le tablier. Dans un communiqué rendu public la semaine passée, le Comité annonce
qu’il suspend ses activités et attend une définition plus claire de sa mission. Une façon assez élégante de faire
un constat d’échec.
Comme il fallait s’y attendre, à l’instar de bien d’autres plateformes que Déby a signées avec les acteurs de
la vie politique, celle du 3 août 2007 est en passe de péricliter. Une fois de plus, la tartufferie et la forfaiture
du dictateur sont mises à nu. Pour Déby, l’accord du 3 août n’était qu’une manœuvre dilatoire pour faire
croire aux partenaires internationaux et bilatéraux qu’il est favorable à la paix. A l’annonce de la venue de la
Troïka européenne dans la capitale tchadienne, il fallait bien cette pièce à conviction.
Pour émousser les ardeurs de ceux qui ont placé un grand espoir dans cet accord, on a mis en place ce Comité qui
vient de mourir de sa plus belle mort. Dès lors que personne ne croit à l’accord lui-même, le Comité devenait sans
objet. Ainsi, Déby aura gagné du temps dans sa marche vers la présidence à vie. Comme à l’accoutumée, le
dictateur monte des farces et des traquenards quand il est acculé de quelque part. Mais dès que la menace s’éloigne,
il redevient lui-même et envoie à la poubelle tout ce qui contient des traces de ses engagements.
Connaissant la nature intrinsèque de Déby et ses penchants à tromper tout le monde, la plupart des Tchadiens avaient
accueilli avec beaucoup de réserve l’accord qu’il a signé avec la CPDC. On se souvient que les membres de ce
regroupement de partis politiques s’étaient empressés dans l’euphorie de qualifier cet accord d’événement
unique dans les annales du Tchad. Pourtant les mêmes acteurs politiques ne sont pas à leur première expérience sur
ce terrain.
Que de misère le dictateur ne leur a-t-il pas fait connaître à chaque fois qu’ils ont flirté avec lui. Une
certaine sagesse dit que pour manger à la même table que le diable, il faut avoir une longue cuillère. Il faut
ajouter que pour se frotter à cet être prompt au mal, il faut avoir une peau d’acier. Pour avoir cru que le diable
peut mystérieusement se muer en ange, les membres de la CPDC en sont aujourd’hui à se mordre les doigts. Mais trop
tard, ils sont déjà dans le traquenard. Le Dictateur doit rire sous cap. Les promesses mirobolantes de Déby doivent
toujours être prises avec des pincettes
Pour quiconque sait lire les intentions, les gestes et les actes du dictateur, ce qui est arrivé à la CPDC était
prévisible. Pourquoi Déby a-t-il fait mettre en place, parallèlement à l’équipe de Lool Mahamat Choua, un comité
interministériel chargé de l’application du même accord ? C’est que Déby a bien programmé la démolition du
Comité de suivi dirigé par Lool Mahamat Choa. La mort de l’accord ne pourra que s’ensuivre. A qui le prochain tour
?
ARKU DJAMOUS; 19 Novembre 2007

Eurofor Tchad/RCA:Deby fera-t-il main basse sur la force
européenne
L’arrivée de la Force européenne au Tchad et en RCA est prévue pour la mi-décembre 2007. La mission de cette force
est connue. Mais d’ores et déjà le dictateur de N’Djaména s’agite et s’ingénie à créer les conditions de l’échec
de cette importante contribution à la paix dans les deux pays. Dans cette optique, il vient de signer un décret qui
met en place une Commission chargée du déploiement de la force européenne. La mission de cette commission est d’enfreindre
à la neutralité de Eurofor.
A première vue, le dictateur engage là un combat qu’il lui sera difficile de gagner compte tenu du rapport de force.
Mais qu’à cela ne tienne ! Faute d’obtenir gain de cause, il aura perturbé la bonne marche de Eurofor. Il est
même fort à craindre que Eurofor, majoritairement constitué d’éléments français, ne soit purement et simplement
détourné de sa mission. Alors, une fois de plus la mobilisation de la communauté internationale en faveur du Tchad
tournera au fiasco parce que Eurofor rencontrera des obstacles sur son chemin.
Des manoeuvres seront orchestrées par Déby pour transformer Eurofor en supplétifs de sa meute de chiens de garde. Ce
qui aura l’effet d’aggraver la situation politique et sécuritaire. En effet si Deby réussissait à faire jouer à
Eurofor le rôle que joue actuellement le corps expéditionnaire français, c’est tout l’avenir du Tchad qui s’en
trouvera compromis. Nous pensons que le bon sens l’emportera et que les partenaires impliqués dans Eurofor ne se
prêteront pas à ce jeu.
Il y a des raisons d’espérer que Eurofor s’en tiendra à sa stricte mission. Pour le Commandant de cette force, les
éléments placés sous son commandement, à quelque pays qu’ils appartiennent, vont s’en tenir à leur mission de
protection des populations civiles, des camps des déplacés et des réfugiés. Allusion est faite clairement au
contingent français qui est déjà sur le terrain et se trouve très engagé aux côtés du dictateur.
Quelles que soient les pressions exercées par Déby, Eurofor devra éviter ce qui est arrivé à la centaine d’organisations
humanitaires internationales qui opèrent actuellement sur le même terrain. Pour limiter leur indépendance, Deby a
créé une Commission Nationale d’appui aux Réfugiés (CNAR). La suite est connue : ces organisations ne savent à
quel saint se vouer entre leurs sièges respectifs et le CNAR. Comme elles n’ont pour seules armes que le cœur, les
vivres et autres produits de bienfaisance à opposer au dictateur, ces organisations pouvaient-elles faire autrement ?
Elles n’avaient pas d’autre choix que de se résigner sous peine d’abandonner les déshérités à leur triste
sort. Nous osons espérer qu’avec Eurofor Déby n’aura pas la même aisance dans la manipulation.
ARKU DJAMOUS; 19 Novembre 2007

Arche de Zoé:L’imbroglio persiste
Mission accomplie pour Sarkozi. Parti de N’Djaména avec à son bord 7 des 17 européens inculpés par la justice
tchadienne, l’avion présidentiel français s’est d’abord posé à Madrid. Dans la capitale espagnole,le
Président français a remis personnellement et en grande pompe médiatique les 4 hôtesses de l’air espagnoles
libérées, produits d’un raid extraordinairement mené et réussi sur la capitale tchadienne. Le Premier Ministre
espagnol a remercié Sarkozi pour « ce dénouement heureux ».
L’appareil a repris sa course et s’est posé ensuite sur l’aéroport français de Villa Cou blé. Là, les 3
journalistes français libérés dans les mêmes conditions que leurs corégionnaires espagnoles ont été remis à
leurs familles et organes respectifs. Visiblement grisé par son succès, Sarkozi rassure ses compatriotes que «les
français restés au Tchad seront jugés en France en vertu des accords judiciaires signés en 1976 entre la France et
le Tchad ».
Sarkozi venait ainsi de répondre à une pression irrésistible de son opinion : effacer l’image par trop humiliante
voire traumatisante d’un groupe de blancs tenus par des nègres, esclaves d’hier. Pour Sarkozi et l’Occident, «
il est inconcevable de laisser des blancs juger en rase campagne ». Aussi étrange que cela puisse paraître à
première vue, les choses se sont passées de cette manière. Au diable les 103 enfants enlevés qui ne sont en
définitif que de petits esclaves. De quoi blesser profondément la conscience humaine. Des négriers en pleins XXIè
siècle appuyés par un chef d’Etat…
Inévitables marchandages au sommet
Ceux qui croient que la France-Afrique est une vue de l’esprit ou en maîtrisent mal les arcanes croyaient naïvement
que cette affaire allait compromettre les relations entre la France et le Tchad et la mise en place de Eurofor. Il n’en
est absolument rien. Ceux-là doivent constater à leur grand dam que l’affaire offre plutôt sur un plateau d’or l’occasion
à Déby de rabattre ses cartes pour réaliser l’objet de son rêve : marquer des points dans sa volonté de
consolider sa dictature. Il ne pouvait pas laisser passer cette chance. Fut-il au prix du bradage de la dignité des
Tchadiens.
Le sort infligé aux 103 enfants n’émeut outre mesure le Chef de l’Etat. Les cadavres tchadiens qu’il a pris l’habitude
d’enjamber ont émoussé ses sens au point d’en faire un homme insensible aux souffrances humaines. De toute façon,
on a bien l’impression que Deby et Sarkozi ont utilisé inhumainement cette affaire pour faire de bonnes affaires sur
le dos des Tchadiens. Déby n’attendait qu’une telle occasion pour faire mordre la poussière à ceux qui l’ont
contraint à signer des accords qui n’étaient pas inscrits à son programme. Ce qui lui vaut d’être qualifié de
tristement fin stratège.
Certains observateurs voient juste quand ils affirment que « déstabilisé par les rebellions et contesté dans ses
propres rangs, Deby a besoin de l’appui de la France ». Il fallait cette affaire pour que Déby force la main à la
France et obtienne effectivement l’appui dont il a besoin.
L’indépendance de la justice tchadienne bafouée
Les méthodes utilisées par Déby et Sarkozi dénotent d’une atteinte grossière à l’indépendance de la justice
tchadienne. Plus grave, Sarkozi agit avec une condescendance affichée. Ce qui est indigne d’un chef d’Etat sensé
nous enseigner les règles élémentaires du respect de l’autre dans les rapports humains et les relations entre les
Etats.. Comme Sarkozi n’a pas rencontré la moindre résistance dans son raid contre N’Djamena et au regard du
succès qu’il a remporté, il n’est pas impossible que les autres Européens encore détenus reprennent bientôt le
chemin de leurs pays. Cette perspective est d’autant plus réalisable que Sarkozi a déclaré qu’il retournera à N’Djamena
chercher tout ce qui y reste d’européens inculpés. « Il reste du travail pour régler le reste », avait-il
annoncé.
Naturellement les chefs d’Etat français et tchadien soutiennent cyniquement le contraire le contraire de ce qu’ils
font au su et au vu de tout le monde. Décidemment ils prennent les Tchadiens pour des grands enfants, incapables d’analyser
ce qui leur arrive. Les deux Présidents qui jouent au complice, l’un de l’autre, ont beau clamer leur attachement
à l’indépendance de la justice tchadienne mais les faits attestent le contraire. La rapidité avec laquelle le
dossier a été instruit et la libération précipitée des 7 européens sont la preuve de la duperie de Déby et
Sarkozi.
Le Magistrat qui a été viré dès les premières heures de l’affaire n’est-il pas une victime du jeu dangereux
auquel jouent les deux Présidents ? Ce magistrat a été écarté parce qu’il a osé déclarer vouloir faire son
travail dans le respect de la déontologie et de l’éthique de son métier. Il s’agit là d’une entorse grave aux
règles élémentaires du droit et de la démocratie. Rien que cet acte prouve que les propos que tiennent les deux
Présidents n’ont aucune prise sur la réalité.
L’Occident soutient les auteurs du mal
Malgré les charges irréfutables qui pèsent sur les inculpés européens, l’étau semble se desserrer inexorablement
sur eux du fait de la volonté paternaliste de Sarkozi de les sauver de l’humiliation. Pour Sarkozi et l’Occident,
véritables négriers du XXIè siècle, l’homme blanc ne doit pas être traîné dans la boue par le nègre dont ils
ne gardent que l’image de l’esclave d’hier. C’est tout le sens qu’il faut donner aux nombreuses manifestations
de soutien aux criminels organisées à travers l’Europe. La vue de ces scènes obscènes, immorales et racistes est
inadmissible. Ces images nous obligent à cesser de croire que l’occident peur servir de référence aux droits
humains.
Tout concourt à démontrer que ces gens sont en avance au seul plan matériel. Nous n’avons rien à leur envier dans
les domaines de la morale et de l’humanisme. On découvre avec stupéfaction qu’entre les négriers qui ont
déporté des milliers d’africains dans les plantations d’Amérique et leur progéniture d’aujourd’hui, la
frontière est mince voire inexistante. Il reste du chemin à parcourir pour enrayer la déshumanisation des rapports
entre l’Occident et le reste du monde.
Le rezzou que Sarkozi a effectué sur N’Djaména et pas moins les propos qu’il a tenus ne peuvent être dissociés
des spectacles désolants et cauchemardesques qui n’en finissent de défiler dans nos esprits. C’est affligeant de
constater que Sarkozi a ramené sous les applaudissements des siens des individus dont l’acte ne mérite que
réprobation et sanction. Entre les cris pathétiques des familles tchadiennes qui demandent qu’on leur rendent leurs
enfants et les appels racistes en faveur des criminels, le Président de la France de la Liberté – Egalité -
Fraternité a fait son choix. Les propos faussement humanistes prononcés par Sarkozi au début de l’affaire ne
visaient qu’à berner et caresser les Tchadiens dans le sens du poil. Pour leur cracher ensuite sur la face.
Un triomphalisme qui n’honore personne
Bien plus que le coup de massue qu’il a asséné à la justice tchadienne, c’est le triomphalisme affiché par le
Président français qui surprend plus d’un observateur. En défendant l’indéfendable et en justifiant l’injustifiable,
Sarkozi a pris la lourde responsabilité de priver l’Occident de l’image respectable qu’on lui témoignait jusqu’au
moment où a surgi cette sale affaire de l’Arche de Zoé.
Sarkozi et Deby au diapason
Il ne fait pas l’ombre d’un doute que Deby et Sarkozi sont en parfait accord quant à l’issue à donner à cette
crise. Déby, au risque de s’attirer la foudre de ses compatriotes, ne cache même pas son intention d’appuyer la
démarche française. « Comme la tentative a échoué, nous allons éviter de dramatiser les choses », dit-il. Allez
comprendre quelque chose dans une telle déclaration. Et que fait Deby des enfants qui sont déjà déportés en France
et en Belgique ?
En effet, dans un communiqué de presse, le Réseau Tchadien des Associations des Droits de l’Homme révèle que des
enfants ont disparu entre les mois d’août et septembre 2007. Selon le même communiqué, « ces enfants ont été
extraits des camps des déplacés et réfugiés de l’est du Tchad. Ils ont été embarqués pour la France et la
Belgique dans des conditions douteuses ». Le RADHT « impute cette disparition des enfants à l’organisation Children
Rescue ou Arche de Zoé et exige le retour des enfants déportés ». Quel sens donner aux convulsions qui secouent en
ce moment le dictateur de N’Djaména ? Ni plus ni moins que pour amuser la galerie si ce n’est une vaine tentative d’échapper
à l’œil de Caen face à un jeu ficelé.
De Johannesburg à Abéché
De la conférence Internationale de Johannesburg qui se voulait le lieu des grandes explications sur la traite
négrière et la colonisation à Abéché où un groupe de nostalgiques de ces ères sombres de l’humanité a tenté
un rapt d’enfants tchadiens, l’occident est resté le même. Dans la ville sud-africaine, les nègres voulaient tout
au plus demander des réparations pour les préjudices subies. Comme réponse, on leur a claqué la porte au nez. Pour
avoir osé braver le maître d’hier, les africains ont été abandonnés comme des pestiférés dans la salle. Il
semble que cette conférence n’a même pas connu de conclusions à cause du départ précipité des délégations
occidentales et leurs alliés.
L’opération odieuse de la nébuleuse Arche de Noé, les pressions exercées sur la justice tchadienne et le raid de
Sarkozi sur la capitale tchadienne confirment l’image d’un Occident qui n’a pas changé d’un iota.
Mariage de courte durée ou simple diversion
Tout semblait aller comme sur des roulettes entre Déby et Sarkozi. Puis des volte-face à la vitesse de la lumière. C’est
comme si chacun voyait brusquement voler en éclats ses « châteaux en Espagne »..Connaissant la capacité de nuisance
de Deby, Sarkozi n’a pas attendu d’être surpris. Il attaque le premier pour tester l’état d’esprit de son
complice.
Alors qu’il se trouvait en Bretagne, le Président français lève un coin de voile sur ce qu’on soupçonnait
déjà. « J’irai à N’Djaména chercher ce qui reste de Français inculpés, quoi qu’ils aient fait »,
martèle-t-il. Mais Sarkozi ne s’arrête pas là. « Le rôle du chef de l’Etat français est de protéger ses
compatriotes, y compris les criminels » ajoute-t-il. La nouvelle est tombée comme une foudre sur la tête de Déby. Le
dictateur sursaute telle la belette de la Fontaine à la chute du gland sur sa tête. En réponse à cette déclaration
injurieuse, irrespectueuse et méprisante, Deby rétorque : « les lois tchadiennes seront appliquées. Les inculpés
seront jugés au Tchad et nulle part ailleurs ».
Qui sortira victorieux de cette passe d’arme ? Déby ou Sarkozi ? Nous ne nous faisons pas d’illusion. La France
paternaliste ne lésinera sur aucun moyen pour clouer au pilori les nègres. Quand bien même l’extradition est
refusée par la fameuse Convention de 1976 en son article 49. Au rythme où vont les choses, c’est le dictateur de N’Djaména
qui risque de laisser des plumes sur l’arène.
En attendant, la justice tchadienne fait vaille que vaille son travail. A la grande satisfaction de l’opinion
nationale, elle vient de rejeter la demande de mise en liberté provisoire des inculpés français. Cette position est
fortement soutenue par la jeunesse tchadienne dont la descente massive dans les rues de la capitale exprime un
ras-le-bol des pratiques néocolonialistes de la France au Tchad.
Le ras-le-bol de la jeunesse
Au moment où le Tchad est sous les projecteurs de l’actualité, la jeunesse pouvait-elle demeurer en marge ? Elle a
choisi de dire son ras-le-bol en organisant des manifestations hostiles à la France et à Sarkozi. Si l’acte criminel
de l’Arche de Zoé est la cause apparente de ce gigantesque mouvement de protestation, il faut bien voir en toile de
fond des causes plus profondes : Un etat agonisant avec une administration gangrenée par un désordre
institutionnalisé.
Les Tchadiens sont excédés par des pratiques et des méthodes de gestion anachroniques qui ne laissent aucune chance
de survie. C’est bien cette réalité qui les a poussé si nombreux dans la rue. L’affaire de l’Arche de Zoé est
la goutte d’eau qui a fait sauter le bouchon. Les facteurs suivants font du Tchad un pays assis sur une bombe à
retardement :
1. Le pillage systématique des ressources nationales ;
2. la paupérisation excessive du pays ;
3. l’exacerbation des conflits intercommunautaires et son corollaire des réfugiés et des déplacés ;
4. la signature des accords de réconciliation et des plateformes politiques qui ne sont jamais appliqués ;
A un moment où tous les indicateurs de la vie politique et économique sont au rouge, il ne fait pas de doute que
toutes les occasions sont mises à profit pour mettre en difficulté le dictateur.
Autant nous apprécions la mobilisation des tchadiens, autant nous mettons en garde contre un optimisme béat qui nous
priverait de toute vigilance. Il n’est pas impossible que de tels mouvements de protestation soient le fruit d’une
instrumentation des pions et des marionnettes de notre bourreau pour des causes perdues. Ici, nous sommes dans l’hypothèse
où Déby, se trouvant dos au mur, userait de tous les moyens pour obtenir de la France ce qu’il veut. L’avenir nous
en dira mieux…
ARKU DJAMOUS; 19 Novembre 2007

UNION RFC-MOSANAT:PLUS D’AVANTAGES QUE D’INCONVENIANTS
L’accord intervenu entre le RFC et le MOSANAT suscite des remous qui ne peuvent laisser indifférents les cadres des
deux mouvements. La présente réflexion a pour but de faire la lumière sur la démarche ayant conduit à la
réalisation de cet important rapprochement. Elle propose également des attitudes à développer surtout dans les rangs
des deux formations politico-militaires en vue de la consolidation et de l’extension de cet accord.
Lorsque des membres du MOSANAT se sont réunis ce 30 mai 2006 à Massaguet pour relancer la lutte, ils avaient à l’esprit
une seule préoccupation majeure : contribuer au renforcement de la lutte armée en vue de l’accélération de la
chute de la dictature. Les participants à cette rencontre ont mis l’accent sur l’impérieuse nécessité de faire
preuve d’abnégation et du sens du sacrifice. Les uns et les autres se sont engagés à combattre les velléités
sectaires et à confirmer le caractère national du Mouvement. La rencontre de Massaguet s’est prononcée clairement
pour la relance de la lutte dans le respect des principes qui ont mu les fondateurs du MOSANAT.
Les voix qui s’élèvent aujourd’hui çà et là pour décrier le rapprochement intervenu entre le RFC et le MOSANAT
obéissent à des objectifs qui n’ont rien à voir avec la ligne directrice du MOSANAT. Cette agitation va même à l’encontre
des décisions de la réunion historique de Massaguet. L’opinion est troublée lorsqu’elle constate que ce sont
ceux-là même qui sont censés présider aux destinées du MOSANAT qui entonnent le chant de la discorde et de la
destruction. Elle en vient rapidement à conclure que cette attitude est peu soucieuse des objectifs que se fixent tous
ceux qui veulent en découdre avec le dictateur.
Nous pensons le plus humblement du monde que la gestion d’un mouvement de lutte armée doit se faire avec plus de
doigté, de tact et de responsabilité. Notre souci de faire aboutir la lutte nous impose d’éviter d’agir de façon
impulsive, épidermique et par des déclarations à l’emporte-pièce. Dans leur plaidoyer, ceux qui s’opposent à l’accord
mettent en avant deux arguments principaux : le premier prétexte sur lequel ils s’appuient est la non consultation du
Bureau du Mouvement par le Camarade Karim Bory Issa ; le deuxième argument est que par cet accord, on risque de
rééditer les anciennes situations, caractérisées par des expériences malheureuses.
On lit clairement à travers ces réactions une volonté affirmée d’abattre le Camarade Karim. C’est ainsi qu’il
faut comprendre cet appel à son exclusion du Bureau. Nous demandons aux instigateurs de cette campagne nocive d’avoir
la tête sur les épaules et les pieds sur terre. Dans un processus de lutte comme le nôtre, les positions tranchées
ne peuvent que conduire à des désastres. Est-ce cela que nous recherchons ? Dans notre engagement contre la dictature,
nous avons atteint un niveau qui ne nous autorise pas à laisser le Mouvement fondre comme un château de carte. Or c’est
bien ce qui risque de se produire lorsqu’on fait fi de l’esprit de dépassement.
Toute agitation politique autour de l’attitude à adopter à l’égard du Camarade Karim donnera l’occasion à
certains d’ouvrir un débat qui va fragiliser le Mouvement. Il suffit de poser la question de savoir qui peut exclure
qui ? Ceux qui ont mis en place le texte organique et défini les grandes orientations du Mouvement ou bien ceux qui en
enfreignent les fondements ?
Pour rafraîchir les mémoires, un rappel des faits n’est pas inutile :
1. La rencontre historique de Massaguet qui a relancé la lutte du MOSANAT ne s’est pas faite sur des bases ethniques
et régionalistes. Ce ne fut aucunement un forum politique des membres d’une tribu , d’un clan ou d’une région
quelconque pour créer un cadre clanique de lutte contre Déby. Ceux qui parlent du MOSANAT comme d’une organisation
sectaire des « caillou » vont à l’encontre de l’esprit de Massaguet. On peut les accuser de velléités
déviationnistes;
2. le Camarade Kérim est sur le terrain depuis plus d’une année où il agit au nom du Bureau du Mouvement. C’est
à ce titre qu’il a apposé sa signature au bas du document de l’accord ;
3. Il est avéré que l’accord RFC-MOSANAT est bel et bien l’aboutissement d’un processus initié par le sommet
tant au niveau du Mosanat que du RFC. Des concertations entre les membres du Bureau du MOSANAT d’une part et des
contacts entre les directions des deux Mouvements d’autre part ont été déterminantes dans la réalisation de ce
rapprochement. C’est après ce travail préalable qu’il a été demandé au Camarade Karim Bory de mettre le cap
vers la base du RFC. Ce qui fut fait. L’accord signé n’est-il pas tout simplement l’aboutissement de cette
démarche ? Si seulement on n’en avait pas besoin, pourquoi alors envoyer Le Camarade Karim et nos hommes vers les
autres ? A quel jeu voulions-nous jouer ?
Il ressort des faits qui précèdent que le Camarade Karim Bory, dûment mandaté par le Bureau du Mouvement pour agir
en son nom sur le terrain était habilité à signer cet accord. Même si tel n’est pas le cas, n’y a-t-il pas
façon plus lucide et plus constructive de réagir ? Dans tous les cas, ce serait aller trop vite en besogne que de
poser le problème en des termes aussi violents. L’acte posé par le Camarade Karim, loin d’être considéré comme
un crime de lèse-majesté, mérite d’être positivé surtout qu’il s’inscrit dans la ligne tracée par Massaguet.
Même si on admet que le Camarade Karim a péché pour n’avoir pas requis l’avis du Bureau, il était mal indiqué d’engager
immédiatement une telle campagne contre lui.
Ceci dit, nous espérons que la petite tempête qui secoue certains esprits sera passagère et laissera place à une
analyse plus responsable de la situation. Nous devons conjurer le démon de la haine et de la division dans l’intérêt
du pays et préserver les chances de succès que nous offre cet accord. Nous y avons tout à gagner. Elevons surtout le
niveau du débat pour que chacun en sorte grandi.
Nous tenons cependant à attirer l’attention sur le fait que l’analyse que nous faisons de la situation créée par
l’accord RFC-MOSANAT ne veut pas dire que tout est rose. Loin s’en faut. Elle se veut surtout l’expression d’un
rejet de clanisation ou de régionalisation à outrance du MOSANAT. Il n’en demeure pas moins que l’esprit et la
forme du protocole d’accord posent problème.
De ce point de vue, nous sommes solidaires de ceux qui pensent que les préoccupations exprimées par des voix
autorisées du MOSANAT n’ont pas été prises en considération. Tout s’est passé comme si l’on a voulu faire
écran au projet de société de ce Mouvement. Pourtant Dieu sait l’importance des sacrifices consentis par celui-ci
pour libérer le Tchad des dictatures.
Les dispositions qui stipulent que « le MOSANAT intègre le RFC » ou que « le MOSANAAT appelle ses militants et
sympathisants à se conformer au programme politique et aux textes de base du RFC… » excluent tout apport politique
du MOSANAT à la lutte commune. Tout comme elles ne laissent pas plus de place à un rôle quelconque du MOSANAT après
la chute de la dictature. La difficulté à laquelle nous nous heurtons dans cet accord se situe à ce niveau.
Comment allons-nous convaincre nos militants et sympathisants que l’esprit et la lettre de l’accord prennent
largement en compte le programme politique et le projet de société du MOSANAT ? Comment allons-nous convaincre les
nôtres que cet accord n’est pas synonyme de la mort politique du MOSANAT ?
Pour sauver cet acte extrêmement important, il faut en revoir la formulation. Cela est fort possible et même aisé
dans la mesure où l’accord en lui-même est accepté par les deux parties. C’est un exercice qui n’est pas
impossible si les deux parties sont réellement sincères dans leur démarche. Le travail à faire se situe donc au
niveau des deux Mouvements.
Le texte amendé devra prendre également en compte la nécessité d’une réorganisation des structures politiques et
militaires du RFC. Le principe d’une répartition des rôles sur une base paritaire nous paraît tout aussi important.
Il est entendu que ce réaménagement n’affectera en rien les fondements de cet accord . Nous ne reculerons devant
rien pour faire en sorte que la lute aille de l’avant et que notre cause triomphe.
L’accord RFC-MOSANAT ne saurait être, sous quelque prétexte que ce soit, source de déchirement et de querelle de
clocher au sein du MOSANAT. C’est pourquoi, l’acte posé par le Camarade Karim, quelle que soit sa gravité, ne peut
justifier qu’on en rejette publiquement l’auteur. Ceci pour éviter une crise de confiance au sein du MOSANAT à un
moment où nous avons besoin de l’ensemble de nos militants pour engager la bataille décisive.
A propos de l’accord RFC-MOSANAT, nous devons donc nous tourner vers le RFC et laisser tranquille le Camarade Karim
qui n’a que trop enduré les épreuves de toutes sortes. Laissons notre Camarade et frère poursuivre son action sur
le terrain. Evitons surtout de porter atteinte à l’image de celui que nous-même avons envoyé vers les autres.
Arku Djamous
14 Novembre 2007

Accord secret entre le Tchad et l'association Arche de Zoé
Une source proche du gouvernement tchadien affirme que le président de l'Arche de Zoé a rencontré Idriss Déby en
septembre. Une source proche du gouvernement tchadien affirme que le président Tchadien a rencontré le président de
l'Arche de Zoé en septembre.
La semaine dernière, le président tchadien, Idriss Déby, ne trouvait pas de mots assez forts pour dénoncer les
agissements de l'Arche de Zoé, qu'il semblait découvrir en même temps que la presse. Hier, une source proche du
gouvernement tchadien nous a pourtant affirmé qu'Idriss Déby n'ignorait rien des détails de l'opération mise sur
pied depuis plusieurs semaines par l'ONG française.
Cette même source précise que le président tchadien et le président de l'Arche de Zoé, Eric Breteau, se sont
rencontrés courant septembre. Et de préciser: «Le rendez-vous a eu lieu en catimini en début de soirée dans la
résidence privée d'Idriss Déby à N'Djamena, en dehors de l'agenda officiel.»
«Si cela est vrai, ça confirme ce que nous disons depuis le début de l'affaire. A savoir que l'opération était
connue des autorités tchadiennes et françaises et que l'interdiction soudaine qui s'est abattue sur la réalisation de
cette opération est une énigme», réagit Me Gilbert Collard, l'avocat de l'Arche de Zoé.
Eric Breteau qui était effectivement au Tchad en septembre aurait passé un accord avec le président. A l'appui de
cette thèse, notre interlocuteur avance que c'est le palais présidentiel qui a délivré l'autorisation d'atterrir au
Boeing 747 affrété par l'Arche de Zoé. Abéché étant considérée comme une zone de guerre, il ne pouvait pas en
être autrement. «L'avion n'aurait pas pu décoller puis atterrir sans un plan de vol directement
approuvé par le président.»
Pourquoi l'opération a-t-elle capoté? Dans les rangs des rebelles comme dans l'entourage du président Déby, certains
évoquent un désaccord de dernière minute. Du côté de l'Arche de Zoé, on peine à préciser les contours de ce
mystérieux couac. Comme si le sujet était tabou. Ou plutôt, comme si les révéler pouvait nuire aux membres de
l'association aujourd'hui détenus au Tchad.
Plusieurs personnes évoquent le rôle joué depuis Paris par Abacar Manany, conseiller spécial d'Idriss Déby.
Décoré de la Légion d'honneur par
Jacques Chirac en 2005, ce diplomate aurait tout mis en oeuvre pour que Paris et N'Djamena stoppent l'opération et la
réprouvent, de part et d'autre, avec la même vigueur.
Il reste que le rendez-vous jusque-là tenu secret entre Idriss Déby et le président de l'Arche de Zoé soulève de
nouvelles questions. Idriss Déby
dit que son gouvernement a été trompé et que l'association a menti sur ses intentions. Qu'avait-il été convenu en
septembre?
Un secret pour personne
L'Arche de Zoé n'a jamais caché que son intention était de rapatrier un maximum d'enfants. Ce n'était un secret pour
personne, ni en France ni au Tchad. Aujourd'hui, dix-neuf personnes (neuf Français, sept Espagnols, deux Tchadiens et
un Belge) sont poursuivies pour «enlèvement de mineurs». Aucune n'a pu encore s'exprimer librement sur le fond de
l'affaire.
Du côté de la mission diplomatique du Tchad à Genève, on refusait hier «d'infirmer» ou de «confirmer» qu'il y
avait bien eu une rencontre en septembre entre Idriss Déby et Eric Breteau. «Il y a parfois des opposants qui essayent
de récupérer cette affaire pour dire n'importe quoi», se bornait-on à commenter. Si c'est le cas, les opposants se
trouvent aussi dans les rangs de l'actuel gouvernement.
02 Octobre 2007
Source: Tribune de Genève

103 enfants tchadiens de 1 à 10 ans échappent de peu à un sort
cruel.
La responsabilité des autorités tchadiennes est largement engagée
Depuis quelques jours, l’affaire de l’enlèvement des 103 enfants tchadiens fait la UNE des médias. Pour l’heure,
tout ce que l’on en sait, c’est qu’il s’agit bel et bien d’un enlèvement de mineurs. L’opération est
organisée autour de l’Association « l’Arche de Zoé ». N’eût été la vigilance de certains membres des
services de sécurité certainement non trempés dans cette sale affaire, ces enfants auraient déjà entamé leur
enfer. Arrachés violemment à leurs parents au mépris total du droit international, ces enfants étaient sur le point
de connaître un sort aux contours et profondeurs insondables.
L’action criminelle perpétrée contre ces enfants sans défense et ne comprenant rien à ce qui leur arrive a
provoqué une onde de choc qui n’en finit pas de secouer l’opinion. Des déclarations fusent çà et là pour
condamner l’acte et en appeler à l’identification de tous ceux qui d’une manière ou d’une autre sont
impliqués dans ce trafic d’enfants. Ce qui n’est que normal tant l’acte est ignoble et répréhensible.
Si la responsabilité de l’Association l’Arche de Zoé est quasi établie, tous les regards semblent désormais
tournés vers les autorités françaises et tchadiennes qui se cantonnent encore dans des déclarations tantôt
embarrassées, tantôt accusatrices. Les Tchadiens, eux, aimeraient connaître le degré d’implication de ceux qui les
gouvernent et qui sont censés protéger leurs enfants.
Connaissant l’affairisme qui gangrène la société tchadienne ainsi que le degré de cupidité et de corruptibilité
des tenants du pouvoir, ils pointent déjà des doigts accusateurs. Ils sont d’autant plus réconfortés dans leur
analyse des faits que les plus hautes autorités du pays ne font pas preuve de la moindre retenue dans leurs propos. Les
affirmations hâtives faites à chaud devant les membres de l’association l’Arche de Zoé laissent transparaître
une volonté manifeste de précipiter le cours des événements. La méthode ressemble étrangement à celle utilisée
pour évacuer le dossier du meurtre de l’homme d’affaire soudanais. Non, l’affaire est si grave qu’elle ne
mérite pas d’être évacuée avec légèreté !
Les observateurs de la scène politique tchadienne s’interrogent sur les vrais mobiles des paroles très dures
prononcées par le Président Tchadien à l’endroit des membres de l’association l’Arche de Zoé, quand bien même
ceux-ci sont pris la main dans le sac. Idris Deby ne verserait-il pas tout simplement des larmes de crocodiles ? Tout le
monde sait qu’il est passé maître dans cet art. L’inculpation du sous-préfet et d’un chef de quartier de la
Localité de Tiné est certainement le point de départ d’une chaîne de responsabilités qui ne manquera pas d’éclabousser
les plus hautes autorités de l’Etat. Les prochains jours nous en diront certainement plus.
En attendant, tout le monde est d’accord pour condamner de la façon la plus ferme cette opération de la honte. On
croyait pourtant cette période par trop sombre où l’on vendait les êtres humains comme des marchandises à jamais
révolue ! Au regard de l’arsenal juridique international mis en place pour protéger la dignité humaine,
principalement l’enfant, des pratiques inhumaines de ce genre pouvaient-elles encore avoir droit de cité ?
Assurément non.
Sans vouloir jeter l’anathème sur l’ensemble de l’occident, il est tout de même permis de constater l’amorce d’un
déclin de cette partie de l’humanité du point de vue de la morale et de l’éthique. Partant de cette affaire, on
est tenté d’affirmer que les beaux discours humanistes dont on nous abreuve quotidiennement ne sont que duperie et
ruse.
La conscience collective et individuelle est davantage blessée par les plaidoyers favorables à ceux qui font pourtant
la honte de l’humanité toute entière. Malgré les preuves déjà établies du caractère obscure de l’opération,
certains milieux continuent de soutenir le contraire. Pour ces défenseurs des causes perdues, il s’agit d’une
opération de sauvetage visant à soustraire un millier d’enfants de la guerre et de la misère.
Le paradoxe dans cette affirmation qui ne convainc personne est qu’on adopte un comportement tout à fait contraire à
l’égard des africains, hommes, femmes et enfants qui se trouvent déjà dans les pays occidentaux. On n’offre à
ces « déshérités » ni nourriture, ni logement, ni travail, moins encore l’éducation et les soins médicaux dont
ils ont besoin Bien au contraire ! Ils sont traqués, maltraités et souvent expulsés de la façon la plus brutale.
Pourtant ces africains ont fui leurs pays à cause de la misère et des guerres qui s’y développent.
C’est dire que les arguments avancés par l’association l’Arche de zoé et ses défenseurs ne résistent pas à la
logique et au bon sens. Au-delà des gesticulations suscitées par l’enlèvement des 103 enfants tchadiens, tous ceux
qui sont épris de paix, de dignité humaine et qui revendiquent un nouvel ordre international doivent pousser la
réflexion un peu plus loin. Il convient de reconnaître que pour éviter à l’humanité des situations de ce genre,
les pays nantis doivent œuvrer à enrayer l’extrême pauvreté et les dictatures.
Pour le cas du Tchad, la dictature instaurée par Déby et le pillage des ressources nationales par les tenants du
pouvoir est à l’origine de la misère et de l’interminable guerre qu’exploitent aujourd’hui quelques esprits
cyniques. Redonner au Tchadien sa dignité suppose donc qu’il faille le libérer avant tout de la dictature rampante
de Déby. La France qui a une part de responsabilité dans la situation que connaît le Tchad doit tirer la leçon de
son appui à un régime politique peu soucieux du bien-être de ses populations.
Du reste, l’affaire de l’enlèvement des 103 enfants tchadiens a le mérite de mettre face à face Déby et ses
protecteurs. C’est plus que jamais le moment pour chacun de répondre de ses actes. Idriss Déby pour avoir acculé
son peuple dans la misère et l’insécurité au point de le livrer en pâture à qui veut en faire ce qu’il veut. La
France pour être restée sourde et muette aux souffrances du peuple tchadien et couvert le dictateur de sa protection
à tous points de vue : militaire, politique et diplomatique.
La meilleure façon de sauver la face de la France dans cette affaire est de saisir l’occasion pour abandonner Déby.
Les Français, à quelque sensibilité politique qu’ils appartiennent, doivent être plutôt à l’écoute du peuple
tchadien. A la lumière de cet événement malheureux, il est aisé de comprendre que le désordre instauré au Tchad ne
peut être propice qu’aux pêcheurs en eau trouble. Les relations entre le Tchad et la France ne peuvent qu’en
prendre un coup.
ARKU DJAMOUS; 31 Octobre 2007

L’heure a sonné !
Mobilisez-vous et rejoignez les rangs des forces combattantes pour la chute de la dictature !
Les réalités de la dérive dictatoriale de Deby sont criantes. La situation sociale, politique et économique est de
plus en plus intenable. Les Tchadiens, toutes couches confondues, sont confinés dans une misère indescriptible. Pour
mettre son pouvoir à l’abri de toute menace, le dictateur de N’Djaména renforce chaque jour sa poudrière. Les
ressources financières utilisées à cette fin sont très importantes.
Regardez l’arsenal mis en branle quand Deby doit effectuer un déplacement ! Regardez les flots d’armes que le
dictateur mobilise pour faire face aux mouvements politico militaires ! Cela se fait au mépris d’un peuple contraint
à la résignation, affaibli par la faim, incapable de satisfaire ses besoins les plus élémentaires. Toutes les
ressources du pays sont utilisées pour protéger le dictateur et le maintenir au pouvoir.
Ainsi, le développement du pays est mis en veilleuse parce que la priorité s’est déplacée ailleurs : la sécurité
du dictateur avant tout. Mais le peuple n’est pas dupe. Il sait que la sécurité de l’Etat ne peut se confondre
avec celle d’un homme de la trame de Déby, assoiffé de pouvoir et insensible à la misère et à la souffrance des
populations. Ce qui le préoccupe, c’est acheter des armes et corrompre ses hommes de paille, ses hommes à tout
faire. Comme pour narguer davantage leurs compatriotes, ces hommes liges affichent de façon ostentatoire des richesses
insolentes acquises illicitement.
Le dictateur sait qu’il est irrémédiablement et irréversiblement honni et coupé de son peuple. C’est cela qui
explique les dispositifs de sécurité à la limite ridicules dont il s’entoure lors de ses déplacements. Il joue en
ce moment son va-tout dans un activisme militariste désespéré. Mais il sait tout autant que les flots d’armes qu’il
déverse dans le pays n’entameront en rien la détermination des Tchadiens patriotes de se débarrasser de lui.
Il faut dire que les tensions sociales, les troubles et le désordre qui se développent à l’est du pays et à nos
frontières sont également une orchestration du dictateur de N’Djaména. Les rebellions du Darfour et leurs
corollaires des déplacés et des réfugiés soudanais, les tensions intercommunautaires et les déplacés du Tchad sont
le fait exclusif de Déby.
Par la seule volonté cynique de Déby, le Tchad s’est installé dans une situation d’instabilité et de
déstabilisation jamais connue. C’est pour abréger les souffrances des populations et couper court au dessein
destructeur du dictateur que nos forces ont décidé d’accélérer sa chute.
A cet effet, nous lançons un appel pressant aux compatriotes qui se trouvent dans l’armée d’oppression de la
quitter. Cette armée à laquelle le Dictateur a fait jouer les rôles les plus abjects va fondre bientôt comme beurre
au soleil. Et son chef rendra bientôt compte des crimes collectifs et individuels qu’il a commis en 17 ans de règne
sanguinaire et sans partage. Le images poignantes des massacres (N’Djaména, Bitkine, Somo, Gala, Gninguolim, Melfi,etc.)
et des assassinats ignobles (Moldom Bada Abba, Kaffine Chadallah, Abbas Kotty, Bichara Digui, Guetti, Brahim Niass, Bani
Lagui Mour, Abakar Gaoui, Khamis Dokon, etc.) suffisent pour justifier votre présence dans les rangs des fores
combattantes en cet instant crucial de notre lutte..
Nous vaincrons. Arku Djamous; 30 Octobre 2007

L’accord conclu entre le Gouvernement du Tchad et les mouvements
politico-militaires : un pas en avant, deux pas en arrière
Le gouvernement et les mouvements politico-militaires opérant dans l’est du Tchad ont signé le 25
octobre 2007 un accord à Syrte, en Libye. En l’absence d’une connaissance profonde de son contenu, cet accord
appelle les observations suivantes :
1.Du respect de la constitution
Cette clause de l’accord n’est ni plus ni moins qu’un subterfuge destiné à imposer le statut quo. L’objectif
ici est de bloquer tout changement réel, verrouiller tout processus de remise en question du système dictatorial en
place. De toute évidence, on cherche, à travers cette insinuation, à tourner en dérision la lutte menée par les
mouvements politico-militaires. Comment croire en effet à la sincérité de ceux là même qui, hier, ont honteusement
tripatouillé la Constitution pour se maintenir au pouvoir et qui, aujourd’hui, en proclament le caractère sacré
alors que les fondamentaux de la paix sont en jeu ?
Toute possibilité de retouche de la constitution leur étant refusée, les mouvements politico militaires signataires
de l’accord n’ont plus qu’à « regagner le bercail ». Pour bénéficier tout au plus des miettes des royalties
aux détriments de l’intérêt général. Le moins qu’on puisse dire est que cette clause annihile toute
possibilité de réconciliation et d’instauration de la démocratie.
2.Du stationnement et du désarmement
Le texte de l’accord retient l’option de faire stationner à l’extérieur du pays et de désarmer uniquement les
forces des mouvements politico militaires. Aucune mesure d’accompagnement n’est envisagée. Ces dispositions ne
procèdent-elles pas de la même volonté suspecte de neutraliser les forces de l’opposition politico-militaire au
profit de Déby ? En définitive, cet accord prend l’allure d’une reddition pure et simple des forces combattantes.
Le peuple Tchadien comprendra-t-il que les choses se terminent de cette façon après tant de sacrifices consentis pour
le changement ?
3.Des manipulations de dernière minute
En fait le piège tendu à l’opposition lors de cette opération pour le moins occulte laisse perplexe plus d’un
observateur et à plus forte raison les mouvements politico militaires. On nous a fait avaler la plus grosse couleuvre
imaginable. Cet arrangement post-accord ne suffit-il pas pour remettre en cause le processus ?
4.La réorganisation de l’armée non mentionnée
L’absence d’une clause relative à cette question on ne peut plus fondamentale suscite d’autres points d’interrogation.
Tout comme la non-précision du délai et des conditions d’intégration des forces en présence constitue une autre
zone d’ombre porteuse d’incertitudes.
Il va de soi que laisser intact l’appareil de répression et de terreur de Deby et désarmer les forces de l’opposition
politico-militaire ne favorisent pas la paix. En agissant de la sorte, on œuvre plutôt consciemment ou inconsciemment
au raffermissement de la dictature en défaveur du peuple tchadien martyrisé. Ainsi, Deby, telle la sangsue, pourra
continuer à sucer jusqu’aux os le pays.
5.L’avenir de l’accord de Syrte
L’application de cet accord n’apportera aucune solution aux problèmes aigus du Tchad. La misère, la corruption
érigée en système de gestion, le malaise social et les tensions intercommunautaires souvent attisées par Deby ne
vont guère s’estomper. Ils vont même prendre des proportions plus dangereuses. C’est donc un échec sur toute la
ligne pour l’opposition politico-militaire et une victoire éclatante pour le dictateur et fossoyeur de la nation !
Au regard des incohérences et des desseins anti-changement qui caractérisent l’accord de Syrte, on ne peut que
présager des difficultés qui se dresseront sur le chemin de son application. Les interprétations forcément
divergentes des parties en présence pourront même déboucher sur une reprise des hostilités.
Il n’est donc pas exclu que nous nous retrouvions à la case départ et que la logique de guerre reprenne le dessus.
Dans l’hypothèse qu’on en arrive là, quelles pourraient être les nouvelles stratégies à élaborer pour
précipiter les événements ?
ARKU DJAMOUS

Tenons le cap, et surtout la tête haute!
Il faut qu'on se le dise: Bien, une connerie a eu lieu chez nous. Des "humanitaires" s'en sont pris à nos
enfants. Tout a été dit et on attend donc la suite judiciaire de toute cette affaire. En tant que Tchadiens, nous
sommes en droit de nous dire aussi ceci:
- Pourvu que la justice suive normalement son cours sans entraves ou pressions diplomatiques...
- Pourvu que ces "humanitaires", leurs commanditaires et complices soient sévèrement punis, selon les textes
en vigueur dans notre république, tout en conformité avec les lois internationales en la matière...
- Pourvu que les sentences soient bien appliquées, et que tout ce beau monde se retrouve à la Maison d'arrêts de
N'Djamena pour y subir sa peine...
- Pourvu que les Tchadiens dans leur majorité, la société civile, les organes sociaux nationaux, bref toutes
personnes, puissent constater que ces aventuriers purgent bien leurs peines....
- Pourvu surtout que nous, Tchadiens, ne fléchissions pas car il en va de notre honneur.....
Tout cela pour dire que nous nous connaissons tous au pays. Il suffit de bien peu pour qu'une commission paritaire
France-Tchad d'un très haut niveau (...) ou un quelconque accord secret (et ce qui est secret ne concerne que quelques
Tchadiens...) rendent une certaine liberté à ces messieurs et dames de l'Arche de Zoé... au nom d'une real politique
visant à apaiser nos tuteurs Français.
Parce que, ne nous y méprisons pas, malgré les propos tenus ci et là par les autorités Françaises (dont le
Président Sarkozy en tête), dans quelques mois quand cette affaire quittera le devant de la scène médiatique et
émotionnelle, le dossier prendra très probablement une autre tournure du genre:
- nos prisons ne sont pas très sûres pour que des Occidentaux y subissent des peines parmi nos voyous...
- un arrangement sera trouvé entre nos pays pour que ces Français subissent leurs peines en France... et comme obtenir
un visa pour aller en France est plus difficile que vouloir embarquer sans papiers des petites Africains vers la
France....
- Et en France, rien ne nous garantira que ces peines sont appliquées.... Malheur au Tchadien qui s'en mêlera!
J'espère pour lui qu'il aura au préalable obtenu un visa en bonne et due forme, un titre de séjour si nécessaire, et
surtout assez de culot!
Tout le monde peut ne pas être d'accord avec le Président Déby Itno, mais tous les Tchadiens reconnaitront et
apprécieront sa fermeté face à cette situation. La punition devra être sévère et exemplaire.
Les pays d'Asie du Sud-Est sont stricts en matière de trafique de drogue. Beaucoup d'Occidentaux croupissent dans leurs
geôles pour de centaines d'années. Et il y a très peu, pour ne pas dire pas d'arrangements à ce sujet. Faisons qu'en
Afrique en général, et qu'au Tchad en particulier, nous fassions appliquer des peines aux "mauvais"
Occidentaux sans trop de complexes. L'exemple des infirmiers Bulgare aurait été un bon exemple, si Cécilia Sarkozy ne
s'y était pas mêlée.... et comme elle n'est plus aux affaires...
Moussa Adoum
Hillé-Korto,
Tchad

Les fils du Guéra doivent unifier rapidement leurs forces pour
affronter le régime de Deby et préserver leur survie
Réfugié politique, j’observe depuis quelques années que le problème de l’unité de forces au Guéra s’avère
nécessaire pour la survie des ressortissants de cette région mais aussi pour la continuité de la lutte armée contre
le régime en place.
Dans ce contexte de conflit armé où plusieurs mouvements d’opposition sont rangés suivant un ordre
tribalo-régional, il m’est permis de lancer une alerte à l’endroit de tous les fils du Guéra pour qu’ils
essaient de se retrouver ensemble au sein d’un seul mouvement afin qu’ils pèsent de tout leur poids sur le plan
politique et militaire au Tchad.
Je rappelle aux acteurs politiques de la région de se souvenir des massacres organisés sous les montagnes dans le
canton Moukoulou à Bitkine, suivi de Melfi, les arrestations sans distinction de Mongo.
Tout ces faits montrent que la région subi une tragédie grave qu’il faut dénoncer et condamner avec la dernière
énergie.
Aujourd’hui, à l’est pays, se trouvent de nombreux militaires appartenant à la région du Guéra et qui ont
combattu aux côtés du Fuc de Mahamat Nour. Ils doivent venir renforcer leurs frères qui viennent et grossir les rangs
du mouvement.
Je lance en même temps un appel aux différents leaders en exil qui dirigent les mouvements d’opposition de se
concerter et voir la possibilité de fusionner ou de mettre en place un plan de coordination militaire pour éviter de
combattre en ordre dispersé et servir les intérêts des autres chefs rebelles qui les jetteront une fois au pouvoir
comme ce fût dans le temps avec Habré et Deby.
Il faut épargner à nos populations un troisième drame comme celui de 1986/87 et 1991.
Cette situation apocalyptique serait endiguée que lorsque les fils et filles du Guéra sont unis et combattent côte à
côte sans esprit de haine, de mépris entre eux.
Par ailleurs,je salue le dynamisme de ceux qui se battent aujourd’hui sur le plan médiatique, politique et militaire
qui méritent le soutien sans réserve des autres qui sont au Tchad et servent le régime d’Idriss Deby qui pourtant a
causé tort aux populations du Guéra.
Par Khamis Ahmat
Bruxelles-Belgique

L'Arche de Zoé' ou le bateau de l'esclavage moderne des jeunes
tchadiens
Etre jeter en vie, au milieu des hommes et femmes sans âmes et en furie comme des requins affamés de chair et de sang
; constitue la dernière torture en date, infligée aux enfants tchadiens , qui osent fuir l’enfer transformé de leur
pays natal , en quête de la terre promise , lieu ou les hommes blancs apportent des soins qui manquent au Tchad.
La tragédie du Darfour et du Tchad au cours de laquelle plus de 103 enfants ont failli traversé la frontière du
continent africain , sous l’emprise de l’aventure morbide et courageuse de la nature humaine est une épisode
sinistre qui illustre à la fois deux réalités cyniques, les unes plus sordides que les autres, somme toute en
étroite corrélation. D’une part, la résistance a l’aspect participatif de notre système politique, et de l’autre,
la source même de ce phénomène inhumain, la politique de la pauvreté.
La destruction progressive des capacités de production du peuple tchadien suit un long cheminement, aux noms des
tyrannies sclérosées de géopolitique et de géoéconomique. L’histoire dira peut-être un jour combien de contrat
secret nos gouvernants ont-ils signé avec les dirigeants étrangers ou locaux en guise de contre partie à l’exploitation
servile de la main d’œuvre tchadienne ou des enfants exploités et sexuellement abusé ? De la dérive du pétrole,
aux tactiques des marchés publics , en passant par les constructions ; la machine stratégique fait ses preuves dans sa
mission tacite de faire du Tchad et du peuple tchadien ce qu’ils sont aujourd’hui, une nation sous le choc
psychologique constant, c’est-à-dire sur le qui-vive, à la merci des caprices et des intempéries et du voyage
lointain rappelant celui de leurs parents quittant ligottés pour le Congo-Océan.
Au delà du sensationnalisme effroyable des caméras de l’ONU, rien de substantiel n’est avancé sur ce spectacle
honteux. Le comment, le pourquoi d’une telle épouvante, les causes racines d’une telle horreur semblent déranger
plus d’un.
Quel est donc le sens de notre pauvreté ? A-t-elle une personnalité ? Quels sont les rapports entre une tragédie
catastrophique et une structure sociale calibrée ? Ne serait-il pas enfin temps que les faits soient connus, que les
philosophies de la mise a l’écart, du complexe soient mises à nues afin de transiter d’une culture fatale,
résignée, à une orientation consciente partagée.
Pour tenter de comprendre l’étendue immense des dégâts causés à ces enfants et au pays par les 17 ans du régime
des Itno , il faut une simple analyse comparative pour comprendre. En effet, jusque vers la fin des années 90, le Tchad
ne souffrait pas de carence d’énergie et alimentaire aigues. Cependant, le déclin a connu une escalade phénoménale
en moins d’une décade sur fond de renouveau d’une dictature déjà vieille de 17 ans. Le début de cette caricature
révolutionnaire, entraîna avec elle, la dépendance totale des ventres du pays par les intérêts exogènes et l’abandon
systématique de la jeunesse en tant que force principale de production nationale. Cette position du régime tyrannique
s’explique en partie par les absences notoires de légitimité nationale, de consensus sectoriel et surtout par un
besoin urgent de consolider son pouvoir face aux menaces des dinosaures.
L’absence d’infrastructure industrielle liant les régions du Tchad fait du monde rural, grenier principal de la
nation, une cible facile aux manoeuvres de subtilisation. Cet état de fait n’offre donc aucune résistance à la
désintégration sociale, la dilapidation de l’économie et l’aliénation des paysans par les forces de la capitale,
avides de bonne grâce et de pitié de l’étranger.
Il faut nous faire une raison en introduisant les nouveaux logiciels de la conscience politique et du progrès social.
Nous devons tous comprendre que le temps est venu pour que cesse la perception avilissante et répugnante que certaines
couches de notre société soient indifférentes ou opposées à la participation de la population. C’est notre devoir
à tous d’exiger le control rationnel des ressources publiques. Mais il est également de notre responsabilité
sociale et humaine d’œuvrer et d’insister pour que les services adéquats soient offerts à toute la population. Qu’elle
soit accompagnée et écoutée. Au lieu de faire peur, nous devons tous rassurer. A ce compte, la population attend de l’Etat
et de ses nouveaux partenaires sociaux un revirement de conscience, la fin des complexes et des discriminations. Elle s’attend
à devenir un partenaire à part entière pour produire et aider la nation à réussir. C’est là l’idée d’un
Etat légitime, engagé sur la route de la modernité et de progrès.Le combat de la dignité et de l’honneur passe
inévitablement par la fin des spectacles abominables de nos compatriotes exhibés en haillons sur les caméras
étrangers comme des extra-terrestres.
Les voyages clandestins sont un reflet de nous-mêmes, de notre société. Ce sont les vestiges d’un temps d’esclavage
interne et externe. Ils mettent en évidence la dénaturation de notre vertu et expose la pauvreté de notre univers et
de notre esprit.
Que revient-il à notre civilisation, si nos paysans sont trop pauvres pour planter en Mai, brûlés en Mars , affamés
en Juillet et crucifiés en Août ?
La punition du peuple tchadien et du pays a trop duré. Le Tchad mérite des changements.
Félix Ngoussou
info@tchadforum.com

La situation politique et socioéconomique du Tchad est plus que jamais
critique
C’est maintenant depuis plusieurs décennies que le Peuple Tchadien vit une dictature sanglante sans précèdent. Le
combat de cette forme d’oppression nécessite aujourd'hui la mobilisation de tous. Idriss Deby, le dictateur actuel du
Tchad, a accédé au pouvoir en 1990 par un coup de force suite au soutien actif du réseau France-Afrique dont le
gourou était alors Mitterrand. En cherchant à tourner la page de la guerre froide, Mitterrand n'a pu trouver d’autre
autre issue que celle de soutenir au pouvoir des tyrans. C'est ainsi que la course pour le pouvoir qui avait été
entreprise par Deby a pu se réaliser. Dès son accession à la tête de cet Etat, il n'a cessé de faire subir à
l'ensemble de ses concitoyens l'oppression, interdiction du droit à l'expression par l’instauration successive de l’état
d’urgence , élimination des opposants à son pouvoir, bref une véritable dictature.
Face à ce régime d’oppression, de terreur dénué de légitimité démocratique et n’offrant aucune crédibilité,
des citoyens tchadiens ont désespérément choisi le chemin de la résistance armée, dans ce cas légitime, pour se
libérer du joug de la tyrannie. Toutes ces raisons ont obligé certains citoyens tchadiens, privés de moyens de
contestations et de révoltes, à prendre les armes pour essayer d'amorcer un changement.
Pour parler de la situation actuelle à l’est du pays, plusieurs groupes de résistants composés principalement par
des militaires de l’armée tchadienne combattent pour qu’enfin ce régime totalitaire tombe. Sur la scène
insurrectionnelle, l’on compte trois principaux groupes armés à savoir l’UFDD, le RFC et la CNT. Contrairement à
l’assertion fantaisiste du gouvernement tchadien, ces mouvements politico-militaires sont fondés par et pour les
tchadiens. Ces derniers ne sont ni des mercenaires agissant au compte du pouvoir de Khartoum ni même de la France. Ce
sont des mouvements de patriotes réunissant l'ensemble des forces de l'opposition tchadienne de l'extérieur. Sur
l'échiquier politique tchadien, par opposition à ce qui se dit, ici et là, ils regroupent toutes les entités
ethniques du Tchad et constituent le seul espoir.
Redire aujourd'hui que l'Etat français soutient et entretient le régime actuel n'est un secret pour personne. A
l'heure où nous rédigeons cette petite contribution, avec le soutien technique et stratégique du dispositif militaire
français stationné au Tchad, des centaines de vies humaines sont en train de périr sous les balles des milices du
régime clanique au pouvoir. Or, ce dispositif militaire français avait été envoyé au Tchad dans le but exclusif
d'apporter un soutien logistique à l'armée tchadienne au moment de la guerre l'opposant alors à la Libye du tyran
Kadhafi. Depuis, un accord de coopération militaire avait été entériné par les deux Etats permettant à l'armée
tchadienne de bénéficier d'une assistance technique. Paradoxalement cette mission n'a pas permis au Tchad de se doter
d'une armée nationale mais a permis aux différents régimes tchadiens de constituer une milice agissant exclusivement
au compte du clan au pouvoir. S’opposant à une prise du pouvoir des résistants par les armes, la France continue à
apporter sans conditions son soutien à la confiscation du pouvoir par des tyrans. On peut aisément affirmer que la
Force française au Tchad est devenue un véritable levier de la dictature. La France a donc été depuis la
"décolonisation" le parrain inconditionnel des dictateurs dans ce continent africain. Elle constitue dans une
certaine mesure un obstacle à toute forme de résistance citoyenne pour la liberté, la construction de la démocratie
ainsi qu'à la révolte contre l'oppression et la dictature.
Ainsi le combat qui est en train d'être mené actuellement est bel et bien celui de la JUSTICE de la LIBERTE et de la
DIGNITE. Ces Hommes qui agissent malgré les multiples contraintes ne cherchent qu’à délivrer leurs sociétés de
l'obscurantisme dans lequel elles sont plongées.
Aujourd'hui, du fait de la mondialisation économique des conflits de telle nature sous-tendent des intérêts
capitalistes. Pour preuve, il suffit de constater le traitement médiatique consacré à certains faits. Avant même de
consacrer une petite rubrique à ces réalités, certains médias se préoccupent préalablement des intérêts
économiques et politiques. C'est pourquoi, nous pensons qu’au-delà de ce que nous proposent ces médias, il faut que
nous élargissions nos sources d'informations et nos points de vue. La sensibilisation et l'information sont sans
conteste des préalables à la mobilisation.
Comment peut-on être solidaire?
Petite leçons de mobilisation : nous préconisons : tous les matins ingurgitez quatre cachets de somnifères, fermez
délicatement vos portes et vos fenêtres, n'adressez la parole à personne surtout si elle vous semble étrangère,
nourrissez-vous régulièrement de TF1 et du Figaro, osez clamer haut et fort (c'est stimulant pour la voix) que tout
ceci est bien lointain et ne concerne que des pseudo-guerres tribales des peuplades sauvages et encore incivilisées!!!...
Revenons aux choses sérieuses. Comme cela a été le cas à propos de la guerre en Irak, en Afghanistan... exprimons
collectivement et ostentatoirement notre solidarité, notre détermination à lutter résolument contre toute manœuvre
visant à nous priver de nos libertés et de notre dignité!!! Etant donné l'implication de l'Etat français, il semble
qu'une des façons de se mobiliser et de soutenir la population en quête de démocratie et de liberté, est de
réclamer le retrait des troupes françaises alliées au dictateur Deby. Comme on s'est mobilisé contre la guerre en
Afghanistan et en Irak, essayons d'organiser un collectif anti-dictature. Si par cet appel nous ne pourrions acquérir
une mobilisation dynamique, pour rester ici et ailleurs solidaire, nous vous demanderons pour le besoin de notre cause
commune de relayer ce message citoyen décriant la dictature et ses alliés qui ne sont autre que les puissances
prédatrices qui après nous avoir privé de nos droits nous condamnent à la terreur. Pour la dignité de tous, osons
exiger une autre politique de la France en Afrique.
29 Octobre 2007
Mallouma Alhay

Les responsables de l'opération controversée et avortée visant à
emmener en France 103 enfants depuis le Tchad "répondront de leurs actes"
Paris a amorcé une série de contacts diplomatiques avec le Tchad, où 9 Français et 7 Espagnols arrêtés jeudi
à Abéché (est), alors que l'association Arche de Zoé tentait d'emmener en France 103 enfants de la région,
attendaient une éventuelle inculpation.
Les responsables de l'opération controversée et avortée visant à emmener en France 103 enfants depuis le Tchad
"répondront de leurs actes" dans ce pays, a déclaré dimanche à Abéché (est) l'ambassadeur de France à
N'Djamena, Bruno Foucher.
"C'est une opération complètement illégale", a affirmé le diplomate lors d'une visite dans la principale
ville de l'est du Tchad, au sujet du projet "Children Rescue" monté par l'association française Arche de
Zoé pour "évacuer" ces enfants. "Les membres de Children Rescue qui ont participé à l'ensemble de
cette manipulation illégale répondront de leurs actes au Tchad", a-t-il ajouté.
Le ministère français des Affaires étrangères a mis en place une "cellule de crise" sous la houlette de la
secrétaire d'Etat Rama Yade, chargée de "suivre les conséquences humanitaires de l'opération montée par
l'association" française, et notamment "la situation sanitaire et l'état psychologique des 103 enfants qui
devaient être transportés en France en toute illégalité".
Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a eu "un entretien téléphonique" avec le président
tchadien Idriss Deby Itno, "auquel il a exprimé sa solidarité avec les enfants", a annoncé le Quai d'Orsay.
Le ministre "a attiré l'attention du président Deby sur la situation des personnes détenues et a exprimé, par
ailleurs, sa disponibilité et celle de Mme Rama Yade à se rendre au Tchad".
Neuf Français -- des membres de l'Arche de Zoé et trois journalistes -- ainsi que l'équipage espagnol de l'avion
affrété par l'association pour emmener les enfants en France, étaient toujours dimanche au commissariat central
d'Abéché, la principale ville de l'est du Tchad.
Leur garde a vue a été prolongée samedi soir de 48 heures. Le Parquet d'Abéché devrait donc décider, au plus tard
lundi, d'une éventuelle inculpation formelle.
Dimanche, le pilote belge qui a acheminé des enfants depuis la frontière tchado-soudanaise vers Abéché, dans l'est
du Tchad, a été interpellé à N'Djamena, a déclaré à l'AFP un haut responsable tchadien.
Au total, dix sept Européens sont donc en garde à vue.
Les autorités tchadiennes ont accusé verbalement les responsables de l' opération avortée d'"enlèvement"
et "trafic" d'enfants. Le président Deby, qui a promis de les sanctionner "sévèrement", s'est
même demandé s'ils avaient l'intention de "vendre" les enfants ou de "les tuer et enlever leurs
organes".
Le sort qui sera réservé aux personnes arrêtées n'a pas été évoqué publiquement par Paris, qui se borne à
rappeler que le consul de France au Tchad "s'est rendu à Abéché" pour apporter "la protection
consulaire" aux ressortissants français.
L'ambassadeur de France à N'Djamena Bruno Foucher est arrivé dimanche à Abéché. En compagnie d'une délégation de
diplomates, dont un émissaire espagnol, et de hauts responsables tchadiens, il s'est rendu à l'orphelinat où ont
été accueillis les 81 garçons et 22 fillettes âgés d'un à dix ans.
En revanche, le programme du déplacement ne prévoyait pas de visite aux gardés à vue.
Dès le début de l'affaire, jeudi, la plupart des organisations humanitaires internationales présentes dans l'est du
Tchad pour assister quelque 236.000 réfugiés du Darfour et 173.000 déplacés tchadiens se sont désolidarisées avec
l'opération très controversée de l'Arche de Zoé.
La France a aussi pris ses distances avec ce projet, qualifié d'"illégal" et "irresponsable",
assurant avoir tout fait pour "interdire" cette opération.
Les dirigeants de l'association affirment le contraire.
Ils expliquent en outre avoir monté l'opération pour "sauver de la mort" des "orphelins" affectés
par la guerre civile au Darfour (ouest du Soudan) où le conflit a fait, selon l'ONU, 200.000 morts et 2,1 millions de
déplacés.
Les autorités soudanaises ont d'ailleurs annoncé dimanche la constitution d'une commission d'enquête officielle sur
cette affaire.
L'Unicef a assuré pour sa part que les enfants étaient en "excellente santé", que la plupart étaient
originaires du Tchad et que rien ne prouvait qu'ils étaient orphelins.
Les enfants devaient être "accueillis" par des familles en France, moyennant finances selon une source
diplomatique. 28 OCtobre 2007- Source:AFP

Vices
cachés pour un accord de paix! La rébellion a-t-elle été piégée par Khadafi et Deby pour signer sur des documents
tronqués?
L'accord de paix inter-tchadien à l'initiative de la Libye a été paraphé bon gré malgré par les rebelles
Tchadiens qui décèlent au finish des vices cachés sur des documents tronqués après avoir apposé leurs signatures.
Cette confusion observée corrobore en effet bien une large part d'inquiétudes de plusieurs membres de l'opposition
tchadienne en exil qui ne cessent de clamer haut et fort le jeu sournois du colonel Kadhafi,allié incontesté de Deby.
Quelques membres de la délégation des rebelles ont déjà exprimé leurs désolations par rapport à cet accord de
paix. Pour les uns:"C'est un manque de sérieux", pour les autres:"Nous avons évité de faire de
scandale".
Nul n'est donc surpris par ce qui adviendrait de la signature de cet accord,au regard des précipitations du pouvoir et
de médiateur Libyen dont le souci est d'obtenir à tout prix un semblant de paix peu importe l'application et le
respect des engagements des parties signataires. Ce que nous appelons depuis toujours pousser les gens vers des actes
suicidaires!
Cet acte de tricherie inhérente à la médiation libyenne rappelle par le passé la signature par M.Baldom Bada Abbas
des textes en arabe alors que lui était francophone.
Que va-t-il advenir dans quelques jours entre le pouvoir d'Idriss Deby et les chefs rebelles une fois tournés le dos à
Tripoli et à Kadhafi?
Par Makaila Nguebla
Alwihda info

Neuf
Français soupçonnés de "trafic d'enfants" ont été arrêtés
La police tchadienne a arrêté jeudi dans l'est du Tchad neuf Français, accusés d'avoir "enlevé" une
centaine d'enfants originaires de ce pays et du Darfour, région soudanaise frontalière en proie à une guerre civile,
pour les faire "accueillir" en France moyennant finances.
Les 103 enfants, "enlevés" à la frontière tchado soudanaise et "sur le point d'être acheminés à
Paris", sous prétexte d'évacuation sanitaire, ont été récupérés jeudi matin par la police d'Abéché avant
leur embarquement, a rapporté la radio publique tchadienne.
Le secrétaire d'Etat tchadien à l'Intérieur Abderamane Djasnabaille a affirmé jeudi soir à l'AFP que les neuf
Français étaient soupçonnés de "trafic d'enfants" et qu'ils avaient été placés en garde à vue à
Abéché, la principale ville de l'est du Tchad. Ils ont été "remis" au procureur d'Abéché "pour
faire toute la lumière sur cette affaire", a déclaré à l'AFP son collègue de l'Intérieur Ahmat Mahamat Bachir.
La secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l'Homme, Rama Yade, a estimé que l'enlèvement d'une
centaine d'enfants originaires du Darfour par l'association L'Arche de Zoé était "illégal et
irresponsable", dans un entretien à Aujourd'hui en France/Le Parisien de vendredi.
"Les enlever comme cela est - de mon point de vue - illégal et irresponsable", a déclaré Rama Yade,
précisant que "dès le 22 juillet, toutes les ONG travaillant au Darfour que j'avais réunies ont été unanimes
pour condamner cette opération".
Selon la secrétaire d'Etat française, "on ne sait rien des conditions de regroupement de ces enfants. On ne
connait rien de leurs origines, de leur nationalité et de la réalité de leur situation familiale et
communautaire".
Rappelant qu'elle avait saisi la justice jeudi matin pour "déterminer toutes les responsabilités de cette
opération", Rama Yade a indiqué que "les responsables de cette association devront rendre des comptes".
Auparavant, le ministère français des Affaires étrangères avait dénoncé "avec fermeté" l'opération.
"Nous dénonçons avec fermeté les conditions dans lesquelles cette opération semble avoir été
organisée", a déclaré le ministère dans un communiqué.
"Une enquête pénale est actuellement en cours au Tribunal de grande instance de Paris pour faire la lumière sur
ce dossier", avait ajouté le Quai d'Orsay.
La police tchadienne a empêché l'avion de quitter Abéché et les enfants ont été confiés à un centre social de la
ville, sous la protection des autorités locales.
L'apparteil avion était attendu à l'aéroport de Reims-Vatry, à quelque 160 km à l'est de Paris, où une
cinquantaine de familles d'accueil étaient rassemblées jeudi en fin d'après-midi.
Parmi les Français arrêtés figurent huit membres de Arche de Zoé, Ong française à l'origine de l'opération
baptisée "Children Rescue". Cette petite association avait annoncé en juin une opération controversée
d'évacuation de 1.000 enfants du Darfour, "pour les sauver d'une mort certaine" et les faire accueillir par
des familles françaises.
Le président de l'Ong, Eric Breteau, qui fait partie des personnes arrêtées, a affirmé que les 103 enfants devaient
faire l'objet d'une "évacuation sanitaire en direction de Paris", a rapporté la radio tchadienne.
Mais, selon la radio, "ces enfants ne sont pas du tout malades, ils (les responsables de l'Ong) ont bandé leur
tête et pieds pour donner l'impression que ces enfants sont malades".
La neuvième personne arrêtée est un journaliste de l'agence Capa, Marc Garmirian, a annoncé son agence dans un
communiqué.
Des membres du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) sont allés voir les enfants dans

le centre social. "Les enfants ont eu peur, sont très choqués, mais ont l'air en bonne santé", a
affirmé une porte-parole du HCR au Tchad, Annette Rehrl, soulignant qu'ils avaient besoin "d'eau, de lait, de
nourriture".
Selon elle, ces enfants sont âgés de un à neuf ans, mais la majorité ont entre quatre et cinq ans. "Demain,
avec l'Unicef, nous allons vérifier d'où ils viennent et comment ils sont arrivés là", a-t-elle expliqué.
Les enfants venaient "très probablement" en majorité du Darfour, et "sans doute aussi du Tchad",
où sont installés de nombreux camps de réfugiés originaires de cette région soudanaise, a précisé une source
diplomatique à Paris.
Selon cette même source, quelque 300 familles, principalement françaises, ont versé entre 2.800 et 6.000 euros pour
recevoir un enfant.
La radio française Europe 1, qui a révélé l'information, a affirmé que les enfants auraient été enlevés au
Soudan puis transportés au Tchad dans le cadre d'un "trafic" d'adoption.
"Il ne s'agit pas d'un trafic d'enfants. Le but de cette opération était de sauver des enfants de la mort",
a déclaré à l'AFP Delphine Philibert, une mère de famille qui s'était portée volontaire pour accueillir un enfant
en France.
Selon l'ONU, quelque 236.000 réfugiés du Darfour se trouvent au Tchad, tandis que 173.000 Tchadiens ont été
déplacés par les violences dans l'est de leur pays.
La guerre au Darfour et ses conséquences ont fait, depuis février 2003, 200.000 morts, et ont déplacé plus de deux
millions de personnes, selon des estimations généralement admises mais contestées par Khartoum.
27 Octobre 2007
Source: AFP

La
marche vers la délivrance du peuple fait son chemin au sein de la rébellion tchadienne.
Les démonstrations de force de ce jour laissent penser que la fin d’une époque se dessine sur la scène politique
tchadienne. Sans conteste nous allons vers un changement d’ère tant attendu. Voilà nous vivons un passage de
spéculation politique plus agitée que d’habitude. Fort de ce constat qu’il découle une fois de plus les cirques
des accords de Tripoli qui ont fait un choque d’incompréhension dans la famille de la résistance vis-à-vis de l’attitude
des chefs rebelles. Ces accords signés à Tripoli que nous avions dénoncés s’avèrent aujourd’hui caducs.
Aujourd’hui plus de ¾ de résistants manifestent unanimement et au grand jour leurs déterminations pour un
changement radical et d’en finir totalement avec le régime car ce qui se passe actuellement entre le trio Deby –Nour-
Kadhafi illustre bien une fois de plus la preuve de non respect des accords et paroles de ces hommes qui ont mis notre
pays a feu et a sang.
On assiste aujourd’hui à des multiples rencontres qui parlent du même Tchad sans pour autant aborder le fond des
crises qui paralyse ce beau pays. Ces accords sont loin d’être de véritables garantis en terme de démocratisations
des institutions de notre république et ne permettent pas la tenue des élections véritablement transparentes. Et
toutes ces conditions que les tchadiens attendent impatiemment et pour lesquelles ils étaient contraints de prendre les
armes ne sont pas des illusions. Ceci dit, que le Soudan, la Libye et son Cen Sad, qui eux même ont du mal à se
familiariser avec les valeurs démocratique ne peuvent être garants d’une certaine valeur moderne du changement ou
accords répondants aux revendications de la résistance nationale. Quelques soient nos divergences au sein de notre
famille résistante on n’est pas à l’image du système du régime de Deby. On ne l’est pas et continuez à le
prouver chers camarades résistants.
D’après les informations qui nous sont parvenues, certains mouvements poids lourds de la résistance pensent
sérieusement que cette déclaration de Tripoli est un bluff. Leurs désirs de changement ne sont en aucun cas entamés
et la résistance est plus que jamais déterminée à en découdre avec le régime dictatorial de Deby affirme la
source. Nous vous encourageons dans ce sens.
Certainement ces multiples pourparlers déclenchés en même temps à la méthode Debyenne s’échoueront sans surprise
et atteindront la conscience des uns et des autres et surtout ceux qui ont trahi leurs camarades martyrs. Ces traîtres
qui rallient lâchement ce régime sans aucune garantie ni condition ne sont que des nuages des politicards sur le ciel
tchadien pour embrouiller d’avantage la clairvoyance des observateurs et les résistants au régime de Deby. Vous qui
avez opté pour la réédition, quel sens donnerez-vous à votre éprouvant séjour parmi vos frères de la résistance
? Au moment où le peuple tchadien attend de vous la délivrance vous avez choisi vainement de se désolidariser de vos
compagnons de la résistance en déposant les armes mais l’histoire vous jugera. Pour le reste de la résistance, les
petites frasques propres à l’être humain seront désormais dépassées au nom de l’intérêt de la république. Ne
nous trompons pas de cible qui n’est autre que le démantèlement effectif du pouvoir agonisant de Deby.
Chers concitoyens tchadiens la vigilance doit être de mise .Quoi qu’il arrive les leaders de l’opposition ne
doivent guère être tentés par ces illusoires accords de paix. Autrement nous démontrons leurs limites et stratégies
dénuées de toute logique. Notre combat continu tant que Deby refuse de se souscrire effectivement aux principes
démocratiques et qu’il ne met fin à la corruption, au clientélisme, à l’humiliation et à la frustration
généralisée érigée comme système de « bonne gouvernance ». Peuple tchadien la désolation est grande et le
changement démocratique dépend de votre coopération citoyenne.
Face à cette crise politique sans commune mesure que traverse notre pays, nous invitons toutes les forces de la
résistance à l’unité de leurs actions politiques et militaires sous le symbole de l’intérêt suprême de la
nation.
Que la flamme de l’espoir de la révolution pour le changement au Tchad ne s’éteindra jamais jusqu’ à la
délivrance totale.
24 Octobre 2007
Djibrine Abakar Khirachi

L'accord
de paix de Tripoli est "caduc", selon un chef rebelle
L'un des principaux groupes rebelles de l'est du Tchad a déclaré mardi à l'AFP que l'accord de paix conclu le 3
octobre avec les autorités de N'Djamena était "caduc", sans toutefois exclure la reprise de négociations
dans les prochains jours en Libye.
"L'accord que nous avons paraphé est caduc", a affirmé le chef du Rassemblement des forces pour le
changement (RFC) Timan Erdimi, joint depuis Libreville.
"Dans les prochains jours nous (les chefs rebelles) allons à Tripoli pour voir si on peut renouer le dialogue et
aboutir à un accord définitif, mais nous ne croyons pas un seul instant à une paix durable avec (le président
tchadien Idriss) Deby", a-t-il ajouté.
Les autorités tchadiennes ont paraphé le 3 octobre à Tripoli un accord de paix présenté comme
"définitif" avec les quatre principales rébellions de l'est du Tchad, mais ces dernières en avaient
largement minimisé la portée.
Les modalités d'application de ce texte devaient faire l'objet de nouvelles négociations, avant la signature d'un
accord définitif initialement annoncée pour le 20 octobre mais reportée.
"La commission mixte qui devait définir les modalités d'intégration de nos hommes dans l'armée n'a pas été
mise en place, donc l'accord est caduc, tout est à refaire", a insisté Timan Erdimi.
Selon lui, les délégations rebelles sont retournées mardi à Tripoli, sans leurs chefs. "Tous ces va-et-vient
diplomatiques ne sont qu'une comédie que le Soudan et la Libye (médiateurs des pourparlers) veulent nous faire jouer
pour des raisons qui leur sont propres", a-t-il estimé.
Le Premier ministre tchadien Nourredine Delwa Kassiré Coumakoye a affirmé le 20 octobre que la cérémonie de
signature de l'accord de Tripoli avait été reportée "pour des raisons de calendrier".
Le chef du RFC a pour sa part annoncé mardi que la trêve décrétée jusqu'à la signature officielle de l'accord
n'était "plus en vigueur".
"On va reprendre la lutte armée contre Deby dans les prochains jours", a-t-il prévenu.
Les mouvements armés qui ont paraphé l'accord de Tripoli n'ont pas mené d'offensive d'envergure depuis de nombreux
mois.
Mais la situation s'est tendue ces dernières semaines dans l'est du Tchad, où l'Union européenne (UE) doit commencer
en novembre à déployer une force militaire. Des violences intercommunautaires ont fait au moins vingt morts à la
mi-octobre et des combats ont opposé la semaine dernière d'anciens rebelles qui attendent d'être intégrés dans
l'armée aux forces gouvernementales.
Face à ces tensions, le gouvernement a instauré le 16 octobre l'état d'urgence pour douze jours dans le nord et l'est
du pays.
23 Octobre 2007. Source: AFP

Violences
au Tchad : le ministre de la Défense accuse l'entourage de Deby
Le ministre tchadien de la Défense, l'ex-chef rebelle Mahamat Nour Abdelkerim, a accusé lundi "l'entourage"
du président Idriss Deby Itno d'être à l'origine des violences intercommunautaires meurtrières dans le département
du Dar Tama, dans l'est du Tchad.
"Moi, ministre de la Défense, et le président de la République, nous n'avons aucun problème", a assuré le
chef des ex-rebelles du Front uni pour le changement (Fuc) à l'issue d'un entretien avec Idriss Deby à Biltine, dans
l'extrême est du Tchad.
"Nous avons des problèmes énormes avec l'entourage du chef de l'Etat, c'est ce qui a provoqué le retrait de
nos éléments (de Guéréda, préfecture du Dar Tama). Personne ne peut accepter que ses parents soient massacrés
devant ses yeux", a affirmé Mahamat Nour à la radio nationale.
Des ex-rebelles du Fuc, "mécontents" vis-à-vis des forces gouvernementales, ont quitté la semaine dernière
Guéréda où ils se trouvaient en l'attente de leur intégration dans l'armée, pour se diriger vers la frontière
soudanaise.
Le Dar Tama a été le théâtre ces derniers jours de violences intercommunautaires entre membres des ethnies tama,
majoritaire au sein du Fuc, et zaghawa, dont est issu le président Deby et de nombreuses personnalités de son
entourage. Ces affrontements ont fait au moins une vingtaine de morts.
"Le problème du Dar Tama est un problème réel (...), les gens meurent par centaines. Tout ce qu'ils avaient
comme bétail a été pillé", a ajouté Mahamat Nour, lui-même d'ethnie tama, au sujet des violences subies selon
lui par sa communauté.
"Il faut que ça s'arrête", a insisté le ministre de la Défense.
Le chef du Fuc, à l'origine de la plus importante offensive rebelle des dernières années, qui a échoué en avril
2006 aux portes de N'Djamena, a signé en décembre de la même année un accord de paix. Cet accord prévoit
l'intégration de ses hommes au sein de l'Armée nationale tchadienne (ANT).
"Je suis plus que sincère sur l'accord que j'ai signé", a-t-il déclaré lundi, au lendemain de son retour
au Tchad après un long séjour à l'étranger. "Mais les soldats (du Fuc), quand ils (...) évoquent la vie de
leurs parents, il faut aussi les prendre en considération", a-t-il estimé.
"C'est une situation qu'on compte régler le plus vite possible", a-t-il toutefois poursuivi après s'être
entretenu avec le chef de l'Etat au sujet des événements autour de Guéréda.
Mahamat Nour a ensuite regagné la capitale tchadienne.
Les violences intercommunautaires sont fréquentes dans l'est du Tchad, et ont souvent été instrumentalisées ces
dernières années par les belligérants, rebelles, milices et armée, qui s'y opposent.16
OCtobre 2007 Source: AFP

L'état d'urgence décrété
dans le nord et l'est
Le gouvernement tchadien a instauré mardi l'état d'urgence pour douze jours dans trois régions du nord et de l'est du
Tchad en raison des violences intercommunautaires de ces derniers jours, a-t-on appris de sources gouvernementales.
"Le gouvernement a décrété l'état d'urgence pour douze jours au cours d'un conseil des ministres
extraordinaire", a déclaré un haut responsable tchadien qui a requis l'anonymat
Les trois régions concernées recouvrent l'ensemble du nord et de l'extrême est du Tchad.
Il s'agit du BET (Borkou, Ennedi, Tibesti) dans le nord, du Ouaddaï où se trouve Abéché, principale ville de l'est
du pays, et du Wadi Fira, où est situé le département du Dar Tama, théâtre ces derniers jours de violences
meurtrières entre communautés tama et zaghawa.
"Cette mesure va permettre de limiter les mouvements des populations et surtout va autoriser les forces de
sécurité à fouiller et désarmer toute la population de ces régions", a précisé le responsable.
Il n'a pas fourni davantage de précisions, mais un communiqué officiel devait être publié dans la journée de mardi.
Au Tchad, l'état d'urgence peut être prorogé par un vote de l'Assemblée nationale, dont la majorité des élus sont
acquis au président Idriss Deby Itno.
Des violences intercommunautaires ont fait au moins une vingtaine de morts la semaine dernière dans le Dar Tama, près
de la ville de Guéréda. Le ministre de la Défense, l'ex-chef rebelle du Front uni pour le changement (Fuc) Mahamat
Nour Abdelkerim, a accusé lundi "l'entourage" du chef de l'Etat d'être à l'origine de ces affrontements.
Le Fuc est composé en majorité de Tama, tandis que de nombreuses personnalités de l'entourage présidentiel sont
membres de la communauté zaghawa, dont est issu Idriss Deby.
D'ex-rebelles du Fuc "mécontents" ont en outre quitté la semaine dernière la ville de Guéréda, où ils
attendaient d'être intégrés dans l'armée conformément à l'accord de paix signé en décembre 2006, pour se diriger
vers la frontière soudanaise.
Le ministre Mahamat Nour a assuré lundi qu'il n'avait "aucun problème" avec le président Deby, et qu'ils
allaient "régler" rapidement cette "situation".
Le Tchad avait déjà décrété le 13 novembre 2006 l'état d'urgence sur l'essentiel de son territoire, officiellement
pour tenter d'enrayer les violences intercommunautaires dans l'est du pays frontalier du Soudan. Cette mesure
d'exception avait ensuite été prorogée pour six mois par l'Assemblée nationale
avant d'être levée le 25 mai 2007. 16 Octobre 2007 Source AFP

Khamis Ahmat rend
Hommage aux martyrs du 13 octobre 1991
13 octobre 1991-13 octobre 2007,jour après jour 16 ans où un complot de coup d'état a été fomenté par le
Président Idriss Deby pour écarter les combattants originaires du Guera qui l'ont pourtant porté au pouvoir le 1er
décembre en 1990.
A cette occasion de cette date mémorable,j'aimerai rappeler dans nos esprits, les arrestations massives, la
disparition,la purge et la chasse à l'homme contre les éléments fidèles à Maldom Bada Abbas,vice-président du MPS
mais aussi des cadres civiles dont le simple tort est d'appartenir à la région du Guera.
Je puis me souvenir de ce jour du 13 octobre dans la matinée où les éléments de la présidence en armes ont
procédé à l'arrestation de Maldom à son domicile ensuite lancer des actes de représailles contre les gardes du
corps du colonel Kafine, Garboubou et autres officiers Hadjaraï. Malgrés, qu'ils soient pris au dépourvu, plusieurs
combattants se sont défendus à N'djaména et d'autres ont réussi à s'en fuir vers Melfi, Bitkine et rejoindre
l'extérieur du pays.
Au quartier Klemat,les combattants de la garde présidentielle ont poursuivi certains militaires réfugiés à
l'intérieur même d'une mosquée pour les abattre au vu et au su des fidèles musulmans. La mosquée,lieu de culte,
considéré sacré, a été violé et décrédibilisé.
Depuis lors, cette affaire reste gravée dans mes esprits,c'est pourquoi, je rends un vibrant hommage à toutes les
victimes et aux martyrs du Guera tombés sous les balles de l'ingratitude, trahis par le régime du Président
sanguinaire Idriss Deby.
C'est l'occasion aussi pour moi, de dénoncer le ralliement du Président de l'Alliance des Démocrates Résistants(ADR),
M.Younous Ibedou, qui n'avait pas la honte de regagner un régime qui l'a humilié. Je salue la prise de décision
courageuse du frère Gaya Plé Seid,pour l'avoir exclu du mouvement et donner la chance aux hommes dignes.
Je souhaiterai bien que tout les fils et filles du Guera rendent hommage à ces martyrs du 13 octobre 1991 et apporter
leur soutien sans réserve pour que justice soit rendue pour tous et se mobiliser pour protéger les intérêts de la
région.
Je vous invite à consacrer une journée de prière à toutes ces victimes que leurs âmes reposent en paix.
Par Khamis Ahmat
Réfugié Politique
Tchadien,
Bruxelle-Belgique

Plaidoyer pour
un regroupement des Mouvements du centre du Tchad
Le ralliement de Younous Ibedou Awad, ancien président de l'Alliance des Démocrates Resisntants (ADR) au régime de
N'Djamena a choque plus d'un, non pas seulement parmis les Hadjarais mais un grand nombre de Tchadiens. Quant on sait qu’Idriss
Deby l'a fait interner pendant 9 mois arbitrairement dans ses prisons pour une supposée malversation au Ministère de
l'Education Nationale. Deby l'a pousse a l'exile pendant dix ans, d'abord au Bénin ensuite aux Etats Unis. En signant
cet accord, qui est plutôt une abdication, Younous Ibedou Awad s'est grillé politiquement sur tous les plans. D'abord
il n’a pas obtenu des éventuelles et sérieuses garanties pour l’amélioration des faits et actes qui l’avaient
contraints à s’exiler, il a été exclu de l'ADR et personne ne le laissera diriger la C.S.D.T (Convention des
sociaux démocrates tchadiens) qu'il avait tantôt fondée et hissée sur la scène politique tchadienne.
Notre déception est grande, mais c'est l'occasion de faire unir tous les groupes du centre du pays en luttes qui se
trouvent dispersés dans le maquis Soudanais.
On sait que Younous Ibedou Awad s’était catégoriquement opposé à ce que son Mouvement L’ADR et le MOSANAT
fusionnent. Il avait préfère s’allier à Abakar Oumar, personnage sans base et sans nom sur l’échiquier politique
Tchadien.
Pour ce faire, il est nécessaire et impératif, maintenant ou jamais, que le MOSANAT de Haroun Zorino, l'ADR (qui sera
probablement diriger par Néné Ehémir Torna) le Mouvement du Colonel Tatcho Ahmat et le RAFUTD du Dr Moustapha Gatona
se réunissent autour d'une même table et forment une seule force.
Les Hadjarais n’affecteront la donne que s'ils se regroupent au sein d'un seul Mouvement. Aujourd'hui, les Tchadiens
accepteront bien volontiers un pouvoir dont les fondamentaux seraient du centre pays. Les tchadiens sont inquiets et
terrifier de voir l’émergence d’une nouvelle autocratie avec à sa tête les mêmes qui hier encore état au
râtelier et à l’origine de tous leurs malheurs et cela depuis l’indépendance.
Si aujourd'hui Deby est encore au pouvoir c'est que les Tchadiens estiment que ces deux groupes ne sont pas mieux que
Deby lui-même.
Il appartient maintenant aux cadres des mouvements que j’ai cité plus haut de se poser en alternative pour le salut
du Tchad.
Je lance un vibrant appel à tous les cadres du Centre, Sud, Est, Ouest et Nord qui vivent encore des miettes que Deby
et son clan leur laissent, faute de s’engager pour le changement de cesser de faire obstacles a l'effort de ceux qui
ont encore leur dignité et qui veulent amener un changement au Tchad.
Il est grand temps que nous nous débarrassons de Deby. Khamis Harno; 14
Octobre 2007

Idriss
Deby face à un nouveau défi, le MOSANAT réapparaît sur l’échiquier politique et militaire
A l’instar du Tchad situé au cœur de l’Afrique, la région du Guera se trouve quand elle située au cœur du
Tchad. A majorité peuplé d’une mosaïque ethnique et d’une diversité religieuse, les populations du Guera vivent
entre elles généralement en harmonie, sans discrimination aucune.
Au moment où le normalien et ancien ministre M. Younous Ibedou Awad, président de l’Alliance des Démocrates
Résistants (ADR) en exil depuis 1997, a décidé de rallier le régime d’Idriss Deby, un mouvement d’opposition
politico-militaire dénommé Mouvement pour le Salut National du Tchad (MOSANAT) prend le relai, réapparaît sur l’échiquier
politique et militaire pour continuer la lutte armée en vue d’un changement politique au Tchad.
Par un communiqué de presse publié sur le site Tchadactuel, M.Haroun Zorrino, ancien fonctionnaire du Comité
International de la Croix Rouge Genève (CICR), et actuel Coordinateur Général du MOSANAT fait reparler de lui en
démentant les allégations mensongères des autorités gouvernementales qui avaient annoncé avoir anéanti les
combattants du Général Karim Issa Bori, qui se trouvaient dans les grottes du Guera.
Extrait du communiqué de presse du MOSANAT : « Le Bureau Politique du Mouvement de Salut National du Tchad (MOSANAT)
informe l’opinion nationale et internationale que, contrairement aux allégations répandues ces derniers jours selon
lesquelles le Général Karim Bory Issa et ses éléments auraient été attaqués et détruits par les forces
gouvernementales, les troupes du MOSANAT, qui ont pris le temps nécessaire pour une organisation solide et performante,
ont rejoint les autres forces de changement dans l’Est du pays.
Rappelons que depuis les événements du 13 octobre 1991, les éléments du MOSANAT étaient bel et bien opérationnels
dans la région du Guera.
Après les affrontements violents de Melfi entre les troupes gouvernementales et les insurgés, dirigés par le Colonel
Kafine Chahadala, les Commandants Garboubou Nangtchermé et Brahim Daoud, quelques redoutables combattants du mouvement
s’étaient retranchés dans les montagnes où ils ont continué la résistance armée contre l’armée d’Idriss
Deby.
Seize (16) ans de résistance contre le régime de Ndjaména dans une zone enclavée, les combattants du MOSANAT ont
réussi courageusement à braver l’adversité et défoncer le blocus de l’armée tchadienne pour rejoindre l’est
du pays et appuyer les autres forces en lutte pour le changement politique.
Ils sont aperçus dans les rangs de l’un des principaux mouvements armés en l’occurrence le Rassemblement des
Forces du Changement (RFC) de M.Timane Erdimi avec lequel, la direction politique du MOSANAT est actuellement en
négociation pour une fusion.
Avec l’entrée en lice et la présence sur le terrain militaire des combattants du MOSANAT, il faut d’ores et déjà
s’attendre à ce que les prochaines offensives militaires deviennent rudes pour l’armée gouvernementale.
A défaut d’un dialogue politique inclusif et d’une résolution pacifique de la crise tchadienne, nous disons
simplement bonne chance à toutes les forces de la libération nationale contre ce pouvoir absolutiste de Ndjaména.
10 Octobre 2007 Source Makaila N'Guebla- Alwihdainfo

Le
gouvernement tchadien et trois partis politiques de l’opposition signent un accord de paix à Cotonou
Le gouvernement tchadien et trois partis de l’opposition en exil, notamment l’Alliance des démocrates résistants (ADR),
le Rassemblement démocratique tchadien (RDT) et l’Union du peuple tchadien pour la reconstruction nationale (UPTRN),
ont signé lundi après-midi à Cotonou, un accord de paix, a constaté APA.
« Cet accord de Cotonou prévoit la proclamation d’une amnistie générale des crimes et délits commis par des
membres des partis signataires, la participation à la gestion de la chose publique, l’intégration à la fonction
publique des jeunes diplômés, la mise en œuvre effective des résolutions des Etats généraux de l’Armée et la
possibilité de créer les structures politiques à leur convenance pour les membres du groupe des partis politique en
exil et les différents autres groupes réunis à Cotonou », a déclaré Haroun Kabadj.
Cet accord a été signé entre le représentant du gouvernement tchadien, le ministre de l’Agriculture, Haroun Kabadj,
et les trois chefs des partis d’opposition, notamment le président de l’ADR, Younous Ibedou Awad, le président du
RDT, Djembete le Soromian, et le président de l’UPTRN, Abakar Oumar Mahamat, sous l’égide du ministre béninois de
la Défense, Issifou Kogui.
Pour le représentant du président béninois, le ministre d’Etat du Bénin, chargé de la Défense, Issifou Kogui ,
ce consensus auquel les dirigeants tchadiens et les partis de l’opposition sont parvenus sont dus à des négociations
franches et directes.
« En acceptant de fumer le calumet de la paix au Bénin, j’émet l’espoir que tous les acteurs des négociations de
paix de Cotonou respecteront l’esprit et la lutte du consensus auxquels les deux partis sont convenus pour le plus
grand bien du peuple frère du Tchad », a-t-il déclaré.
Le 4 octobre dernier, le gouvernement tchadien avait signé à Tripoli, en Libye, un accord avec les quatre principaux
groupes rebelles opérant à l’Est du Tchad qui prévoit la participation des rebelles à la gestion des affaires de l’Etat
et le cantonnement de leurs combattants sur des sites définis de commun accord
09 Octobre 2007 Source: AfricaTime

Avec
l’accord gouvernement/rebelles, le syndicalisme tribal sacrifie l’intérêt national au Tchad
Décidemment, au Tchad, les guerres ou les « petites guerres » ne finiront pas tant que les « petits intérêts »
sont là. Le contexte de l’accord ou du prétendu accord entre les belligérants contient tous les éléments montrant
que notre pays est un pays difficile où tout est structuré pour satisfaire les grands intérêts stratégiques de la
Libye, du Soudan et surtout de la France en échange des petits intérêts accordés à tour de rôle aux seigneurs de
guerre et autres aristocraties clientélistes. Les intérêts extérieurs au peuple tchadien se maintiennent ainsi avec
cet équilibre honteux. Cet accord contient tous les ingrédients classiques des précédents cadres signés entre les
belligérants.
Comme à chaque fois que le système est en difficulté, il s’agit de rééquilibrer les choses pour mettre en
place une autre aristocratie. Et comme toujours, l’absence d’un mouvement véritablement national crée un marché
tribal où les choses se spéculent entre les seigneurs de guerre et autres espions et membres des scrupules
maçonniques. La France et nos deux voisins émergents ont bien compris le paradoxe tchadien et jouent chacun pour
préserver ses intérêts.
Le nouveau contexte régional et international marqué par la crise du Darfour, créée par Deby et exploitée par les
pays occidentaux, est à prendre en compte pour comprendre l’accord qui se profile entre les rebelles et le
gouvernement tchadien. Le système de Deby mis en place depuis 1990 a toujours été combattu par les tchadiens. Et c’est
lorsque ce régime a eu des démêlés avec le Soudan que ce pays a commencé à soutenir et armer les opposants
tchadiens. Tout semble montré qu’il n’y aurait pas eu ces opposants de l’Est s’il n’y avait pas eu le
Darfour. Ces opposants ont servi, pour la plupart, le régime de Deby quand celui-ci exécutait ses bases manœuvres sur
les tchadiens. Ils ont transporté le même système dans leur lutte. Ils ont simplement profité du contexte régional
pour combattre ce régime. Le Tchad et son essor en tant que pays libre et indépendant ne semble pas être le projet de
ces rebellions dont les structurations sont tribales. Deby s’oppose à eux par son contingent tribal et clientéliste
et ils lui opposent une guerre structurée par le même système dont ils en sont familiarisés bien avant. Les séjours
à Khartoum et à Tripoli de ces opposants ne les ont jamais convaincus qu’un mouvement national et ambitieux est la
clef du salut du Tchad qui a trop traîné dans l’archaïsme et le paradoxe.
Maintenant qu’il y a des nouvelles cartes avec l’opposition des soudanais et libyens aux forces étrangères au
Tchad, le syndicalisme tribal est appelé à s’entendre sur le gâteau pour éviter l’arrivée des européens qui
seraient gênants pour ces véritables Etats qui ont certainement des choses à craindre sur le plan international et du
fait de leurs systèmes politiques. C’est pourquoi, tout semble montré que la gestion de la situation commence à
échapper aux rebelles et au gouvernement qui cherchent des portes de sorties comme des petits gamins. Ces tuteurs
veulent renvoyer les rebelles à la maison pour empêcher l’envoi des troupes européennes au Tchad. La nouvelle
orientation chinoise de Deby n’est elle pas le signe que l’eau commence à couler entre Khartoum et N’Djamena ?
Sauf que la Chine n’arrivera pas à maintenir un syndicalisme tribal au pouvoir comme le fait la France qui d’ailleurs
ne laissera pas jouer sur ce terrain.
Je pense personnellement que l’issue des violences actuelles au Tchad ne serait que la victoire de l’un ou l’autre
de ces prédateurs qui tournent autour du Tchad à cause des fausses orgueils des ‘’hommes politiques’’
tchadiens. C’est ainsi que ce syndicalisme tribal a fait de notre pays celui le plus arriéré du monde.
Quant à la cause tchadienne, il me semble difficile de gagner quoi que ce soit là où les choses se trafiquent, chacun
pour soit, au nombre de canon et d’hommes en kakis (voir « les chemins du maquis : un business macabre et juteux pour
les tchadien », Enoch Djondang).
Malgré ce constat quelque peu pessimiste, je pense que les honnêtes citoyens tchadiens, ceux qui sont conscients des
dérives nationales, doivent rester présents là où ils peuvent l’être pour dire et chercher ce que doit être un
Tchad libre, respectable et vivable pour son peuple.
Mahamat Djibrine Haroun/ 09 Octobre 2007

Pouvoir
et rebelles signent un accord qui ne met pas un terme à la guerre
Le gouvernement tchadien et les quatre principaux groupes rebelles opérant à l’Est du Tchad ont signé, mercredi
après-midi à Tripoli, en Libye, un accord qui prévoit la participation des rebelles dans la gestion des affaires de l’Etat
et le cantonnement de leurs combattants sur des sites définis de commun accord, a appris APA de sources officielles le
même jour dans la capitale tchadienne.
Les négociations entre les rebelles et le régime de N’Djamena ont débuté le 23 juin dernier dans la capitale
libyenne mais la situation n’a jamais évolué à cause des positions figées des protagonistes.
La rapidité avec laquelle est intervenue l’accord du 3 octobre surprend tant l’extrémisme des uns et l’intransigeance
des autres semblaient éloigner une telle perspective.
Si du côté du pouvoir, on semble pavoiser, il n’en n’est pas de même chez les rebelles qui ont une
interprétation diversifiée de cet accord.
Peu après la signature de l’accord, le président de l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD),
principale rébellion opérant à l’Est du Tchad, le général Nouri a simplement déclaré que «la guerre est encore
d’actualité» et que cet accord sert à faire «patienter les impatients».
Du côté de l’UFDD fondamentale - une aile dissidence de l’UFDD - de l’ancien ministre de la défense, le
général Nouri- d’Abdelwahid Aboud, signataire du document, c’est un «accord définitif» qui a été conclu.
Pour sa part, le Rassemblement des forces pour le changement (RFC) de Timane Erdimi, également signataire de l’accord,
a indiqué sur son site Internet que cet accord n’est que provisoire et qu’un accord définitif interviendra dans un
mois.
La Concorde nationale tchadienne (CNT) du Colonel Hassane Saleh Al Gadam Al Jinedi, est le quatrième groupe rebelle
avoir signé l’accord de Tripoli.
4 octobre 2007 Source:Apanews

Déby Itno se met au chinois
Un peu plus d’un an après avoir renoué les relations diplomatiques de son pays avec Pékin et rompu avec Taiwan, le
président Idriss Déby Itno a fait, du 20 au 23 septembre, une visite d’État en Chine pour engranger les dividendes
de son ralliement. Accompagné de six ministres (Relations extérieures, Mines et Énergie, Pétrole, Plan et
Coopération, Finances, Infrastructures), le chef de l’État tchadien n’a pas manqué de demander à Hu Jintao de l’aider
à régler son contentieux avec le Soudan et à mettre fin à l’activité des rebelles dans l’est du pays. En avril
2006, les responsables tchadiens accusaient Chinois et Soudanais de livrer des armes à la rébellion tchadienne. Mais
depuis le rapprochement opéré en août de la même année, les deux pays multiplient manifestations d’amitié et
visites officielles.
Pétrole contre appui diplomatique et aide technique… C’est en substance le deal conclu par les deux présidents. La
Chine cherche à sécuriser par tous les moyens ses approvisionnements - elle importe déjà plus de 30 % de son
pétrole brut d’Afrique - pour ne pas freiner une économie lancée à pleine vitesse et dévoreuse d’énergie.
Après avoir, l’année dernière, ouvert leurs concessions à la China National Petroleum Corp. (CNPC), les Tchadiens
ont signé un accord avec les Chinois pour la construction d’une raffinerie à 50 km au nord de N’Djamena. Celle-ci
sera alimentée par la production des gisements de Sidigui (au nord du lac Tchad) et du Mayo-Kebbi (sud-ouest du pays),
en phase d’exploration par la CNPC.
Découvert par un consortium américain en 1974 mais jamais exploité, le champ de Sidigui disposerait de réserves
avoisinant 500 millions de barils. Les travaux de la raffinerie, propriété à 60 % de la CNPC et à 40 % de la
Société des hydrocarbures du Tchad (SHT), pourraient débuter en 2008 et durer vingt-quatre mois.
Pékin et N’Djamena ont signé d’autres accords et protocoles de partenariat et décidé de créer une commission
mixte de coopération. La Chine s’est notamment engagée à livrer des équipements pour la fourniture d’eau et d’électricité,
une aide alimentaire, un centre médical antipaludéen et des médicaments…
Sérieux revers pour les Américains et les Français, qui voient ainsi, dans la même semaine, la Chine prendre pied en
RD Congo (lire p. 68) et au Tchad, au cœur de leur pré carré africain. Qui donc, à l’avenir, acceptera les
douloureux remèdes de la Banque mondiale et du FMI ? 23 Septempbre 2007 Source: Jeune Afrique

Soyons
responsables entre nous-mêmes mes chers compatriotes (opposants tchadiens) !
Le comité d'organisation de la conférence de réconciliation et de réorientation politique de l'opposition tchadienne
avec le gouvernement tchadien qui était prévue les 25, 26 et 27 Août est désormais reportée pour une date
ultérieur pour des raison de calendrier d'après le communiqué
Il m'a été donné à plusieurs reprise de constater nos opposants sur le caractère non responsable des vrais
opposants par rapport à l'attende du peuple tchadien.
Le comité d'organisation de la conférence de Cotonou a rencontré Idriss Deby lors de son passage pour la conférence
des chefs d'Etat à Accra au Ghana, la rencontre a durée plusieurs heures. Idriss Deby a accepté de financer cette
conférence avec des conditions que personne n’ignore. Deby a demandé au comité d'organisation de lui réunir un
bien nombre des opposants à Cotonou et après comme quoi ils seront contraints de rentrer à la maison sans condition.
La vraie raison de report de la conférence de Cotonou vient de N'Djamena par ce que le nombre demandé par Idriss Deby
est loin de la réalité sur le terrain dont il faut reporté la conférence et relancer un autre appel en destination
bien sûr des opposants tchadiens.
Or au niveau même de l'organisation, on remarque qu’une incompétence notoire est installée depuis le début de leur
arrivée des USA. (Au Nigeria comme au Bénin).
Au début de leur arrivée, le comité d'organisation disait aux opposants tchadiens que cette conférence serait
financée par le dit comité d'organisation et le même comité payera les billets d'avions aux opposants qui désirent
se rendre à Cotonou; plus tard le même comité demande aux opposants que les frais seront remboursés à l'arrivée,
et aujourd'hui le même comité de la conférence report la conférence et demain quand Deby refusera de financer la
conférence alors elle sera simplement et purement annulée.
Je viens ici pour dire à Younous Ibédou et Abakar Oumar Mahamat d'arrêter de jouer avec la mentalité des tchadiens;
car nous sommes mûrs pour comprendre les jeux entre vous et Deby.
Personne ne refuse pour que vous rentrez au pays. Arrêter ainsi !
Matalama Djimet
Tel: 8821651073981
matalamadjimet@yahoo.fr

Réponses
aux questions des militants de l'Alliance des Démocrates Résistants (ADR)
Dans l'ensemble, l'Etat tchadien pendant ces quarante dernières années, a été au centre de la répression, de la
violence et de toutes les formes de violation des droits de l'homme dont les populations tchadiennes ont été victimes.
Pour les gouvernements, ces violations des droits civils et politiques étaient aussi bien des conditions que des moyens
de luttes politiques, ayant pour finalités l'appropriation et l'accumulation de biens, de situations de rentes, de
richesses.
Certes, les manipulations, les intimidations et les assassinats politiques sont érigés en méthodes de gestion de la
vie politique administrative et sociale au Tchad.
Cet écrit a pour but unique de dénoncer certaines manières d'agir et d'attirer l'attention sur une situation par trop
schérosante, dangereuse et de susciter un changement de comportement chez les uns et les autres au sein de l'ADR. Au
sein de celle-ci, les divergences d'opinion sur la conduite à tenir sont de plus en plus apparentes, certains ne
savaient plus où donner la tête.
Il est vrai qu' à la faveur des troubles politiques de ces derniers mois, de nouvelles prétentions ont germé dans
certains esprit, aiguisés par des pouvoirs politiques aux fins de " diviser " pour mieux régner, du côté
de pouvoir central comme de l'opposition.
Concernant les activités politiques de Younous Ibédou en ce moment à Cotonou par rapport à une conférence ou à un
projet de ralliement au régime qui ne dit pas son nom.
Il m'a été de constater à plusieurs reprises d'attirer l'attention des certains militants de l'ADR sur le
comportement dubitatif d'une conférence à Cotonou au Bénin.
D'après vos emails et plusieurs coup de téléphones, beaucoup des militants de l'ADR, cette démarche s'apparente
comme un ralliement d'une autre manière ( sans condition ) au régime.
Sommes-nous entrés encore dans la période la plus brutale de l'histoire de l'ADR ?
En s'interrogeant sur la nature de la conférence de Cotonou tout reste à éclairer la dynamique au sein même de l'ADR.
Oui tous les militants ne sont pas partisans à cette conférence de Cotonou.
Je me sens obligé de répondre publiquement sur les sites pour que les uns et les autres puissent connaître ma
position, je voudrais dire ici que juridiquement chacun est responsable de ces actes et laissons à l'histoire de juger.
1- En ce qui me concerne, je ne suis pas concerné ni de près ni de loin par rapport à la conférence de Cotonou.
2- Si jusqu'aujourd'hui, il ne m'en a pas parlé c'est parce qu'il me connaît suffisamment bien par rapport à mes
activités pour ne pas m'associer à tel projet.
3- Honnêtement, je ne sais pas exactement le but de cette conférence ou ralliement au régime !
4- Franchement, je n'ai aucune idée sur le mariage ( alliance ) ADR/UPTRN, de Abakar Ounar Mahamat, je vous dis très
clairement que je suis complément ignorant de cette alliance.
Bref, " ce que l'on pense ne doit pas forcément être dit; ce qui est dit ne doit pas obligatoirement être écrit
sur les sites; ce qui peut-être écrit ne doit pas à tout prix être publié sur les sites et l'on n'est pas obligé
de lire tout ce qui est publié sur les sites." C'est vous de juger !
Pour conclure, je voudrais demander aux militants de l'ADR de s'adressent directement à Younous Ibédou à Cotonou pour
des éclaircissements par rapport à la conférence dit de Cotonou ou ralliement au régime.
Mes saluts fraternels à tous.
Gaya - Ple Seïd
Tel: +4748127122
E.mail: bitkine2002@yahoo.fr

“ANALYSE DES
DONNEES DE LA SITUATION ACTUELLE AU TCHAD !”
Certes, avec le vent de la démocratie qui a soufflé en Afrique dans les année 1990, on avait cru que le Tchad a rompu
avec cette tradition de guerre que connaît le peuple tchadien depuis l’indépendance. Hélas! Quelles années plus
tard après la chute de la dictature, nous constatons que la démocratisation du pays n’a ni apaise ce conflit, ni
éradiqué ses germes. Les facteurs prédisposant ce grand pays le Tchad au conflit sont de nouveau manipulés à des
fins politiques. Or “ toute manipulation politique majeure prépare l’esprit à la guerre civile”. Les grandes
puissances et les pays limitrophes se calfeutrent derrière ce conflit pour réaliser leurs projets au Tchad en aidant
soit les rebelles ou le gouvernement.
Tout porte à croire que le Tchad se porte bien et que le pays devient de plus en plus crédible. Cependant, cette
stabilité est un silence imposé au peuple tchadien par une élite clanique et ou militaire compradore par des
méthodes coercitives. Tout laisse croire que le grand risque d’une explosion sociale est prévisible avec la
situation donc traverse les fonctionnaires de la fonction publique et les querelles entre les autorités du pouvoir
central.
Pendant la Conférence Nationale Souveraine de 1993, les participants ont mis sur place des structures pour instaurer
une démocratie consensuelle et participative au Tchad. Mais depuis 1996, celle-ci s’est envolée en éclats et la
volonté d’un seul parti ( le MPS ) prime sur la volonté générale. Le MPS s’est accaparé de tous les pouvoirs et
même de la liberté d’expression ou de l’opinion du peuple tchadien. Les autres partis politiques qui reviennent d’eux-mêmes
s’associer à lui sont phagocytes et les leaders auxquels il fait la cour et qui refusent sont liquides.
Alors. la conséquence directe de cette pratique politique est la présence de deux oppositions: une opposition
politique très mal structurée pour faire face au régime d’une part et une opposition politico-militaire divisée
incapable de s’organiser d’autre part.
Le manque d’une volonté politique réelle à dialoguer pour résoudre ce conflit et la vision de cette élite
décidée à confisquer pour longtemps le Pouvoir, ne fait que réveiller les démons de la violence: A présent, le
pouvoir a réussi à briser toutes les oppositions par des pratiques politiques moyenâgeuses et à contrôler à lui
seul tous les organes prévus par Montesquieu pour l’épanouissement des citoyens. Or un monarque devient despote dès
qu’il s’accapare de tous les pouvoirs. C’est pourquoi aucune règle d’une politique démocratique ne sous tend
actuellement les actes du régime, sinon, un “ machiavélisme “ dépourvu de sens et une “politique de l’Autruche”.
Les acteurs de la mouvance au pouvoir clament haut et fort que c’est le MPS qui a instauré la démocratie au Tchad.
Il est le seul garant de celle-ci donc le seul habilité à déterminer les règles du jeu politique. Par contre, comme
le disait Emmanuel Kant << Aucun Malheur n’est plus effrayant pour l’homme que de se voir livrer à une
création de même nature que soi qui pourrait vous contraindre à suivre son propre arbitraire et à faire ce qu’elle
veut>> L'élite au pouvoir oublie que l’ordre social ne peut en aucun cas reposer sur des contraintes et les
répressives. La démocratie est un régime globalisant et rassemblant. Les dialogues et les consensus sont les seuls
moyens qui l’enracinent dans un pays comme le Tchad. Etant ni une fin en soi, ni un acquis définitif cette pratique d’autodestruction
des autres formations politiques comporte assez de risques car la démocratie n’est qu’une pellicule mince qui se
déchire pour un rien et laisse réapparaître la barbarie.
Généralement, les guerres civiles ont souvent pour causes:
- la frustration des acteurs sociaux;
- le gouvernement d’un pays par les moeurs d’un clan ou d’une ethnie;
- l’apparition d’une élite qui veut vivre du travail des autres ou qui monopolise à elle seule tous les biens
sociaux;
- le refus de la légitimité d’un régime par le peuple:
- la stratification sociale en dominant/dominé et surtout lorsqu’un groupe d’individus ou un peuple se révolte
avec les armes contre les autorités légales.
-
A présent on compte une centaine des mouvements politico-militaires qui combattent le régime de N’Djamena et une
autre centaine des partis politiques qui luttent pour un véritable changement démocratique au Tchad. A quand le
changement ?
Bref, retenons que tous les déclics de la guerre sont en place. La seule chance du salut du peuple tchadien réside
dans la capacité de l’élite au pouvoir à gérer ces contradiction. Nous avons constaté que le conflit tchadien
rejaillit aux années trois et aux années neufs de chaque décennie. Alors avec la prolifération des conflits
interethniques les populations tchadiennes commencent par se regarder avec méfiance et mépris comme à la veille de l’année
1979. Même si le régime de N’Djamena a encore le soutien de la Libye et surtout de la France, on remarque que les
relations Franco-tchadiennes vont de plus en plus mal ce dernier temps.
Si la pratique politique nous permet de présager l’avenir du Tchad, l’économie qui est le point cardinal de tout
conflit social doit mieux étayer nos investigations.
Depuis 1979, les activités économiques sont entrées en dysfonctionnement avec l’organisation sociale. Mais depuis
1992, une bourgeoisie militaire est mise en place et un prolétariat encore inorganisé subit ses injustices. La gabegie
est légalisée. Cette gestion anarchique des deniers publics a causé la faillite de presque toutes les entreprises d’Etat.
Avec le diktat du Programme d’Ajustement Structurel ( PAS ) imposé au pays du tiers-monde par les institutions de
Bretton Woods, la plupart de ces bourgeois d’Etat sont devenus des actionnaires dans les entreprises et dictent en ce
moment leurs lois à la population tchadienne toute entière sans logique économique, sinon, guidés par le seul désir
de s’enrichir le plus vite que possible comme toujours. Les grands commerçants qui depuis toujours ont le monopole du
secteur commercial y sont évincés pour plusieurs raisons. Or, en privant un individu de ses attaches traditionnelles,
cela crée en lui l’irritabilité, qu’on ignore la fin. Pour reconquérir leurs anciens droits, ces commerçants se
pourront-ils pas s’unir un jour et financer une vraie rébellion contre ce régime. De même la mise en valeur de
certaines ressources minières du Tchad offusque des fois, car certaines ressources, minières et naturelles du pays
sont bradées à des richissimes d’après guerre ou des groupes d’individus. Eu égard à ce qui se pratique, l’activité
politique n’est plus la capacité d’un acteur à dominer les rapports dans la répartition des biens tel que chacun
trouve son compte, mais un moyen de s’enrichir pour les autres. D’après une enquête réalisée par N’Djamena-Hebdo,
72% des N’Djamenois vivent au seuil de la pauvreté absolue et 28% vivent dans une opulence insultante. Bien que les
inégalités sociales existent dans toutes les sociétés, le fosse va toujours grandissant entre les riches et les
pauvres au Tchad. Par ce procédé de disposer du peuple tchadien et de ses avoirs, les initiatives privées sont
frappées par des taxes qui les découragent de plus en plus relatif à leurs activités commerciales. Cette même
source précise que 81% des n’djamenois estiment que le risqué d’une guerre à N’Djamena est possible car le
circuit économique est mobilisé par une élite qui ne tolère ni la concurrence économique ni ne laisse de chance à
l’autre de se réaliser pour évoluer dans ces secteurs commerciaux. De même ce fameux pétrole pour lequel
Américains, Francais et Libyens ont fait couler à flot le sang des Tchadiens est aujourd’hui sur le marché mondial.
La passion de voir ce pétrole coulé et l’obsession de compter ses dollars sèment de la trouille dans la tête de
certains acteurs politiques.
Souvent, il est remarqué que tous les pays qui passent par la guerre changent des codes de conduite sociale. Pour
retrouver ce code de conduite de paix, il faut que les institutions religieuses travaillent d’arrache-pied. Depuis la
fin de cette tragédie de 1979 par exemple où les facteurs confessionnels ont été manipulés subtilement à des fins
politiques, l’islam et le christianisme se disputant âprement le terrain et se montrent de plus en plus offensifs au
Tchad l’un comme l’autre. L’islam qui a bénéficié du soutien du pouvoir politique a tendance à prendre le
dessus sur tout le territoire. Après avoir recu l’autorisation d’organiser le BAC arabe dont le taux de réussir
des candidates oscille toujours entre 70 et 80%, un institut de promotion de la langue arabe a été créé en 1992 et s’ajouter
aujourd'hui autres instituts au pays. Un tel établissement n’a rien de mauvais en soit dans un pays laïque comme le
Tchad. Ce qui hante l’esprit, est la vision des musulmans de faire du Tchad un Etat musulman. Mise à part cette
raison, la seconde qui effraie les non musulmans, est cette confusion qu’il y a entre l’islam en tant que religion
et l’arabe en tant que langue de communication au Tchad. Pour beaucoup de musulmans tchadiens, l’arabe est
indissociable de l’islam. Avec la création de cet institut qui, enfin de compte est devenu une université et qui
délivre le doctorat du troisième cycle et des doctorat d’Etat à ses étudiants, n’assisterons-nous pas à une
arabisation du pays se posent la question les tchadiens non musulmans ? A ces deux faits que nous pouvons considérer
comme un stade normal de développement de l’islam, s’ajoute le bilinguisme était décrété par le gouvernement (
arabe et français deux langues officielles). Au vu de toutes ces données rien ne nous étonnerait si demain le
français est relégué au seconde rang et le Tchad, proclame Etat musulman. Les preuves ne font pas défaut pour
prouver cela. A la conférence Nationale Souveraine en 1993 par exemple, l’imam de la grande mosquée de N’Djamena
à la personne de Hassan Hissein Abakar avait clairement revendiqué l’application de la charia à la radio et à la
télévision tchadienne.
Vu les massives violations des droits de l’homme dans la zone méridionale, les populations du sud revendiquent depuis
1993 la fédération du pays.
Mais l’Etat reste cantonné sur sa position d’Etat unitaire. Derrière ce refus de l’Etat ne se cache-t-elle pas
des raisons d’ordre religieuses, se posent la question les sudistes ?
Car le principe de l’islam est: un seul Etat ( un seul peuple), une seule religion et une seule langue. Le refus de
cette fédération par presque tous les leaders du nord ( musulmans ), la multiplication des mosquées dans la zone
méridionale, le développement de la coopération islamo arabique tout azimuts ne témoigne-t-il pas ce projet à long
terme au Tchad ? Si l’islam a un projet pour la zone méridionale, le christianisme de son côté n’est pas resté
inactive. Non seulement il résiste à l’ouragan de l’islam dans sa zone, il sort aussi de plus en plus de sa zone
géographique. Depuis 1990, les églises évangéliques ont déclenché une opération: ” Tchad pour Christ en l’an
2000”. Cette opération se propose d’aller de village en village pour annoncer la Bonne Nouvelle de Christ à toute
la population tchadienne. Ayant fini avec la zone méridionale, il ne reste que la zone septentrionale fief de l’islam.
Réussiront-ils à pénétrer ce milieu dominé par l’islam depuis plus de sept siècles ? Ce qui frappe l’oeil
actuellement, c’est la manière dont les églises et les mosquées poussent chaque jour comme des champions un peu
partout sur le territoire national. Des sectes de tous genres ont trouvé un terrain favorable pour s’y installer,
tous se regardent de mauvais oeil et sont toujours très méfiantes les unes faces aux autres. Elles ont perdu leur
caractère de tolérance d’avant la guerre civile et mieux ont tendance à se politiser ou à se laisser manipuler
encore par le politique. Peut-être un appel à la cohabitation religieuse ou à la tolérance sera lancée par le
gouvernement les jours à venir. Exemple: le 26 septembre 1992, est né à N’Djamena dans une famille chrétienne un
enfant qui portait inscrit à son avant-bras droit le nom du prophète MOHAMED. L’église catholique voulait s’occuper
de la vie de cet enfant en vertu de la foi chrétienne de ses parents. Mais les autorités islamiques ont converti ces
derniers à l’islam et s’occupent de la vie de cet enfant. Comment est devenu cet enfant, beaucoup des tchadiens
musulman comme chrétiens se posent la question ?
Là encore, le problème ne se pose pas car l’enfant est encore mineur. Ce qui effraie c’est l’attitude ou la
religion qu’adoptera cet enfant à l’âge mûr. En dépit de tous ces constats, il est possible que nous assisterons
dans les prochaines années à un affrontement entre les fidèles de ces deux religions compte tenu de l’intolérance
qui les animent. A partir du religieux, on peut penser à une explosion du faite que “ les tensions annonciatrices des
grandes pulsions belligènes s’accompagnent des ferveurs religieuses. Lorsque les peuples se mettent à parler de
leurs dieux et de leurs ancêtres, c’est que la guerre n’est pas loin” Nous demandons aux autorités tchadiennes
de prendre leurs responsabilités pour éviter cela.
Mieux toute tentative de faire du Tchad une république ayant pour fondement idéologique une quelconque religion
mettrait en péril l’intégrité déjà dangereusement menacée.
La violence, l’orgueil et l’injustice font perdre le pouvoir aux princes. Poursuivant presque cette même politique
austère de Tombalbaye et de Hissein Habré, à l’égard de certains peuples dans un contexte de démocratie, aucune
couche sociale n’est actuellement épargnée des injustices de l’élite au pouvoir. Comme la privation, l’injustice
elle aussi crée la frustration qui à son tour conduit à des véhémences. Nous pouvons dire aussi que l’injustice
participe souvent à l’arbitraire et au désordre. Or lorsqu’un peuple vit dans le désordre, beaucoup de gens
luttent pour le pouvoir; mais non pour un changement réel du terme. C’est ce qui expliquerait peut-être ces nombreux
coups d’Etat ou encore ce grand nombre de mouvements politico-militaires qui luttent pour le pouvoir au Tchad.
En plus de l’injustice qui alourdit le climat entre les acteurs sociaux, il y a les licenciements abusifs du personnel
des sociétés para-étatiques ou étatiques et la mise à retraite des soldats de l’armée qui sont de nature à
favoriser une explosion sociale. L’injustice, la frustration et l’arbitraire ont créé un climat d’insécurité
et favorisé le développement du banditisme que l’on appelle au Tchad “ les Colombiens “. Dans les campagnes les
couches sociales ne cessent de se provoquer à cause des biens sociaux. A côté de cette couche des professionnels, il
y a la masse estudiantine. L’accès aux universités n’est plus destiné à quiconque. Les concours d’entrée dans
les écoles professionnelles sont l’apanage de quelques uns et de plus l’Etat étouffe le génie de certains
tchadiens par la géopolitique comme l’atteste beaucoup de documents sur la géopolitique. Comment est-on arrivé à
cette situation de chômage chronique des bacheliers ? Depuis quelques années le gouvernement délivre chaque année
plus de six mille attestations de BAC aux candidats. Mais ce qui offusque, est le fait que les universités au Tchad n’ont
pas une capacité de mille places en première année. Que feront les cinq milles autres bacheliers qui ne réussiront
pas à s’inscrire à l’université alors qu’ils ont la même chance d’accès que les autres. De plus ceux qui
réussissent à se faire former soit à l’université soit dans les écoles professionnelles sont automatiquement mis
au chômage tantôt parce qu’ils sont mal formés tantôt par manque de structures d’accueil. L’Etat par des
procédés dilatoires empêche leur intégration à la fonction publique. Pour être intégrer dans la fonction
publique, il faut être militant ou militante de MPS ou avoir un parent bien place dans l’administration publique
tchadienne.
Les initiatives privées sont la chasse gardée de la bourgeoisie naissante. Dès que ceux-ci tentent de s’y lancer,
ils sont durement frappes par des taxes incroyables. Cette même bourgeoisie refuse de les employer au profit d’une
main d’oeuvre non qualifiée donc moins chère à payer. Or” le citoyen est membre de la société de travail. Sa
première exigence est celle d’une part équitable au produit social... Tout son style de vie intervient dans la
définition de cette équité et c’est au gouvernement de calculer ce qui est acceptable et accessible à toute la
communauté… L’unité et la cohésion de celle-ci ne résisteront pas à la longue à un régime d’injustice
flagrante à des différences de revenues trop accuses, à des décalages trop criant entre les niveaux de vie des
divers groupes… L’inégalité des chances d’accès à la direction des affaires sociales, l’oppression pesant
sur certains groupes poussent les parties désavantageuses de la population à la révolte…” C’est pourquoi nous
assistons à un nombre important des jeunes bacheliers licenciés dans la rébellion qui luttent pour un changement
profonde au Tchad.
Ainsi donc la société explosera un jour au fil du temps.
Gaya- Ple Ben Seïd
bitkine2002@yahoo.fr

26
Juillet 07- Libreville : Des marchands de l’opposition chez Deby ?
Le ralliement sans coup férir qui s’opère en ce moment dans les rangs d’une catégorie d’opposants tchadiens n’étonne
personne. Ils décident enfin de mettre fin à leur jeu de cache-cache entre Deby et leurs consciences. L’échappatoire
à la critique des autres, ils l’ont minutieusement concocté par le canal du Gabon même si pour le président Bongo,
la stratégie semblerait une plaisanterie de plus. Car malgré la bonne foi des autorités gabonaises, ces tchadiens au
premier chef l’ancien président Goukouni ont rampé avant d'être reçus par Oumar Bongo.
Qui sont en fait ces beaux messieurs qui se précipitent aux miettes sous les genoux de Idriss Deby ? Goukouni Oueddei,
Ahmat Yacoub, Favitsou Boulandi, d’aucuns évoquent aussi dans le groupe les noms d’Antoine Bangui, Adoum Togoi,
Fidel Moungar et consorts… Comprenne qui pourra. Ne cherchons pas loin. La gangue n’est autre que celle qui se
disputait un certain CEMAP, Le FUDP, le COPORT et le tout dernier COMPAS. En attendant, d’autres sans titre s’agitent
sur la scène béninoise s’ils ne sont d’ores et déjà court-circuités par le présent ralliement. Le recrutement
politique des rescapés de l’opposition ne fait que se poursuivre. D’autres seraient bientôt hissés sur la liste
des chevaliers et commandeurs de la paix aux prochaines festivités du 1er décembre. Ils seraient aux cotés de leur
triomphateur pour humer le calumet eeet…., observer cyniquement et hypocritement des moments de recueillement sur la
tombe du soldat inconnu. Qu’a cela ne tienne, un autre air de joie du groupe choc d’animation de l’UNIR non j’allais
dire du MPS immortalisait les bouches béantes des nouveaux caudillos pour les cameras de Télé Tchad. Deby, le guide
éclairé, le père de la Nation « amchi guidam », MPS « maa nikhallou, Deby bass nichilou ». Voilà où aboutissent
des stratégies d’hommes de réflexion dits opposants. Seize à dix sept années de pillages et d’injustice au Tchad
se résument malheureusement pour certains tchadiens à l’égoïsme et aux intérêts personnels.
Qu’ils partent cela ne gênerait personne mais qu’ils représentent les tchadiens qui résistent encore, cela est
une tricherie. Qu’ils symbolisent la maturité et la hauteur dans l’approche de la politique au Tchad cela
constituerait un viol à la conscience des intellects observateurs de ce pays. Leur départ du sillage de l’opposition
n’est que assainissement dans les rangs de cette dernière. Qu’attend le Tchad de cette clique essoufflée ? Les
fameuses rencontres à la « je m’invite » ne sont en fait que des exécutions des mots d’ordre de Idriss Deby. «
Démontrez moi qui vous êtes, je vous garantirais ma signature.» Ces rescapés d’une longue histoire d’organisation
de groupes hétéroclites et éphémères d’opposants n’arriveraient jamais à influer un temps soit peu sur les
modes d’organisation et d’exercice du pouvoir en cours au Tchad. Comment envisageraient-ils leur retour parmi les
résistants ? La paix au Tchad n’est pas à marchander. Bye bye VOUS !
Par Adam Alio/ Source: Alwihda

Tchad : Dakar accueillera un mini sommet sur la crise politique tchadienne le 08 août
prochain.
Les déplacements répétés ce dernier temps, du ministre Tchadien des affaires étrangères dans les capitales
africaines ne sont pas fortuits. En visite dans la capitale sénégalaise, le chef de la diplomatie tchadienne, était
porteur d’un message d’Idriss Deby à Me, Abdoulaye. De quoi, s’agit-il ? Personne n’en sait grand-chose.
Toutefois, cette visite a été sujette à spéculations et à analyses pour de nombreux Tchadiens de l’opposition en
exil.
En effet, il est prévu un mini sommet sur la crise tchadienne qui aura lieu à Dakar, le 08 août prochain, auquel
prendront part Idriss Deby, Oumar Hassane El-Bechir et placé sous les auspices du Président Sénégalais, Me,Abdoulaye
Wade.
A prime à bord, on a pensé au rapprochement entre le Tchadien, Idriss Deby et le Soudanais, Oumar Hassane El-Bechir,
dont les relations de bons voisinage se sont détériorées après les événements militaires du 13 avril dernier.
Contrairement, à ce que nous avions cru, il faut plutôt analyser les choses sous un autre angle à propos de ce mini
sommet. Il semblerait qu’Idriss Deby, dont la réélection présidentielle souffre de légitimité internationale,
serait en quête d’une reconnaissance auprès de ses homologues Africains.
Pour ce fait, il aurait choisi, Me,Abdoulaye Wade, récipiendaire du prix Houphouet Boigny pour la paix décerné au
siége de l’Unesco, comme médiateur pour arbitrer et normaliser ses rapports avec le Soudan, et s’est passé en
pacifiste.
Or, telles ne sont pas les analyses de certaines opinions tchadiennes, désormais prudentes. Pour les « initiés » que
nous sommes et bien d’autres, il s’agit d’un processus, qui, à la fois, consiste à légitimer Idriss Deby par l’entremise
du Président, Sénégalais, qui, éventuellement pour influencer les autres dirigeants du continent, les autres
organisations internationales. Mais, aussi, c’est la mise en isolement sur la scène internationale et à l’extinction
des mouvements armés et autres formes de lutte au Tchad contre Idriss Deby.
Pendant que, les choses se trament contre eux, les adversaires d’Idriss Deby, se morcellent et se fragilisent, le
Front Uni pour le Changement se rebaptise Conseil National pour le Changement.
Mais, une chose apparaît ambiguë dans les démarches de l’opposition armée au Tchad, peut-on faire face à Idriss
Deby en ordre aussi dispersé et de façon disproportionné ?
Par Makaila Nguebla
Activiste pour le Changement Politique
et la Résistance Citoyenne.
Diaspora Tchadienne
Membre de la rédaction d’Alwihda.

Réaction à l’article de Mr A.B Djergué « Pourquoi les Hadjaraïs sont ils
devenus si réservés » et à l’article « Palabre virtuel » de Mr B. GAGUE
Tout d’abord je tiens à remercier Issa Moursal pour la création de cet espace de débat intellectuel entre les fils
du Tchad et je loue son courage pour cette noble mission.
A la lumière de différents événements que notre pays a connus la communauté Hadjaraïs était fortement engagée
dans ces luttes dites de libération. Avec les événements de la guerre civile de 1979 (entre le Général Malloum/Hissein
Habré), la majorité des ressortissants Hadjaraïs qui étaient dans l’Armée Nationale Tchadienne (ANT) ont rallié
le CCFAN et ont prêté main forte à Habré. A partir de 1984, les percussions ont commencé au sein de cette
communauté car la présence charismatique d’Idriss MISKINE aurait empêché le dérapage de Habré et contré les
velléités de domination des Goranes sur les autres communautés du Tchad. Après la mort d’Idriss MISKINE par
empoissonnement, ce fût la déchirure et la déception pour de tant de sacrifices consentis. Les Hadjaraïs sont
déçus par la lâcheté de Habré et ne croient plus à la justesse de la cause défendue. La rupture avec Habré a
été consommée quant les Hadjaraïs créent le Mouvement pour le Salut National (MOSANAT), entrent en rébellion en
1987 au moment où (personne ne peut lever le petit doigt pour dire non) le peuple tchadien vive dans la terreur et les
persécutions sommaires de la DDS.
L’alliance avec les Béris et les autres communautés du Sud du pays, la naissance du MPS et avec l’arrivée au
pouvoir en 1990 de Deby vous connaissez la situation de déchéance où l’on se trouve. Au nom d’un complot
fabriqué de toute pièce par Deby pour écarter les Hadjaraïs de la gestion des affaires publiques, le 13 octobre
1991, des milliers des « cailloux » furent exécutés et chassés du pays. Les Hadjaraïs constituent une fois de plus
un obstacle pouvant empêcher le pouvoir de Deby d’instaurer l’anarchie actuelle notamment sur les détournements
des fonds publics, la mauvaise gouvernance, l’insécurité entretenue et la corruption (champion du monde en 2005
selon transparency) devenue une culture de promotion professionnelle, etc.
Actuellement les Hadjaraïs ont compris que les engagements pris et les objectifs à atteindre (définis pendant la
phase de rébellion) ne sont pas forcement le but recherché par les chefs de guerre qui se sont succédés à la tête
de l’Etat. Aujourd’hui, les « cailloux » ne sont pas prêts à s’engager avec n’importe qui tant qu’ils ne
sont pas convaincus et rassurés de conduire le changement du pays jusqu’au bout. Il ne s’agit pas de prendre le
pouvoir et de recommencer ce que Habré et Deby auront institué comme système de domination, de népotisme, de vol, de
corruption, etc.
Pour répondre à Monsieur A.B Djergué les Hadjaraïs ne sont devenus si réservés mais ils ne veulent plus se battre
pour des chefs politico-militaires qui se transformeront en cours de chemin en dictateurs. Ils attendent un vrai
mouvement de changement avec à leur tête un homme intègre, un patriote animé des idéaux nationalistes. Ce genre de
leader ne peut pas être désigné comme l’a indiqué Mr B. GAGUE, il doit faire l’unanimité des Tchadiens à
travers son engagement et le sens du combat mené. Ce leader doit s’affirmer et non être désigner ; au Tchad, il y a
plusieurs « Ché Guevara » qui sont pas encore connus à cause des situations socioéconomiques et politiques du pays
; ils sont entrain de faire leur petite lutte quelque part. Un soutien local et extérieur est toujours nécessaire pour
poser des actes concrets sur le terrain et impulser le changement.
Les Hadjaraïs n’ont pas encore vu dans le paysage actuel de la vie politique, un mouvement qui soit sincèrement
engagé à apporter un vrai changement ; la majorité de ces acteurs veulent arracher le pouvoir et partager le gâteau
avec leurs clans. Ce n’est pas ce genre de changement que nous espérons aboutir, nos attentes sont grandes, il s’agit
d’un vrai changement ; d’instauration d’un état de droit et de démocratie avec des élections libres, justes et
transparentes ; avoir une armée véritablement national (et non clanique) ; assurer une justice équitable à tous ;
promouvoir la bonne gouvernance des ressources publiques et impulser le développement économique. C’est quoi un vrai
changement ; à mon avis je le résume en points suivants :
1. Mettre en place une armée véritablement nationale et non un agrégat des groupes rebelles n’obéissant qu’à
leurs chefs. L’armée devrait être reconstituée par toutes les composantes nationales pour établir l’équilibre
et éviter les tentations de dominations ethniques ou régionalistes. Les officiers favorisés par le régime doivent
justifier leur grade. Ils seront évalués et les illettrés seront réinstallés dans la vie civile. Il nous faut une
armée disciplinée forte et garante des institutions républicaines.
2. Instauration d’un état de droit et de démocratie : c'est-à-dire que les libertés d’expressions soient
garanties, l’existence de pluralismes politiques avec des élections libres, justes et transparentes. Finaliser la
décentralisation, créer les communes rurales et mettre en place les collectivités territoriales décentralisées et
les élus locaux.
3. Assurer une justice équitable à tous : équité d’accès à l’emploi à tous les tchadiens, bannir l’impunité,
égalité de droit à tous les citoyens, etc. Les auteurs de détournements des fonds publics, des exactions connues,
les bénéficiaires de la privatisation illicite des sociétés de l’Etat, les auteurs d’expropriation des domaines
de l’Etat, etc doivent répondre de leurs actes afin d’obtenir une paix sociale et morale au pays.
4. Promouvoir la bonne gouvernance : assainir la gestion financière et administrative de l’Etat. Il s’agit de
dégager des différentes régies de recettes de l’Etat tous les « rapaces » qui tournent autour pour éviter les
pertes fiscales ; responsabiliser les cadres tchadiens en fonction de leur compétence (et non par appartenance
ethnique) et apurer la fonction publique des faux diplômés et autres usurpateurs de titres venus de tout bord. Mettre
en place une stratégie de sécurisation des biens et de la population tchadienne. Assurer une gestion transparente des
revenus pétroliers et lutte contre la corruption (maladie dont nous sommes classés premier du monde).
5. Impulser le développement économique : c’est dommage pour le Tchad que pour chaque gouvernement formé, il n’est
pas tenu par des obligations des résultats. Les ministres nommés n’ont pas des comptes à rendre quant aux
réalisations prévues dans chacun des ministères concernés. Les différents ministères de la république doivent se
doter chacun d’une lettre de politique national avec des objectifs à atteindre et les résultats attendus dans le
court et moyen terme. A titre d’exemple, pour une période de 5 ans, la lettre de politique national du ministère de
l’agriculture pourra envisager d’augmenter annuellement la production agricole de façon à atteindre la sécurité
alimentaire au Tchad.
Voici en quelques points le changement que nous les « cailloux » aspirons à nous battre et l’idéal pour lequel
nous pouvons consentir des sacrifices. Le chemin à parcourir est encore long mais avec la conjugaison des efforts de
tous les tchadiens nous y parviendrons ; une seule ethnie, puissante qu’elle soit ne pourra jamais réussir ce pari en
solo.
En conclusion, les Hadjaraïs ne seront jamais des chers à canon au nom d’une soldatesque quelconque.
KODTCHENG
N’Djaména

Tchad : Idriss Deby carbonise le pays et dévalue les Tchadiens !
Jamais en Afrique, la question du développement n’est autant le dernier des soucis des gouvernants comme ceux du
Tchad ;
Jamais une capitale africaine, n’est autant dépourvue d’infrastructures modernes pour son urbanisation, comme la
capitale tchadienne, inanimée, sombre et totalement obscure, privée d’électricité et d’eau ; besoins
élémentaires vitaux et fondamentaux. Et, pourtant les autorités brillent par leur incurie face au drame qu’elles
imposent au peuple ;
Jamais de mémoire des Tchadiens, un régime comme celui d’Idriss Deby n’a autant carbonisé tout le pays et
dévalué les citoyens, contraints les uns à prendre le chemin de l’exil et les autres à massifier la rébellion.
Plus d’un Tchadiens sont aujourd’hui scandalisés et abattus par des témoignages concordants rapportés par des
coopérants étrangers, dont la plupart ont vécu ou vivent encore au Tchad pour des raisons professionnelles. En effet,
ces résidents expatriés qui ont l’amour pour notre pays ou apportent leurs expertises pour le Tchad, témoignent qu’excepté
le quartier, Djambal Bah, siége du palais rose où niche, crèche et gîte, Idriss Deby, où on y trouve l’électricité
, les autres cités de Ndjaména, payent les frais des coupures intempestives, incessantes, répétées et prolongées d’électricité
et d’eau. Les zones administratives ne sont guère épargnées. Vous pouvez donc comprendre, la raison profonde qui
alourdit péniblement les tâches administratives, pour ne pas dire qui paralyse tous les secteurs publics comme
privés. Conséquences donc logiques et immédiates d’absence du rendement à tous les niveaux.
La preuve est que les Tchadiens eux-mêmes affirment à l’unanimité qu’ils sont privés d’eau, qui pourtant, est
la source de vie et de l’électricité, pour eux, relève du luxe, qu’ils ne peuvent prétendre.
Au Tchad, l’électricité est garantie, les jours des cérémonies. Les organisateurs des fêtes sont obligés de
négocier avec les agents de la centrale électrique moyennant quelque chose, afin de pouvoir au moins passer
agréablement la soirée ou la fête, de crainte de pénurie d’électricité imprévue. De plus, pour charger
simplement un portable à faible énergie électrique, il faut avancer une somme de 250 f CFA. Comment peut-on
comprendre et admettre une telle situation qui ressemble à un âge reculé ?
Franchement, rien ne peut justifier le règne d’Idriss Deby au Tchad. Que de la terreur !
Aujourd’hui, nous sommes alertés par de nombreuses personnes sur cette situation épouvantable et effrayante que vit
une proportion importante des Tchadiens à la différence du cercle présidentiel. C’est pourquoi, nous aimerions
interpeller à notre tour, les sociétés éprises de bien être social pour tous et les organisations sensibles sur
cette question d’agir pour faire pression sur le régime d’Idriss Deby pour qu’il accorde au moins une attention
requise sur le sort du peuple tchadien méprisé et puni.
La société tchadienne mérite- elle vraiment un tel châtiment ?
Par Makaila Nguebla
Activiste pour le Changement Politique
Et la Résistance Citoyenne.
Diaspora Tchadienne.
Membre de la rédaction d’Alwihda.

LE TCHAD ABUSE PAR LES POLITIQUES
Dialogue ou pas dialogue, la situation des tchadiens ne changera pas d'un yota.Que l' opposition politico-militaire et
le régime de Deby veulent se mettre au tour d' une table, ou projettent de le faire est une chose, mais transcrire dans
les faits les injonctions émanants de ces pourparlers en est une aurte.
La souffrance, les Tchadiens l' ont conjugué à tous les temps.Un dialogue de plus est un dialogue qui s' inscrira dans
la lignée de ceux déjà amorcés et qui au final n' ont rien changé au quotidien de nos concitoyens.Penser
aujourd'hui, fort des expériences vécues, que l' avenir du Tchad se joue au tour d' une table réunissant des
personnes ayant pour la plus part des mains sales et mues par des ambitions carriéristes intrinsèques, est une boutade
grandeur nature qui a un goût de déjà vu pour les Tchadiens. Les propositions de ces mercantiles politiques, vont
inéluctablement trouver leur place dans le réseau archivistique présidentiel, à l'emplacement des archives à
détruire.Je pense que ces hommes qui nous rabache depuis quelques temps, l' idée du dialogue sont conscients qu' ils
serviront des pions à crédibiliser aux yeux de l' opinion internationale, la politique clanico-dictatoriale de Deby.
Depuis l' avènement du président Deby au pouvoir, les pourparlers avec l' opposition politico-militaire se sont
enchainés telle une compilation, sans aboutir à ne serait-ce qu' un brin de changement. En toute sincérité, je ne
crois plus au dialogue politique tchadien, il sert l'intérêt des convives et foule au pieds l' attente du peuple.
La situation socio-économique du pays va de mal en pire avec son corrolaire de paupérisation atteignant de proportion
démentielle et touchant de plein fouet les plus démunis.
Dans mes précedentes interventions,j' ai évoqué de façon explicite mon opposition inconditionnelle au changement par
les armes, je persiste à le penser. Je crois au risque de paraître crédule que seul Deby est capable de sortir le
pays de l'abîme.Il doit donner une vraie impulsion démocratique soutendue par une bonne gouvernance orientée vers les
secteurs de développement prioritaire.Telles que l' éducation, la santé et bien d' autres.
Si je place mon ultime espoir en Deby pour la sortie de la crise, c' est parce qu' il sera difficile de l' évincer par
la force. Il possède une puissance de feu enviée par toute la sous région, et de surcroît soutenu par la France qui
est prête à éradiquer toute menace planant sur lui. L'exemple du FUC est plus qu'édificateur.
Que faire devant une telle équation à plusieurs inconnus?
Adopter une attitude distante par rapport à la politique du pays? Faire de l' opposition quatre étoiles? Ou encore
envoyer ses hommes au cimetière?
Pour ma part, il me semble raisonnable de louer le bon sens du personnage, qui me paraît incontournable pour donner une
véritable ligne directrice pouvant nous permettre de relancer notre patrie dans le concert des nations.
Aujourd'hui, l' attente des Tchadiens qui vivent la misère tous les jours, c' est pas tellement le changement d'hommes,
c'est l' amélioration de leur quotidien.Vivre correctement et dignement, manger trois fois par jour, se vêtir, se
soigner, s'éduquer, boire de l' eau potable, avoir de l'électricité, bref accéder au minimum vital. S'il s'engage
pendant ce mandat, à assurer cela aux tchadiens, alors j' aurais eu raison d'être un crédule lucide. Je suis
persuadé qu' il peut le faire, notre peuple le mérite.
Ma vision n' est pas fataliste ni complaisante, elle est tout simplement réaliste.
Le Tchad est un pays jeune avec un potentiel énorme, en l'utilisant de façon rationnelle on peut réaliser de grandes
choses et redonner à notre peuple une vraie fierté nationale.
TAHIROU Hisseine Dagga

Tchad : la situation se complexifie, l’incertitude plane-t-elle sur le Fuc ?
Comme vous pouvez le constater avec nous depuis quelques jours au regard du climat militaire qui prévaut à l’Est du
Tchad, les sympathisants de l’opposition armée tchadienne vivent angoissés,stressés et voient leurs espoir
diminuer, s’éteindre puis se fondre comme une neige au soleil. Commandés par un esprit de lucidité et de probité,
nous sortons de notre réserve pour apprécier la gravité de la crise.
En effet, le Front Uni pour le Changement Démocratique au Tchad ( FUCD) est frappé de plein fouet par un séisme
politique d’envergure semblable à une fracture profonde qui crée une grave frayeur à tous les niveaux. Nous prenons
le soin de rappeler que les offensives militaires manquées du 13 avril, ont donné libre cours à toutes les
interprétations et spéculations sur l’avenir du mouvement rebelle. Aujourd’hui, tout laisse à croire que les
choses se confirment avec ce que nous observons comme le vol en éclat du Fuc en terme de rupture entre le président et
son vice-président. Le tribalisme remporte pour une nouvelle fois sa victoire sur les objectifs politiques de l’opposition
au Tchad.
Tout d’un coup et sans retenue, les dirigeants du mouvement armé n’ont pu contenir leurs querelles intestines et se
sont livrés sans merci en étalant dans la rue et à la portée du commun de mortel leurs divergences souterraines de
façon à susciter l’incertitude totale sur une éventuelle cohésion. Car, les rapports se distendent et s’expriment
désormais en terme de méfiance considérable.
Pourquoi le Fuc est-il en arrivé à ce niveau?Nul ne peut prétendre détenir la vérité tellement que les versions
données par les uns et les autres sont complexes au point que nous n’arrivons pas réellement à cerner le nœuds de
la question. Qui a tort et a raison ? Personne ne sait !
Nous pensons qu’il est urgent de faire le diagnostic sur la chance de succès d’une rébellion comme la nôtre
repliée sur elle-même à l’Est du Tchad, immobiliste et écornée de diplomatie internationale. Pourtant, dit-on qu’elle
a ses représentants à l’extérieur,qui selon les uns se bornent à faire des théories et d’analyses sur la
situation politique du pays en se prélassant dans les appartements et autres salon huppés de l’occident, sinon pas
du tout aussi.
Il est souhaitable que les gens entament une campagne diplomatique pour se faire entendre au niveau africain et
international que de se cramponner aux interventions médiatiques.
Avec ce qui vient de se produire, le Fuc a donné amplement l’occasion au pouvoir de Ndjaména de se réjouir en
perdant une partie essentielle de son audience au niveau de l’opinion publique tchadienne, africaine et
internationale.
Selon nos sources d’informations, le régime d’Idriss Deby déjà intenable, gagne du terrain et s’organise au
niveau national et international.
D’abord, au niveau national ; pour redonner confiance au peuple tchadien face à la paupérisation, le pouvoir a
augmenté de 5% les salaires des fonctionnaires dans le but d’apaiser la grogne sociale à laquelle il est confronté.
Et vu qu’au Tchad, les gens se préoccupent peu de la politique, il est aussi probable qu’ils oublient vite leur
détresse, car une accalmie relative de leur amélioration des conditions sociales pourrait les dissuader et les emmener
t à être hostiles et réfractaires au changement politique enfin de compte.
Ensuite, au niveau international ; dans le cadre de son initiative de dialogue politique, le pouvoir de Ndjaména, est
entrain en liaison avec une Ong africaine de défense des droits de l’Homme pour l’aider à se tirer de l’affaire
en couvant l’aspect des violations des droits humains et lui redorer son blason auprès des partenaires
internationaux. Et surtout, lui faire une proposition de sortie de crise politique par la mise en place d’un pacte
républicain.
De plus, sur le plan militaire, selon des sources d’informations proches de la base sergent chef Adji Kossei, la
France aurait décidé de mater la rébellion tchadienne, fragilisée et affaiblie par la division interne pour laisser
la voie libre à une présidence à vie à Idriss Deby.
Face donc à la célérité des événements en cours favorables au régime de Ndjaména ; les rebelles Tchadiens
doivent leur survie ; soit à l’unité ou à l’extinction.
Que peut-on alors faire face à un homme retors et intraitable comme Idriss Deby ou l’opposition civile et armée
réunies ne parvient toujours pas à venir à bout de son régime pourtant visiblement épuisé ?
Pour notre part, nous demeurons imperturbables quelles que soient, la pression et autres contraintes. Rien ne peut donc
freiner notre détermination vers le changement politique au Tchad avec ou sans les rebelles.
Ainsi, nous :
- Affirmons et réaffirmons avec fermeté notre désapprobation et opposition à Idriss Deby et à son régime
chancelant jusqu’à son ébranlement pour qu’enfin le peuple tchadien trouve accès à ses droits civiques et
politiques, à ses besoins élémentaires auxquels il est privés pour cause de prévarication du même régime ;
- Lançons un appel sonore, vibrant et pressant à l’opposition globale au Tchad à la cessation immédiate de
discorde et les convions à la concorde nationale pour sauver le Tchad en péril.
En dépit de la crise qui secoue les mouvements rebelles, nous n’allons pas donner un temps de répit au régime de
Ndjaména de pavoiser pour longtemps, les choses finiront par se stabiliser dans bientôt.
Par Makaila Nguebla
Activiste pour le Changement Politique
Et la Résistance Citoyenne
Diaspora Tchadienne.
Membre de la rédaction d’Alwihda.

Tchad : Les journaux en lignes sont des redoutables supports médiatiques contre le
régime de Ndjaména.
L’éclosion de l’Internet est l’une des innovations technologiques du temps moderne. L’Internet est l’un des
moyens de communications le plus rapide ayant raccourcis et réduit les rapports entre les hommes. Grâce donc à l’Internet
le monde est devenu aujourd’hui un petit village planétaire où les informations sont partagées de façon
instantanée.
Toutefois, cette invention semble bien poser des sérieux problèmes à certains régimes africains encore totalitaires
et réfractaires à l’émergence de la liberté de pensée et d’expression sur le continent.
Les Tchadiens comme les autres peuples se sont accommodés et familiarisés à la pratique de l’Internet qui est
devenu une source d’informations intarissables leur permettant de savoir ce qui se passe dans leur pays, sous le
régime actuel en ce temps de conflit.
Depuis quelques années, les journaux en ligne constituent inéluctablement des sources d’informations
complémentaires à la presse écrite dont la marge de manœuvre est restreinte pour cause des pratiques répressives du
régime tchadien hostile et allergique à la divulgation, à la diversification et à la circulation d’informations
critiques à son encontre.
Hébergés, la plupart en hexagone, les journaux en ligne sont de plus en plus incontournables et insaisissables pour le
régime de Ndjaména qui tente désespérément de verrouiller la publication de certains articles jugés quelque fois
les uns gênants et les autres incendiaires au vu de la liberté de ton dont jouissent ceux qui rédigent en toute
quiétude.
Il est à constater que depuis l’éclatement du conflit armé qui oppose le régime de Ndjaména aux rebelles
tchadiens, les sites Internet sont constamment visités et parcourus par les internautes Tchadiens et étrangers en
quête de nouvelles et qui suivent avec attention la crise politique tchadienne et son développement.
Aujourd’hui, à force de gêner, les journaux en ligne sont devenus des redoutables supports médiatiques contre le
pouvoir de Ndjaména qui les considère et les reproches d’être proches des mouvements rebelles tchadien dont les
communiqués de presse et autres succès militaires sont publiés ici et là.
C’est ainsi que depuis quelques jours, le ministre Tchadien de la communication et de la culture, Hourmadji Moussa
Doumgor, porte-parole du gouvernement s’est emporté ce dernier temps contre les informations diffusées par les
journaux en ligne.
Nous prenons le soins de vous faire lire le dernier paragraphe du communiqué du gouvernement tchadien faisant allusion
de ses attaques contre les sites Internet : « Tout en indiquant que les forces de défense et de sécurité contrôlent
l’ensemble du pays », le porte-parole du gouvernement tchadien ajoute et demande au peuple tchadien : « De ne pas
prêter attention à la campagne de désinformation menée par les mercenaires sur l’Internet et les ondes
internationales » Fin de citation.
Vous pouvez donc nettement comprendre qu’avec ce ton élevé du ministre Tchadien excédé, que les journaux en ligne
agacent le pouvoir et lui suscitent un effet psychologique.
Il est donc connu que le pouvoir d’Idriss Deby a perdu la bataille médiatique face aux sites Internet qui excellent
au jour le jour pour mettre à nu l’arbitraire et la gestion désastreuse du pays.
Nous aimerons bien que le ministre Tchadien de la communication prenne en considération la fiabilité des informations
des journaux en ligne et de bien noter les revendications des auteurs qui écrivent en terme des contributions pour l’enracinement
d’une culture démocratique au Tchad.
Contrairement à ce qu’il qualifie de « Désinformation », nous faisons connaître au ministre Tchadien de la
communication que les sources d’informations des journaux en ligne ne souffrent d’aucune ambiguïté pour être bel
et bien fondées c’est pourquoi, elles dérangent les esprits.
Par Makaila Nguebla
Activiste pour le Changement Politique
Et la Résistance Citoyenne
Diaspora Tchadienne
Membre de la rédaction d’Alwihda.

Politique Tchadienne : Pourquoi les Hadjaraïs sont-ils devenus si réservés ?
Le Guéra, véritable carrefour géographique et culturel, s’est illustré par sa présence au départ – et très
souvent aussi à l’arrivée – des principales révoltes et rébellions au Tchad dont la dernière a porté Deby au
pouvoir il y a 15 ans.
Ce pouvoir est aujourd’hui aux abois au point que pronostiquer sa déchéance très prochaine ne relève plus du
domaine de la prédiction : c’est visible, voire « palpable ». Pourtant les Hadjaraïs demeurent les grands absents
de cette nouvelle kermesse. Ils ne sont ni avec Deby, ni contre lui.
C’est vrai ! Cette situation, complètement atypique aux yeux du commun des tchadiens, suscite mille et une questions.
Les grands guerriers Hadjaraïs ont-ils tous disparus ? La nouvelle génération a-t-elle tout perdu de l’éducation
du terroir ? Les tchadiens ont-ils déçu les Hadjaraïs (quoique les tchadiens évoquent le contraire !) ? Deby a-t-il
dissuadé les Hadjaraïs de toute prise de position ? Les Hadjaraïs ont-ils démissionné ou sont-ils simplement
devenus moins naïfs ?
Loin d’avoir été ou d’être un peuple naïf, ce peuple est surtout en contact avec Dieu depuis des siècles. En
effet, la Margaï qui n’est ni plus ni moins une adoration du Dieu unique définissait très clairement les valeurs du
Bien et les valeurs du Mal. Toute l’éducation est basée sur la distinction entre ces deux valeurs et le choix
permanent du meilleur axe, c’est-à-dire celui du Bien. Ceci explique la prise de position systématique des
Hadjaraïs contre toute injustice ou plus généralement contre tout comportement visant à dégrader humainement
autrui.
De tels comportements sont aujourd’hui légion. Rares sont les Tchadiens qui n’ont pas été victimes d’humiliation
individuelle et/ou collective sous le puissant régime de Deby.
[Conseil 1 : Si vous vous attaquez à Deby, ne le négligez surtout pas. C’est un grand mafieux aux bras très longs,
mais c’est aussi et surtout un grand stratège machiavélique qui a fait ses preuves].
Et pourtant, les Hadjaraïs, après un essai un certain 13 octobre et la rébellion qui s’en est suivie dans les
montagnes de Melfi, n’ont plus levé le petit doigt. Pourquoi ?
Raison 1 : La situation politique actuelle en générale et la situation politico-militaire en particulier est
caractérisée par un antagonisme sans véritable opposition. Deby est le pire, mais en face, personne ne semble dire
mieux. Ils sont de la même espèce. Deby a su convaincre le commun des citoyens que le pouvoir est fait pour en jouir
avec sa famille (ethnique et non politique). Il a en fait détruit la citoyenneté. La corruption dans le système
éducatif commence dès la maternelle. Les enfants achètent bulletins scolaires et diplômes. Dans l’administration,
la corruption, le détournement et le clientélisme sont institutionnalisés. Le méchant, c’est celui qui refuse ce
système. Il est traité de « hassoud », c’est-à-dire « jaloux » en arabe local. Les valeurs sont inversées.
Aujourd’hui tout le monde cherche le pouvoir pour reproduire le schéma de Deby. Ceci explique d’ailleurs les
trahisons et divisions au sein des différentes oppositions. Les mots Révolution, Idéologie, Conviction, Démocratie,
Intégration et République sont prononcés du bout des lèvres quand ils ne sont pas simplement ignorés. Ils ne sont
pas au programme. Ce fait n’a jamais été autant perceptible dans les rébellions auxquelles ont pris part les
Hadjaraïs, plutôt proches de révolutions.Au regard de ce qui se passe, le véritable enjeu, c’est l’après Déby.
Les Hadjaraïs ne se retrouvent donc pas dans la situation politique et militaire actuelle : d’où leur abstention.
Raison 2 : Les Hadjaraïs sont déçus par les tchadiens même si nombreux sont les Tchadiens qui disent plus volontiers
le contraire. Ils sont haïs et jalousés pour les valeurs qu’ils défendent naturellement, sans calcul politique. «
Massamir addawla ! », les surnomment-on dans certains milieux. Ce qui signifie en arabe local « Boulons de la
République ». Ils sont déçus parce que le peuple tchadien, à chaque fois libéré de l’oppression, les a à
chaque fois trahis. Cette trahison peut ne pas être ici comprise et acceptée parce qu’elle est justement due à un
manque, voire une absence de maturité citoyenne et politique. A l’arrivée des FAN (Forces Armées du Nord) le 7 juin
1982, le Tchad a eu la chance de repartir sur des nouvelles bases. Les Tchadiens devaient certes remercier Hissein
Habré et son organisation de la libération, mais ils devaient aussi et surtout exiger un nouveau départ.
Malheureusement pour ce « formidable pays », comme dirait quelqu’un, le peuple a accepté, voire encouragé que le
vainqueur soit le seul dépositaire du pouvoir. Petit à petit, Habré s’est débarrassé de ses anciens amis, a mis
en place son impitoyable DDS (Direction de la Documentation et de la Sécurité) et a hissé l’ethnie Gorane au-dessus
des autres, le tout sous-tendu par une implacable dictature
Il a fallu une autre révolte des Hadjaraïs pour que le 1er décembre 1990, le MPS (Mouvement Patriotique du Salut) d’Idriss
Déby vienne à bout du système Habré. Les Hadjaraïs ont consenti des sacrifices humains et on une fois de plus
donné la chance au Tchad de repartir sur de nouvelles bases. Mais une fois de plus, le peuple tchadien a raté la
coche. Le peuple se devait de saisir cette occasion pour bannir à jamais les systèmes d’Etat-ethnie. Mais il a
donné la possibilité à Deby de capitaliser le système Habré et d’y rajouter des ingrédients faisant de lui un
puissant mafieux invulnérable qui achète tout sur son passage.
[Conseil 2 : Deby a son talon d’Achille. Le connaître est une condition sine qua none pour venir à bout du bonhomme
et de son système. Et n’allez surtout pas croire que c’est Hinda ! Si on s’en tient au jeu de 52 cartes de Deby,
elle n’est pas une dame !]
Raison 3 : Le leader que les Hadjaraïs attendent n’est pas encore prêt.
Suite prochaine page semaine prochaine
AB. Djergué

12 février 1979, l’éclatement de la Guerre civile au Tchad
( 12 février 1979- 12 février 2006 cela fait 27 ans )
C’est à partir de 1979 que le Tchad a vraiment défrayé la chronique par le théâtralisme des chefs en guerre et
son cortège de massacre. Même si les causes immédiates de cette guerre peuvent se situer à cette époque, les causes
lointaines sont antérieures à la genèse de l’Etat tchadien. Elles sont d’ordre géographique, historique,
politique, et économique, on peut les considérer aujourd’hui comme des causes endogènes.
Le conflit tchadien est l’un les plus vieux et les plus cruels du continent africain. Les maladresses politiques n’expliquent
pas elles seules les fondéments de ce conflit. L’histoire pré-coloniale et la structure géographique de cet Etat
sont des caractéristiques de ce conflit qui dure jusqu’aujourd’hui.
Le 12 février 1979,peu après 10 heures 30 mn, un groupe d’élèves nordistes a fait irription dans une salle de
classe et a demandé au professeur d’arrêter le cours afin de leur permettre de diffuse un communiqué du CCFAN.
Certains élèves sudistes se sont opposés à cela. Alors la bagarre a commencé au sein de la classe puis s’est
généralisée dans la cour du lycée Felix Eboué. Les gendarmes qui assuraient la protection de la radio-tchad en face
de dit lycée sont intervenus juste pour séparer les batailleurs en tirant en l’air. Les soldats du CCFAN chargés de
la protection du premier ministre Hissein Habré à Sabangali ( non loin de la radio-tchad ) ont pris d’assaut le lieu
sous prétexte de venir en aide à leurs militants agressés. C’est ainsi que des tirs nourris ont été entendus au
sein du lycée pendant un temps puis les combats se sont intensifiés dans plusieurs endroits de la capitale tchadienne
d’une part entre les FAN et les FAT et d’autres part entre les paisibles citoyens.
D’une simple jacquerie le Tchad entrait ainsi dans une guerre civile qui durera deux ans. Après une trêve qui a
permis à qui des sudistes ou des nordistes de trouver refuge dans le quartier où les siens sont majoritaires, les
massacres ont commencé à N’Djaména.
Sur le plan militaire, les FAT au nombre de 3500 hommes à N’Djaména ont été tenus en échec par les FAN pour
plusieurs raisons:
- Les FAN recevaient de l’aide du détachement de l’armée francaise basée à N’Djaména.
- L’Ambassadeur de France au Tchad conseillait au général Malloum Président de la République, la modération dans
cette guerre.
- L’Armée Nationale Tchadienne ( ANT ) s’est désagrégée. Chaque soldat a choisi son camp.
- Le chef d’Etat major des armées, à l’époque le colonel Nguemourou n’était pas associé aux travaux
préparatoires de cette guerre, a refusé de donner l’ordre aux militaires d’entrer en guerre aux côtés de la
gendarmerie dirigé par à l’époque par colonel Kamougué qui était la seule unité de l’ANT à se battre contre
les FAN.
Le 14 février, Nguemourou a donné sa démission de l’Etat-major des armées. Il a été remplacé aussitôt par le
général Negué Djogo. Vu les divergence qui opposaient les frères sara et les Mbaï depuis le coup d’Etat du 13
avril 1975, le général Djogo ( qui est sara ) a adopté une position peu mitigée vis-à-vis de Kamougué.
Magré tout, Kamougué et ses troupes avaient une parfait maîtrise de la situation. La France a imposé un
cessez-le-feu entre les deux forces en présence. Cette interruption de combat a permis d’une part à l’armée
francaise d’acheminer le reste des soldats du CCFAN d’Abéché à N’Djaména et d’autre part aux autres
tendances du FROLINAT d’arriver dans la capitale afin d’apporter leurs aides à Hisseine Habré. Opération certes,
reussie, sauf le CDR de Ahmat Acyl a refusé son aide à Habré. Cette trêve a aussi permis aux cadres et officiers
sudistes de s’unir autour de Kamougué pour défendre les intérêts des sudistes. Ils ont formé le” comité de
Défence”et ils tenaient les quartiers sud de N’Djaména où les sudistes sont majoritaires. Les autres tendances du
FROLINAT tenaient aussi les quartiers nord de la capitale. Mais à la fin du mois, les combat ont repris de plus belle.
Vu la résistance que la gendarmerie a opposée aux forces du FROLINAT, la France, la Libye et le Nigeria soucieux de
cette tragédie ont privilégié la voie diplomatique. C’est ainsi qu’une serie de conférences s’est ouverte au
Nigeria afin de réconcilier les belligérants. La première, baptisée Kano 1 a eu lieu du 10 au 14 mars 1979 à Kano.
Après une longue négociation entre quatre tendances militaires présentes, on est parvenu à un accord.
Selon les clauses de cet accord, le dernier point a été appliqué à l’immédiat. Le général Malloum Président de
la République et Habré Prémier ministre ont effectivement démissionné de leur fonction. Le Nigeria a accordé l’asil
politique au général Malloum. Un gouvernement d’Union National de Tradition ( GUNT ) a été formé.
Goukouni est devenu le Président provisoir du Tchad. Kamougué qui s’est imposé à la tête des FAT est exclu de ce
gouvernement. Cependant le non respect des autres clauses de cet accord a entrainé au lendemain de sa signature la
reprise des combats à N’Djaména entre les factions armées. C’est ainsi que la deuxième conférance dénommée
Kano 2 a reuni les protagonistes tchadiens du 3 au 11 avril 1979 à kano. Onze tendances politico-militaires étaient
présentes. Goukouni a été démis de ses fonctions du Président de la République.
Lol Mahamat Choua ( actuel président de RDP ) est devenu le Président du GUNT et le général Negué Djogo le
vice-président, juste pour équilibrer les choses. Goukouni a occupé le poste de ministre de l’interieur et Habré
celui de la défence.
Avec l’envoi effectif des forces armées nigeriannes à N’Djaména après des violents combats entre les
belligérants, Kamougué a obtempéré à l’une des clauses de Kano 1 qui prévoyait le retrait de toutes les
fractions armées de N’Djaména. ( au moins 80 km de la capitale ). Certaines sources affirment qu’il a été
vaincu, d’autres soutiennent que c’était une stragedie pour lui permettre de s’organiser. C’est ainsi que le 15
avril 1979, Kamougué a quitté N’Djaména pour Moundou avec ses troupes. Derrière ce retrait se cachait aussi son
plan de partition du Tchad.
Pendant que les tentatives de réconciliation sont menées sur le plan diplomatique, le carnage est organisé sur
prèsque l’ensemble du territoire national. A N’Djaména, en trois semaines de combat, la croix-rouge a dénombré
4000 à 5000 morts ( militaires comme civils ).
Le retraite des FAT de N’Djaména a occasionné le départ des sudistes de la capitale tchadienne. Au même moment de
leur départ, les nordistes et les forces du FROLINAT qui avaient le contrôle effectif de la capitale ont organisé
très rapidement le pillage systématique de leurs biens et la poursuite de ceux qui se trouvaient dans les environ. Les
sudistes qui ont pu atteindre leur région natale en ont fait exactement comme ce qui se passait à N’Djaména. D’ailleur,
Thierry Lemoine avance un chiffre de 1000 nordistes tués dans les deux logones et le moyen-chari. Quant aux drames des
sudistes dans la zone septentrionale à notre connaissance, aucun document n’en fait mention , mais Alain Focca lors d’une
émission radio-diffusée ( RFI ) archives d’Afrique du 16 août 1997 reconnait que 350 officiers et sous-officiers
des FAT, tous prisonniers de guerre à Faya-Largeau ont été abattus nuitamment. De même après la chute d’Abéché,
tous les prisonniers de guerre et les civils sudistes qui s’y trouvaient ont été décimés.
Cette guerre avait effectivement pris une dimension nord/sud et musulmans/chrétiens dans certaines régions. Mais sur
le plan politique, cette facon de voir a été balayée d’un revers de main; car Ahmat Acyl leader du CDR qui est
arabe, nordiste et musulman a préféré soutenir Koumougué qui est sudiste et chrétien.
Beaucoup de cadres sudistes tels que Ousman Gam, l’un des cerveaux des opérations des FAN du 12 février 1979, le
capitaine Gouara Lassou à l’époque et le docteur Gali Ngotté ont préféré quant à eux de s’allier aux autres
Forces du FROLINAT à dominance nordistes.
Dans sa retraite de Moundou, Kamougué s’est autoproclamé président du sud. Ayant appris que Kamougué et les cadres
du sud s’organisaient en Etat, le gouvernement de N’Djaména qui considérait le sud comme une rébellion a décidé
d’envoyer des troupes au sud du pays pour étendre l’autorité de l’Etat. Dans l’enphorie et le délire de la
victoire, les forces du FROLINAT avaient la certitude que Kamougué était vaincu et qu’il fallait le poursuivre jusqu’à
sa retraite de Moundou. C’était l’occasion en or pour certains éléments du FROLINAT victimes depuis tant d’années
des injustices des sudistes d’aller leur régler leurs comptes. Après un moment de négociation avec les cadres du
sud en rébellion le ministre de l’interieur Goukouni Weddei n’a pas hésité à brandir des menaces en ces termes:
”au cas où ils persisteraient ( dans leur refus ), je crois qu’ils ne pourront pas résister, qu’ils seront tous
cramés et les survivants le regretteront”.
Goukouni a oublié que Kamougué disposait d’une bonne partie des éléments de FAT avec des armements nécessaires.
En plus de cela, Ahmat Acyl a opéré un rapprochement auprès de ce dernier. Ils ont uni leurs forces pour faire face
aux forces du FROLINAT. Ils recevaient l’aide nécessaire de la Libye pour leurs actions. Au lendemain de cette
déclaration de presse de ministre de l’interieur, les principales tendances armées du PROLINAT qui ont formé le
Front d’Action commune dénommé ( FAC ) ont convoyé leurs soldats dans la zone méridionale, principalement dans le
Mayo-kebbi sous la direction de Mbang Madi. Le 7 mai 1979, la ville de Bongor est conquise. De Bongor ils ont lancé l’offensive
vers l’ouest du Mayo-kebbi, la principale cible était Pala. Chose faite, de là ils s’assuraient qu’ils pourront
facilement atteindre Moundou. Etant des soldats mal formés, les Forces du FAC cambriolaient tout sur leur passage et se
comportaient dans cet esprit de haine comme des véritables colons.
La déclaration de Goukouni et la manière de faire des forces du FAC, MPLT, FAP, FAN… ) ont tiré certains cadres
sudistes de leur léthargie. C’est ainsi que le 10 mai 1979 le Comité Permanent, organe dirigeant le sud composé de
dix membre a été formé dont Kamougué s’est imposé à la fois comme chef politique et chef militaire. Pendant ce
temps, le gouvernement de N’Djaména renforcait la position de ses troupes à Bongor et à Pala par avion. Le 20 ami
1979, la grande offensive fut lancée contre Moundou par trois colonnes. Vers cette même date, les FAT qui s’étaient
déjà suffisamment organisées étaient eux aussi en route pour la reconquête de N’Djaména. C’est ainsi que le 21
et le 30 mai 1979, elles ont été tué cramé d’une part à Eré et d’autre part à Pala les soldats du FAC. C’était
donc la fin de l’aventure des forces du FAC dans la zone méridionale. Elles ont replié jusqu’à N’Djaména
laissant ainsi toute la zone méridionale entre les mains de Kamougué.
Face à cette situation, une troixième conférance dénommée Lagos 1 a reunie les frères en guerre à Lagos au
Nigeria du 26 au 27 septembre 1979. ce fut encore un échec car les intérêts de la France, du Nigeria et de la Libye
divergeaient. Sur le terrain, le Tchad était partagé entre huit ( 8 ) tendances armées plus quelque partis politiques
à N’Djaména.
1-Forces Armées Tchadiennes ( FAT ) de Kamougué oppérait dans les deux logones, Mayo-kebbi, moyen-chari, et tandjilé.
2-Conseil de Commandement des Forces Armées du Nord ( CCFAN ) de Hisseine Habré contrôlait totalement le Batha,
biltine et le Ouaddai.
3- Forces Armées Populaires ( FAP ) de Goukouni Weddei se trouvait dans le BET et le Kanem.
4- Conseil Démocratique Révolutionnaire ( CDR ) de Ahmat Acyl oppérait dans la moitié de batha, chari-baguirmi et le
guéra.
5- 1ère Armée ou Front populaire de Liberation du Tchad ( FPLT ) de Mahamat Abba seid se baladait entre le salamat, le
guéra jusqu’à Bokoro dans le chari-baguirmi.
6- FROLINAT Volcan de Abdoulaye Adoum Dana, est dans la moitié du chari-baguirmi.
7- Mouvement Populaire de Liberation du Tchad ( MPLT ) de Aboubakar Abdermane se touvait dans le Lac.
8- Forces Armées de l’Ouest ( FAO ) ou 3ème Armée de Moussa Medela se trouvait également dans la moitié du lac.
9- FROLINAT –Originaire de docteur Abba sidick politiquement se trouvait à N’Djaména tout comme
PROLINAT-Fondamental de Hadjero Senoussi et Union Nationale pour la Démocratie ( UND ) de Facho Balam.
Chacun gérait et administrait sa zone à sa manière. Les tractations politiques étaient constantes afin d’amener
les tchadiens à reprendre leur vie communautaire d’avant 1979. C’est pourquoi la dernière tentative a été la
deuxième conférence de Lagos dénommée Lagos 2 tenue le 11 novembre 1979 au nigeria. L’une des clauses importantes
de cette conférence est la désignation de Goukouni comme président du GUNT et Kamougué comme vice-président. Mais
le GUNT sera vite confronté à d’énormes difficultés à cause de:
- sa division en onze tendances sur des bases ethniques, régionales et tribales.
- Hisseine Habré dont de devenir le président du Tchad était un rêve ne se lassait de brandir des menances au sein
du GUNT.
- la France et les Etats-unis n’appréciaient pas tellement la politique de Goukouni.
- l’attachement de Goukouni à la Libye sapait sa politique nationale et internationale.
Profitant de toutes ses difficultés, l’instigateur Habré a déclenché la deuxième bataille de N’Djaména le 21
mars 1980. les premiers combats opposaient les FAP et les FAN. Après une concertation, les autres tendances armées ont
décidé de s’allier aux côtés de Goukouni même Acyl et Kamougué qui étaient tous contre Goukouni.
En ce temps là, les principaux leaders qui disposaient des troupes sur le terrain étaient: Kamougué 11000 hommes,
Goukouni 9000 hommes, Habré 11000 hommes et Ahmat Acyl 3500 hommes ( parmi lesquels beaucoup n’ont pas des armes à
la main ).
Nul ne doute que l’armée francaise basée à N’Djaména n’a manqué d’apporter son soutien à Habré. Face à
tout ce qui se tramait entre Habré, la france et les Etats-Unis, le GUNT à son tour a signé un accord de coopération
militaire avec la Libye précisement le 5 juin 1980. Au terme de cet accord, la Libye est entré officiellement en
guerre aux côtés de GUNT le 18 novembre 1980, avec au moins 2500 hommes, 200 chars de combats et des avions de chasse
de marque Tupolev 22 ont été mobilisés par le Guide de la Révolution Libyenne.
C’est ce qui a permis aux principaux forces unies autour de Goukouni de serrer l’étau pour briser la résistance de
CCFAN. Alors, 10000 obus ont déversés sur la position des FAN et partout dans la ville de N’Djaména en trois jours
de combats.
Cela a contraint Habré et ses soldats à quitter la capitale tchadienne le 15 décembre 1080 pour se refuger à
Haramkolé à la frontière soudanaise.
Pendant neuf mois de combat, la population N’Djaménoise venait de vivre encore un des moment les plus difficiles de
son histoire. La croix-rouge a dénombré au moins 1000 à 1500 morts pendant cette guerre. Mais il faut le dire ce
chiffre est loin de la vérité.
Ansi se présente d’une manière générale la situation que notre pays le Tchad a connu de 1979 à 1980. Après la
défaite de Habré de la capitale, tous les tchadiens croyaient que le Tchad avait désormains rompu avec la guerre.
Cependant, cet espoir sera vite décu car le pouvoir d’arrêter ou de faire la guerre nous semble que ne dépend pas
trop des tchadiens eux-mêmes, il y a toujours la main étrangère. C’est ainsi qu’en janvier 1982, les Americains,
Francais, et OUA actuel UA ont réarmé Habré qui, en six mois de combat a renversé le GUNT…
Le 7 juin 1982, il s’est emparé du pouvoir. Beaucoup d’auteurs s’acharnent à dire que ce fut la fin de la guerre
civile au Tchad. A notre humble connaissance, c’est une fin théorique car s’est après 1982 que commencera la
véritable guerre civile qui n’a jamais dit son nom au Tchad. La preuve en est que jusqu’aujourd’hui la guerre
continue au Tchad.
Le 7 juin 1982, Habré s’est installé au pouvoir. Son objectif est enfin atteint. Pendant huit ans, l’homme fort de
CCFAN règnera en Dieu sur le Tchad avec son parti unique UNIR.
Mais le 1ère décembre 1990, il est détrôné par son ex-chef d’Etat-major aux Armées, le colonel Idriss Déby.
Pour que le Tchad n’offre plus jamais au monde du 21 ème cette triste réalité d’un pays soumis à l’abitraire
de ses gouvernants, il faut que l’homme politique à qui incombe le destin de ce pays sache que, ”être homme
politique, c’est exercer le pouvoir selon les règles et la science qui font que l’on est tour à tour gouvernant et
gouverné”
Il faut que le dialogue soit l’arme du politique car la véritable paix ne s’instaurera au Tchad que par des
tchadiens eux-mêmes et sous la base de leurs rencontres autour des débats franc pour se pardonner réciproquement et
regarder tous vers l’avenir.
Gaya – Ple Seïd
bitkine2002@yahoo.fr

Ong, attention à ces "philanthropes" de type nouveau spécialisés dans
la vente d'illusions
C'est connu, maintenant, les Ong sont devenus un phénomène de mode. Elles se comptent par centaine dans nos
différents pays et investissent tous les secteurs du développement. Leurs activités juteuses sont tellement tentantes
qu'une nouvelle race d'affairistes s'y professionnalise. Des fonctionnaires retraités à la recherche de moyens
financiers pour terminer leurs vieux jours, aux déçus des partis politiques en quête de renommée, des ligues de
droit de l’homme nébuleuses, en passant par les "experts et consultants" de toute sorte et tout acabit,
tout y passe.
Contrairement aux déclarations qu'ils font au moment de la création de leurs structures, beaucoup parmi les
dirigeants d'Ong s'adonnent à des activités autres que celles pour lesquelles ils sont autorisés à exercer s'ils ne
passent pas leur temps à spolier les populations que leurs organisations sont censées appuyer. Si certaines Ong ont
fait leurs preuves dans l'encadrement du développement à la base et dans la mobilisation des ressources pour aider les
populations à la quête de mieux être, d'autres, par contre, usent de subterfuges et de manèges pour, uniquement,
vivre de la situation ou de l'état de ces dernières. Qu'il s'agisse de paysans, de pauvres, des défavorisés ou
autres malades, ces sangsues n'hésitent devant aucun moyen de séduction voire de persuasion pour se positionner en
porte-parole des populations qui souvent ignorent tout de leurs agissements.
Dans le lot des victimes, les handicapés figurent en bonne place s'ils ne constituent pas simplement le terreau
fertile de ces "philanthropes" de type nouveau spécialisés dans la vente d'illusions. En effet, elles sont
nombreuses ces Ong venant ou ayant des connexions dans les pays arabes, européens ou américains qui investissent le
secteur des handicapés qu'elles se proposent d'aider à sortir de leur situation de mendiants, de marginalisés,
d'ignorants ou de pauvres. En plus de l'aide publique au développement dont elles utilisent la plus grande partie pour
les frais de fonctionnement (gros salaires, villas, véhicules luxueux, voyages, téléphones, ...etc.), ces Ong
excellent surtout dans la collecte des moyens privés en Amérique, en Europe ou en Orient que les destinataires ne
voient jamais.
Leurs responsables que nous avons identifiés comme les véritables handicapeurs développent ce que nous appelons la
stratégie de la caméra qui consiste à filmer les handicapés dans les rues ou dans des situations de dénuements à
leur insu pour ensuite les montrer à leurs bailleurs de fonds qui, aussitôt, par solidarité remettent de gros chèque
dans le but d'aider à la réalisation de programmes de prise en charge. Une fois revenus au bercail, les poches
remplies, ils sortent une infime partie de cet argent pour saupoudrer.
Combien de fois a-t-on vu des responsables d'Ong enturbannées ou cravatés distribuer quelques morceaux de sucre, de la
viande ou des cadeaux à l'occasion du Ramadan, de la Tabaski ou de Noel, toujours sous l'oeil vigilant du cameraman ?
Et chaque fois ce sont les pauvres et les handicapés dont on insiste sur la nature du handicap qui sont ainsi montrés
et exploités. D'autres Ong sont animées par le même désir de se sucrer sur la manne que sont les handicapés, ont,
quant à elles, d'autres tours dans leur sac. Si ailleurs on exploite les images des handicapés en mettant en exergue
leur infirmité, ici c'est plutôt dans l'organisation de séminaires, de conférences ou autres rencontres
prétendument destinés à la recherche de la paix qu'on trouve moyen à s'enrichir. N’est ce pas MM Abdallah TAHA et
Oumar MALLOUM ?
Le manège est simple, on concocte un thème à la mode "Lutte contre la pauvreté, nouvelle technologies de
l'information et de la communication, renforcement des capacités, dialogue politique ...etc."; on identifie un
bailleur de fonds qui s'intéressent à la question et le financement tombe sans que l'on daigne impliquer ou requérir
le consentement des populations pour lesquels ils parlent. Qui les a délégués d'ailleurs ? Pourtant ceux là
n'ignorent pas que les populations sont organisées en associations et savent bien ce qu'ils font. Les contourner dans
ces cas, équivaut à les spolier. Ni plus, ni moins. L'adage ne dit-il pas que tout ce qui est fait pour toi sans
toi est forcément fait contre toi ?
Les handicapés en particulier et les pauvres en général doivent refuser de servir de faire valoir pour légitimer
des actions dont les auteurs ne sont mus que par le gain. S'ils doivent participer, ils doivent le faire activement et
non passivement. Dans cette situation, l'Etat aussi est interpellé. En plus de la mobilisation des populations contre
ces Ong et de la vigilance des bailleurs de fonds, l'Etat doit intervenir sur le terrain pour assainir le milieu des Ong
et mettre ces parasites hors d'état de nuire. Il y va de sa crédibilité et de celle du pays tout entier.
Mahamat Abakar
Mahamat.abakar@caramail.com
N’djaména - Tchad

Tchad : Quel sera le sort des politico-militaires tchadiens, après le sommet de Dakar du 09
août?
Le Président Sénégalais, Me Abdoulaye Wade, qui se dit mandataire de la Communauté internationale, va pour une
nouvelle fois, patauger comme, il l’a fait en Côte d’Ivoire, pour tenter de remmener à des meilleurs sentiments,
Idriss Deby et Oumar Hassane El-Bechir.
Après l’échec de la rencontre de Tripoli, de 2005, dont les recommandations n’avaient eu d’effet escompté
concret sur le terrain, le sommet qui s’ouvre à Dakar, le 09 août, se fixe comme objectif, d’apaiser et de
désamorcer, la tension entre le Tchadien et le Soudanais, dont les rapports se sont dégradés puis gelés, après la
remarquable percée des rebelles Tchadiens du Fuc, du venus de l’Est, le 13 avril dernier. Lesquels ont failli opérer
le changement politique qu’attend le peuple tchadien, n’eût été l’intervention de l’armée française, qui a
secouru, le régime tchadien d’Idriss Deby.
Pour nous qui sommes fervents et sympathisants inconditionnels des mouvements rebelles tchadiens et faisons du
changement au Tchad, notre credo, ce sommet de Dakar, revêt un caractère compromettant, parce qu’il risque de
sceller en terme d’avenir militaire le sort des forces en lutte les armes à la main. Car il s’agit ici d’un vaste
complot qui a commencé par la visite à Khartoum du Sénégalais, Wade, très connu, désormais de tous pour ses
agissements de prendre sur sa poitrine et de résoudre tous les problèmes du continent et au dé là du monde. Mais
aussi de la venue à Ndjaména d’Oumar El-Bechir pour l’investiture d’Idriss Deby. Telles sont les preuves qui
fondent notre inquiétude, sur ce que l’on veut faire de la rébellion au Tchad et du peuple tchadien. Nous ne doutons
plus, que les gens veulent mettre en quarantaine la résistance armée, après avoir neutralisé l’opposition légale.
Si d’un côté le sommet de Dakar, nous fait de souci, il va sans dire qu’il galvanisera les factions armées à s’unir
pour mener des actions militaires concertées et intensifiées par des offensives tous azimuts sur les troupes d’Idriss
Deby. D’autant plus qu’il ne leur reste que ça pour se faire entendre et mettre devant un fait accompli, la
communauté internationale qui se désintéresse de la situation politique au Tchad.
C’est pourquoi, nous nous trouvons de nouveau face à un défi, que nous impose la communauté internationale, qui a
pourtant montré ses limites pour avoir échoué sur toutes les lignes en Côte d’Ivoire.
Nous sommes donc conscients que l’initiative du sommet de Dakar, est une manigance de l’Elsyée, qui souhaite
installer Idriss Deby, pour une durée indéterminée, malgré les contestations populaires.
Face à cette nouvelle réorientation politique, nous sommes loin d’être découragés, bien au contraire, et sommes
de cœur avec les politico-militaires tout en leur apportant notre soutien indéfectible, de même qu’au peuple
tchadien, dont le destin, est désormais mis en péril, nous exprimons toute notre compassion, eu égard à l’indifférence
internationale face à son drame.
De ce fait, nous en appelons à la solidarité républicaine, toute l’opposition politique démocratique, la société
civile et les citoyens Tchadiens, pour une mobilisation nationale, afin de dénoncer, le sommet de Dakar, qui n’est
autre qu’une œuvre pilotée par Jacques Chirac, via Abdoulaye et l’Union africaine, pour légitimer, le pouvoir d’Idriss
Deby, comme ce qui se passait au Togo, où Faure Eyadema, était légitimé et se trouve actuellement en phase d’être
maintenu progressivement au pouvoir.
Saluons en passant la mobilisation de la diaspora tchadienne des États-unis, pour son initiative d’organiser l’illustre
manifestation pour exprimer sa désapprobation contre l’investiture d’Idriss Deby, une façon très claire d’interpeller
la communauté internationale sur l’avenir politique du Tchad sous le régime actuel. Aussi invitons-nous les autres
communautés tchadiennes à l’étranger à faire de même et autant, de sortir de leur léthargie pour poser des actes
citoyens, susceptibles d’attirer l’attention de l’opinion internationale, sur ce qui va advenir au peuple tchadien
après ce sommet du 09 août.
Il va donc du résultat de la mobilisation des Tchadiens pour contrarier les visées de Me, Abdoulaye Wade, Jacques
Chirac, Oumar Hassane El-Bechir et Idriss Deby, qui trouvent en ce sommet de Dakar, un podium pour se concerter, se
liguer en vue de liquider les mouvements rebelles Tchadiens.
Par Makaila Nguebla
Activiste pour le Changement Politique
Et la Résistance Citoyenne.
Diaspora Tchadienne.
Membre de la rédaction d’Alwihda.

Est-ce le début de l’engagement des étudiant dans la rébellion ????
Après la désertion massive des officiers gouranes dans le rang de l’armée et de la police nationale, le
régime sanguinaire et mafieux d’idriss Deby vient d’essuyer un nouveau revers plus important.
En effet, un groupe d’une dizaine des jeunes étudiants en majorité issue de la communauté Gorane vivant en
France, vient de rejoindre la rébellion de l’est du Tchad. On peut citer entre autres :
- Hissein Tahir souguimi
- Mahamat Issa halikimi
- Mahamat moussa Ali
- Issaka Goukouni Adoum
- Djibrine Moustapha
Après l’entrée en rébellion de l’ancien Ministre de la défense Mahamat Nourri, cette prise de position,
particulièrement, des jeunes issues de la communauté Daza (Naworma) constitue un nouveau coup dur pour le régime de
Deby.
Fidel à sa stratégie de manipulation des différentes communautés, Deby cherche à manipuler les Daza depuis qu’il
a été lâché par les siens. Il leurs octroie quelques subsides et autres responsabilités sous-fifre, pour qu’ils
oublieraient l’assassinat du plus cèlèbre d’entre eux : l’illustre président fondateur du MDD, Al hadj Goukouni
Guet a été lâchement exécuté par Idriss Deby en personne dans son bureau en février en 1992 après son extradition
du Nigeria.
Cette prise de conscience courageuse et exemplaire au sein de la jeunesse instruite qui ne se sentait plus soumise aux
pesanteurs socio ethniques et aux calculs mercantiles, mérite non seulement d’être salué et encourager mais,
également d’être suivi. D’ailleurs, selon certaines sources proches du milieu estudiantin en France, d’autres
groupes sont sur le point de prendre le même chemin.
Robespierre n’a t il pas raison d’affirmer que « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection
est pour le peuple le plus sacré et le plus indispensable des devoirs ? »
Les jeunes Goranes à la rébellion ! Les jeunes Zagawa en prison ! On se demande sur qui Deby espère t il s’appuyer
pour conserver son pouvoir, quand on sait que 70% de son armée est composée des militaires issues de ces deux
communautés.
Le comportement actuel de Deby est bizarrement comparable à son lointain prédécesseur F. Tombalbaye. Ainsi on ne peu
se tromper si on tire la conclusion selon laquelle « les mêmes symptômes produisent les mêmes effets »
Abba Mahmoud
Abbamahmoud2@yahoo.fr

Tchad : Idriss Deby, valétudinaire ne peut présider la destinée du pays.
Depuis quelques années, il est de notoriété publique tchadienne, africaine et internationale qu’ Idriss Deby dont l’état
de santé est précaire et chancelant, est évacué trimestriellement dans des hôpitaux en France ou dans d’autres
pays pour suivre des traitements médicaux ou être aux rendez –vous de ses médecins.
Selon, les sources d’informations qui circulent dans la capitale tchadienne et qui nous parviennent , Idriss Deby
souffrirait des malaises depuis son retour du sommet de l’Union Africaine de Banjul et ne se trouverait pas
présentement à Ndjaména.
Cette instabilité récurrente de l’état de santé d'Idriss Deby préoccupe énormément sa famille, son entourage
politique et l'ensemble du peuple tchadien. Pour ce fait, nous nous joignons aux autres pour exprimer notre profonde
inquiétude sur les risques éventuels qui pèsent sur la continuité de l'Etat en cas de vacance de poste du président
de la République.
Le problème ici, dans cette situation, ce que personne à l'exception de ses médecins, ne sait exactement quelle est
cette maladie inconnue qui ronge à petit feu Idriss Deby ?
Pour se maintenir au pouvoir, Idriss Deby a eu recours à une reforme constitutionnelle en juin 2005,pour organiser une
simulacre élection présidentielle en avançant des arguments spécieux sur un hypothétique vide juridique
constitutionnel faute de scrutin du 03 mai dernier n'ait lieu.
Aujourd'hui, nous assistons à une situation d’incertitude totale, car les évacuations sanitaires d’Idriss Deby
sont devenues intempestives et imprévisibles. Sa sortie médiatique sur Rfi a nourri autant de spéculations à tous
les niveaux des sensibilités sociopolitiques tchadiennes.
Idriss Deby, déjà illégitime aux yeux de l’opposition tchadienne et de la société civile suscite pour une
nouvelle fois d’interrogations aux Tchadiens. Lesquels se demandent, que va-t-il se passer en cas de vacance du
président de la République ?
Les uns prévoient un scénario comme au Togo, où Brahim serait intronisé président pour succéder à son père, d’autres
voient Daoussa Deby, assurer la relève. Personne n’a songé au Président de l’Assemblée nationale, Nassour
Guelendoussia ni au Premier ministre,Pascal Yoadjimadji, relégués aux rangs de « faire-valoir ».
Compte tenu de toutes ces questions qui hantent et surchauffent les esprits des citoyens Tchadiens qui ne savent y
trouver des réponses appropriées, nous estimons qu’il serait souhaitable que les gens adoptent un profil prudent et
d’avant-gardistes face à l’évolution de la situation actuelle.
Pour notre part, nous nous déclinons de toutes responsabilités pour avoir signalé la persistance de la dégradation
de l’état de santé d’Idriss Deby et les risques pernicieux qu’elle entraînerait pour la nation tchadienne, si
aucune mesure n’est prise au préalable. Que demain, l’on ne nous dise, on ne sait pas que la situation prendrait
une tournure aussi gravissime et compromettante pour le Tchad.

Tchad : L’interview négociée d’Idriss Deby sur Rfi est à décortiquer.
La Radio France Internationale ( Rfi), dont les correspondants et envoyés spéciaux , les uns comme les autres sont
soit intimidés, refusés de lettre d’accréditation ou carrément expulsés pour être indésirables dans certains
pays, risquerait d’être le prototype d’une radio influençable et contestée qui perdrait sans nul doute son
auditorat africain à majorité francophone lassé et agacé.
Tout laisse à croire aujourd’hui et maintenant, pour une nouvelle fois que l’interview d’Idriss Deby sur Rfi
donne l’impression d’être négociée et est à décortiquer à notre niveau.
S’il y a lieu des reproches à faire à Rfi dans cette pour son interview,ce que le Tchad à l’heure actuelle se
trouve dans une impasse absolue sans issue où Idriss Deby est justement indexé comme le « verrou » d’une gestion
sociopolitique désastreuse et totalement bloquée.
Celle-ci, devrait paramétrer certains éléments pour donner une dimension proportionnelle à la gravité du contexte
politique tchadien. Pour que l’ensemble des revendications politiques du peuple soient contournées et soulevées.
Or, nous avons assisté à une interview où beaucoup de questions n’ont été posées, pour être esquivées et
occultées aux goûts de Deby, bénéficiaire d’une mansuétude de l’Elysée derrière lui.
Parmi, les questions qui n’ont pas été évoquées se trouvent entre autres ; la rupture et le refus du dialogue
politique entre Idriss Deby, l’opposition démocratique, la société civile, les politico-militaires, le scrutin
présidentiel controversé du 03 mai dernier et l’illégalité d’Idriss Deby, le conflit armé actuel et la grogne
sociale.
Nous avons écouté sur les antennes de Rfi, Idriss Deby, épuisé, fatigué et stressé. Et sommes surpris d’entendre
Deby dire que le Tchad mettra à la disposition du Sénégal tous les moyens nécessaires pour l’aider à organiser un
procès Habré qui risquerait en premier lieu de l’éclabousser. Car, les gens s’y préparent ardemment à prouver
à tous les niveaux sa responsabilité dans les atrocités reprochées à Hissène Habré.
Nous nous demandons, comment un pays comme le nôtre sous perfusion et tributaire d’aides extérieures puisse disposer
et mobiliser des moyens pour venir en aider au Sénégal ?
Encore,comment Idriss Deby se permet-il de dire que l’Afrique doit lutter contre l’impunité alors que son régime
incarne à la fois l’arbitraire et l’impunité ?Autant des questions hantent nos esprits.
Tout ce que nous pouvons dire de cette interview d’Idriss Deby avec Jean Karine Fall, ce que la politique africaine de
l’Elysée compromet la carrière professionnelle des paisibles journalistes Français exposés désormais à d’innombrables
risques d’exercices de métiers.
Et enfin, nous pouvons retenir et conclure que Rfi nous a déçus et Idriss Deby est toujours et encore loin de nous
convaincre à tous les niveaux.
Par Makaila Nguebla
Activiste Pour le Changement Politique
Et la Résistance Citoyenne.
Diaspora Tchadienne.
Membre de la rédaction d’Alwihda

Armement: "Un avion capable d'être armé
livré au Tchad" (Basler Zeitung); "Les usines Pilatus livrent des PC-9 au Tchad" (Neue
Zürcher Zeitung); "Exportation d'armes: la Suisse joue avec le feu en Afrique" (Tribune de Genève):
la presse revient sur une enquête de la télévision suisse italienne selon laquelle le Conseil fédéral a autorisé
le fabricant Pilatus à exporter trois avions PC-9M vers le Tchad, information confirmée par le Secrétariat d'Etat à
l'économie (Seco). Ce dernier, "qui délivre les autorisations d'exportations, assure que les avions seront
utilisés pour former les pilotes tchadiens", relève la Tribune de Genève qui ajoute cependant que
"selon des experts, ils peuvent être armés pour bombarder les lignes rebelles". Ce quotidien rappelle la
situation du Tchad "pays au centre d'une région instable", la proximité de la région soudanaise du Darfour
et de la République de Centre Afrique et l'insécurité intérieure à la suite du coup d'Etat déjoué en mars dernier
contre le Président tchadien Idriss DEBY. La Basler Zeitung et le Bund (AP), qui reviennent sur
l'information, indiquent que le Conseil fédéral s'est penché sur cette autorisation d'exportation lors d'une séance
en juin dernier et que la Conseillère fédérale Micheline CALMY-REY, Cheffe du DFAE, se serait prononcée contre, mais
qu'elle était en minorité dans le gouvernement collégial. Ce quotidien rappelle que le Tchad possède depuis quinze
ans deux avions d'entraînement PC-7 et ne les a jamais utilisés à des fins militaires. Par ailleurs, l'AP fait part
de l'indignation de la Présidente de la Commission de la politique de sécurité, la Conseillère nationale socialiste
zurichoise Barbara HAERING, qui a qualifié de "cynique" l'attitude de la Suisse face aux menaces de
guerre civile dans la région

Tchad : Que le Quai d’Orsay nous envoie des diplomates Français dotés d’éthique et
de déontologie !
L’interview de Ngarledji Yorangar, Président de la Fédération Action pour la République (FAR), réalisée par le
journal, le Temps, publiée sur le site, Alwihda, relance sérieusement la question d’éthique, de la déontologie et
lève le voile sur le rôle que doivent assumer réellement les ambassadeurs Français accrédités dans notre pays et y
compris dans d’autres pays africains.
Après avoir lu du fond en comble cette interview, nous avons nettement cerné, que les diplomates Français successifs
ont franchement posé d’énormes difficultés au député fédéraliste Tchadien, pour avoir eu maille à parti avec
eux durant ces seize années du règne tyrannique d’Idriss Deby. Ces démêlées attestent les rapports conflictuels
continuent et souvent orageux qui opposent M. Yorongar, émanation réelle des aspirations populaires tchadiennes au
personnel du ministère des affaires étrangères français.
Aussi- aimerions-nous dire que si aujourd’hui, au Tchad, la presse est étroitement surveillée et mesurée, l’opposition
atomisée, la démocratie complètement étranglée, c’est justement à cause de ces diplomates Français, dont nous
déplorons le comportement et les frasques en terme d’éthique et de déontologie, à qui incombe l’entière
responsabilité pour avoir cautionné, ce que l’on peut qualifier sans hésiter du « drame tchadien».
Il est aussi impérieux de tirer actuellement, toutes les conséquences suscitées dans notre pays par la présence de
ces ambassadeurs Français postés par le Quai d’Orsay, issus, généralement des formations policières et du milieu
des services des renseignements français. Ils alourdissent péniblement les rapports de coopérations entre le Tchad et
la France
Pour éviter à ce que la situation ne prenne une allure compromettante entre ces deux pays, il est, souhaitable que la
nomination d’un ambassadeur de France dans notre pays, obéisse, désormais à un certain nombre de critères admis de
façon consensuelle, concertée, entre le Quai d’Orsay, d’une part et le Tchad d’autre part, avec l’approbation
de l’opposition et des membre de la société civile tchadienne.
Si jamais, nos préoccupations et suggestions ne sont prises en compte, pour remédier à cet
épineux problème, nous allons continuer de voir demeurer pour longtemps, cette empoisonnante question, obscurcir
indubitablement le terrain diplomatique et distendre les rapports entre les Tchadiens et Français.
Par Makaila Nguebla
Activiste pour le Changement
Politique et la Résistance
Citoyenne.
Diaspora Tchadienne.
Membre de la rédaction d’Alwihda.

" Evitons les sujets qui fâchent les Hadjaraïs "
Les événements politiques tchadiens ont été pratiquement analysés sous leurs principaux aspects; toutefois les
analyses liées aux contradictions inter-ethniques et religieuses font souvent défaut; ces problèmes ont été
prèsque toujours volontairement passés sous silence par les principaux acteurs malgré le rôle déterminant qu'ils
ont revêtu dans ces événements.
Nous constatons, sans regrets, qu'en dépit des facteurs humains très favorables à son développement, la Prefecture
du Guéra connait un grand retard dans ce domaine. Cette situation tient à des causes dont le diagnostic fait
apparaître une grande responsabilité des certaines personnes...
Nous n'acceptons pas que l'on tente de nous berner en laissant croire que certaines personnes créent des adresses
E.mails et écrivent en anonymat comme AB.D ou encore vient de s'ajouter un article de B. Gagué, sur les sites au nom
des Hadjaraï.
L'absence de toute volonté politique pour trouver de véritable solution à la crise tchadienne, l'existence de centre
de décision clanique antagonistes au niveau du pouvoir comme de l'opposition sont les obstacles fondamentaux qui
bloquent actuellement la recheche d'une solution politique et militaire...
Nous voudrions attirer votre attention sur le fait que le comportement des certsines personnes est anormal et qu'ils
jouent à un jeu très dangereux en évoquant dans leur article un problème communautaire que la nouvelle génération
combatte.Ils veulent à tout prix mettre aux prises les differentes communautés du Guéra.
Mais pourquoi un tel acharnement contre une population qui ne demande qu'à vivre en paix.
Les choses sont claires: ceux qui passent le clair de leurs temps à fomenter des complots contre les Hadjaraï entre
eux et veulent créer un incident qui ouvrirait alors la voie à un désordre du genre de celui que le pays a connu dans
son passé recent. Il s'agit de personnes en mal de charisme et sans attache populaire réelle qui espèrent par le
forfait qu'ils ourdissent, refaire leurs images ternies par tout ce que le Guéra a connu comme vicissitudes de
l'histoire.
Ces politiciens véreux poussent des paisibles citoyens à s'affronter. Mais qu'espèrent-elles gagner de la
déflagration générale qui s'en suivra ? Difficile de le savoir. Ce qui est certain, c'est que leurs théories
fumenses cachent mal des intentions pour de moins malveillantes et totalement étrangère aux intérêts des groupes
qu'ils prétendent défendre. Les véritables inspirations des auteurs de ces articles se sont démasqués eux-mêmes.
Les deux compères sont souvent ensemble pour fomenter leurs complots pour destabiliser et surtout chercher à
connaître la possition exacte des Hadjaraï par rapport aux mouvements de ce dernier temps, jusqu'ici le regime d'Idriss
Deby ignore exactement la possition des Hadjaraï.
Si non pourquoi écrire en anonymat si réellement l'on lutte pour la paix au Tchad!
L'article a pour but unique de dénoncer certaines manières d'agir et d'attirer l'attention sur une situation par trop
sclérosante et dangereux et de susciter un changement de comportement responsable chez les uns et les autres, l'objetif
final étant de créer les conditions d'un esprit harmonieux dans l'entente et le respect des hommes et des valeurs.
C'est dire que cette nouvelle génération des jeunes du Guéra, aux comportement exemplaires, a de tout temps su
éviter les querelles inutiles qui émaient les rapports quotidiens entre les agents de renseignement du regime d'Idriss
Déby Itno et les autres. C'est pourquoi nous avons initié à créer une association des jeunes du Guéra, en abrégée
A.J.E.G. Cette association a vu le jour le 17 Novembre 1996. Elle a but principal consolider l'unité régionale la
solidarité tout en privilegiant l'entente et l'union entre tous les jeunes du Guéra. Surtout combattre tout esprit de
sectarisme, de tribalisme et de confessionalisme et contibuer au développement socio-économique du pays et de la
region du Guéra em particulier.
Cette génération est consciente des problèmes que rencontrent les jeunes du Guéra, elle est soucieux de développer,
d'entretenir et d'ameliorer un esprit de comprehension de solidarité et de fraternité entre tous les jeunes du Guéra.
Nous devons construire, vivre et reflèchir de manière plurielle et dynamique pluralité des cultures et des
identités.
Après analyse de tout ce qui prècède, sur les differents sites, nous sommes arrivés à la conclusion suivantes:
- Quelles sont les ambitions des auteurs des articles écrits sur la population du Guéra ?
- Ont-ils un intérêt en voulant à tout prix pousser cette population à faire une insurrection ?
Quant on sait que Hissein Habre a utilisé les Hadjaraï contre les Hadjaraï et c'est exactement au regime actuel, ce
jeu est compris par cette population depuis très longtemps.
Face à cette situation, le moment est à la reflèxion, à la médiatation pour contre carrer toute action néfaste
susceptible de déstabiliser notre Guéra.
Bonne comprehension
Gaya - Ple Seïd
bitkine2002@yahoo.fr
Tel:+4748127122

Tchad : la situation se complexifie, l’incertitude plane-t-elle sur le Fuc ?
Comme vous pouvez le constater avec nous depuis quelques jours au regard du climat militaire qui prévaut à l’Est du
Tchad, les sympathisants de l’opposition armée tchadienne vivent angoissés,stressés et voient leurs espoir
diminuer, s’éteindre puis se fondre comme une neige au soleil. Commandés par un esprit de lucidité et de probité,
nous sortons de notre réserve pour apprécier la gravité de la crise.
En effet, le Front Uni pour le Changement Démocratique au Tchad ( FUCD) est frappé de plein fouet par un séisme
politique d’envergure semblable à une fracture profonde qui crée une grave frayeur à tous les niveaux. Nous prenons
le soin de rappeler que les offensives militaires manquées du 13 avril, ont donné libre cours à toutes les
interprétations et spéculations sur l’avenir du mouvement rebelle. Aujourd’hui, tout laisse à croire que les
choses se confirment avec ce que nous observons comme le vol en éclat du Fuc en terme de rupture entre le président et
son vice-président. Le tribalisme remporte pour une nouvelle fois sa victoire sur les objectifs politiques de l’opposition
au Tchad.
Tout d’un coup et sans retenue, les dirigeants du mouvement armé n’ont pu contenir leurs querelles intestines et se
sont livrés sans merci en étalant dans la rue et à la portée du commun de mortel leurs divergences souterraines de
façon à susciter l’incertitude totale sur une éventuelle cohésion. Car, les rapports se distendent et s’expriment
désormais en terme de méfiance considérable.
Pourquoi le Fuc est-il en arrivé à ce niveau?Nul ne peut prétendre détenir la vérité tellement que les versions
données par les uns et les autres sont complexes au point que nous n’arrivons pas réellement à cerner le nœuds de
la question. Qui a tort et a raison ? Personne ne sait !
Nous pensons qu’il est urgent de faire le diagnostic sur la chance de succès d’une rébellion comme la nôtre
repliée sur elle-même à l’Est du Tchad, immobiliste et écornée de diplomatie internationale. Pourtant, dit-on qu’elle
a ses représentants à l’extérieur,qui selon les uns se bornent à faire des théories et d’analyses sur la
situation politique du pays en se prélassant dans les appartements et autres salon huppés de l’occident, sinon pas
du tout aussi.
Il est souhaitable que les gens entament une campagne diplomatique pour se faire entendre au niveau africain et
international que de se cramponner aux interventions médiatiques.
Avec ce qui vient de se produire, le Fuc a donné amplement l’occasion au pouvoir de Ndjaména de se réjouir en
perdant une partie essentielle de son audience au niveau de l’opinion publique tchadienne, africaine et
internationale.
Selon nos sources d’informations, le régime d’Idriss Deby déjà intenable, gagne du terrain et s’organise au
niveau national et international.
D’abord, au niveau national ; pour redonner confiance au peuple tchadien face à la paupérisation, le pouvoir a
augmenté de 5% les salaires des fonctionnaires dans le but d’apaiser la grogne sociale à laquelle il est confronté.
Et vu qu’au Tchad, les gens se préoccupent peu de la politique, il est aussi probable qu’ils oublient vite leur
détresse, car une accalmie relative de leur amélioration des conditions sociales pourrait les dissuader et les emmener
t à être hostiles et réfractaires au changement politique enfin de compte.
Ensuite, au niveau international ; dans le cadre de son initiative de dialogue politique, le pouvoir de Ndjaména, est
entrain en liaison avec une Ong africaine de défense des droits de l’Homme pour l’aider à se tirer de l’affaire
en couvant l’aspect des violations des droits humains et lui redorer son blason auprès des partenaires
internationaux. Et surtout, lui faire une proposition de sortie de crise politique par la mise en place d’un pacte
républicain.
De plus, sur le plan militaire, selon des sources d’informations proches de la base sergent chef Adji Kossei, la
France aurait décidé de mater la rébellion tchadienne, fragilisée et affaiblie par la division interne pour laisser
la voie libre à une présidence à vie à Idriss Deby.
Face donc à la célérité des événements en cours favorables au régime de Ndjaména ; les rebelles Tchadiens
doivent leur survie ; soit à l’unité ou à l’extinction.
Que peut-on alors faire face à un homme retors et intraitable comme Idriss Deby ou l’opposition civile et armée
réunies ne parvient toujours pas à venir à bout de son régime pourtant visiblement épuisé ?
Pour notre part, nous demeurons imperturbables quelles que soient, la pression et autres contraintes. Rien ne peut donc
freiner notre détermination vers le changement politique au Tchad avec ou sans les rebelles.
Ainsi, nous :
- Affirmons et réaffirmons avec fermeté notre désapprobation et opposition à Idriss Deby et à son régime
chancelant jusqu’à son ébranlement pour qu’enfin le peuple tchadien trouve accès à ses droits civiques et
politiques, à ses besoins élémentaires auxquels il est privés pour cause de prévarication du même régime ;
- Lançons un appel sonore, vibrant et pressant à l’opposition globale au Tchad à la cessation immédiate de
discorde et les convions à la concorde nationale pour sauver le Tchad en péril.
En dépit de la crise qui secoue les mouvements rebelles, nous n’allons pas donner un temps de répit au régime de
Ndjaména de pavoiser pour longtemps, les choses finiront par se stabiliser dans bientôt.
Par Makaila Nguebla
Activiste pour le Changement Politique
Et la Résistance Citoyenne
Diaspora Tchadienne.
Membre de la rédaction d’Alwihda.

Nouvelle défection : Si le fucd dégringole, l’armée de Deby elle se
désintègre !!!!
Rappelez vous, au début de mois de juin 06, le Rafd de Timan Erdimi a fait plusieurs dizaines de prisonniers parmi les
soldats de Deby. Cependant, ces derniers n’ont pas eu le malheur d’être cantonné dans ce statut de prisonnier de
guerre. Au contraire, ils ont été libérés sur le champ. Et dès le lendemain ils ont tous intégrés les différents
mouvements selon leurs convenances. Toute une leçon pour le sanguinaire Idriss Deby qui exécutait systématiquement
avec ses propres mains dans cette même ville de Tiné a l’époque tous les prisonniers de FANT, surtout s’ils sont
Goranes, c'est-à-dire l’ethnie du président Habré. Comment peut on qualifier cela si ce n’est un génocide ?
Ironie de l’histoire ! Le destin de ce même Deby est aujourd’hui en les mains de ces même Goranes. Peine perdue !
En effet, malgré les multiples manœuvres de Deby qui cherche vainement à amadouer la communauté Gorane les
défections de militaires goranes se multiplient depuis l’entrée en opposition du Général Mahamat Nouri. On se
souvient de la défection en mai dernier de plusieurs cadres militaires et civils Goranes.
Cette semaine encore plus d’une centaine de militaires, partisans de l’ancien ministre de la défense Mahamat Nouri
ont fait défection et rejoint avec armes et bagages les positions de rebelles à l’est. D’après les dernières
nouvelles en provenance de l’est du Tchad, l’ancien ministère de la défense se trouve présentement sur le terrain
au milieu de ces partisans. Et il s’organise activement dit on avec le soutien du RPJ de Abakar Tollimi. Rappelons que
le RPJ est composé en majorité de Goranes dont le Chef d’état major n’est autre que le colonel Tahar wodji ancien
membre du MDD de Goukouni Guet.
A la tête de cette nouvelle défection on trouve des officiers supérieurs de différents corps. Il s’agit de :
- Lt colonel MOUSSA TOGOÏ commandant de groupement de la Gnnt. Démineur de formation et ancien commandant de la
célèbre compagnie GRM.
- Lt colonel ORCHEÏ KHAMIS officier de liaison au ministère de la défense
- Chef de bataillon IDRISS SOUKAYA commandant sous groupement Gnnt
- Lieutenant YAYA MAHAMT LOUKY de l’ant
- Lieutenant HAMDANE TOGOÏ officier de police
- Lieutenant ABDELKERIM HAMID LONY officier de police
- Lieutenant CHOUA HEMCHI alias drimi officier de police
- Lieutenant MAHAMT TOGOU alias Tokey officier de police
Cette nouvelle défection est un grand camouflet du régime de Deby dont les partisans se réjouissent des déboires du
fucd. En réalité ce n’est plus le fucd qui avouons le, est en grande difficulté depuis l’échec du 13 avril qui,
représente le danger aux yeux de Deby, mais ce le dynamique qui s’organise autours de Mahamat Nouri qui empêche Deby
de dormir. Car, ce dernier perturbe royalement tout le système Deby. Battu sur le système clanique, le régime de Deby
ne peut se maintenir sans le pilier militaire (clanique) Gourano-Zagawa. Après la défection de Zagawa celle de Gourane
avec Mahamat nouri signe la fin du système Deby.
Arkine2@yahoo.fr

DEBY, OBSTACLE A LA PAIX
Au lendemain de la farce électorale du 3 Mai 2006, un appel à la paix avec la dictature Débyste a-t-il la chance d’être
entendu ? les conditions pouvant conduire à la réalisation d’une réconciliation véritable et définitive
sont-elles réunies ?
Le Gouvernement Chirac répond oui à ces questions. Il veut tout simplement dire aux opposants tchadiens :
soumettez-vous à Déby, vous n’avez pas d’autre choix (menace à l’appui).
Le comble, c’est que leur vicieux protégé a épuisé toutes ses cartes et cartouches et qu’il n’a ni dans la
tête ni dans le cœur à donner au Tchad, à dire ou faire pour convaincre l’opposition après plus de 15 ans de
mensonges, magouilles et crimes de tous ordres.
Vainqueur du bras de fer avec les communautés nationale et internationale autour de la question des élections du 3 Mai
dernier, fort du soutien militaire français, Déby reste et restera intraitable.
Rien de plus normale que les tchadiens se soumettent à l’un d’entre eux ? Mais gare ! si c’est à Déby. Car
celui-là ne respecte même pas ceux qui lui sont soumis, encore moins ses opposants, et les accords, furent-ils
internationaux. Entrez dans son giron, vous êtes un homme humilié, dégradé. Opposez-vous sérieusement à sa
délinquance, vous êtes torturé, exilé ou assassiné. Son seul souci c’est : préserver le fauteuil de la « Toute
Puissance » qui lui permet de continuer ses basses besognes dans l’impunité totale.
Il sait pertinemment que la justice le guette au tournant. Alors, résolument suicidaire, il ira jusqu’au bout de sa
course effrénée au risque d’emporter avec lui les naïfs qui se laisseront bercer par la valse de sa fourberie
intarissable.
Je salue au passage ceux de ses proches qui ont su, à la longue, se défaire de ses manipulations égoïstes au
détriment du Tchad et s’en éloigner.
Chers compatriotes et amis opposants que nous reste t-il à faire face au défi caractérisé, que d’écouter les
pleurs de nos concitoyens et persister dans l’opposition. Se jeter dans les bras du bourreau Déby équivaudrait à
torpiller la cause de la paix, du développement et du bien être de notre peuple. Et puis, quel crédit aurait l’auteur
d’un tel acte, à la fois auprès du despote et des tchadiens patriotes !?
La mise en scène électorale du 3 Mai 2006 a définitivement fermé la porte du dialogue avec le tyran. Seul son
départ peut donner à la paix dans notre pays son vrai sens.
Younous Ibédou Awad
Président de l ADR

Réaction à
l'article de Beyadj Moussa
" Appel aux vaillants fils du Guéra"
Je parle ici en tant qu’un Hadjaraï soucieux du drame des fils du Guéra et je décide de donner mon point de vue sur
l'article intitulé " Appel aux vaillants fils du Guéra" paru sur le site d'information alwihdainfo.com le 22
Mai 2006.
Peu de gents sont assez sages pour accepter des critiques qui leur sont utiles qu’aux louanges qui les trahissent. Au
nom de l’honnêteté intellectuelle et de la déontologie en matière de la diffusion l'information, les directeurs de
publication ou les directeurs d'organes ont une obligation de transparence qui leur impose de révéler l'identité
réelle des personnes qui s'expriment sur le site.
Les fils du Guéra ont assez souffert de l'arbitraire et de la loi de la jungle des différents dirigeants qui se sont
succédés à la tête de ce pays. Heureusement les fils du Guéra sont conscients et conscients encore de l'intention
de certains groupes de personnes ou d'hommes politiques pour utiliser les Hadjaraïs comme des" mercenaires ou des
guerriers"
Si non, à qui cela profite t-il? Une organisation ou d'un groupe de personnes ? Aux pauvres Hadjaraïs qui en sont
victimes depuis toujours ? Pour sur et certain, c’est sont encore les pauvres innocents fils et filles du Guéra qui
seront une fois de plus victimes de cet appel. Cet appel à la révolte ne fera profiter que les assoiffés du pouvoir.
Les fils du Guéra sont conscients de l'évolution de la situation militaire, politique, économique et sociale de notre
pays. La souffrance des fils du Guéra dans cet imbroglio de nos hommes politiques reste une constance dans le temps. Vu
les manœuvres, les blessures morales et physiques que se donnent ces politiciens aujourd'hui, la politique est devenue
une activité immorale et cruelle au Tchad. Beaucoup de gens ne savent pas que la fin de toute activité est la dignité
de l'homme et, les moyens qu'ils utilisent sont des entorses qui entravent la cohésion sociale. Ils dressent les
Tchadiens les uns contre les autres et ils manipulent les différents groupes ethniques. Il n'est pas bon de faire des
appels a la révolte au nom d’un groupe ethnique, comme l'arme politique.
La plupart des personnes qui font ces communiqués sont à l'étranger et peut-être que leurs familles ont les moyens
de fuir le pays et de se mettre à l’abri à l'étranger. Mais, c’est sont les autres pauvres Hadjaraïs que vous
appelez à la mobilisation qui seront les premières et dernières victimes de vos machinations diaboliques.
Vous n’allez arriver à tromper que ceux qui croient naïvement à ce qu’ils lisent sur différents sites et qui ne
connaissent pas du tout les réalités des fils du Guéra.
Nous demandons à nos hommes politiques de trouver une autre solution pour faire partir Deby du pouvoir. N’utilisons
pas nos « diversités ethniques" comme arme politique. De grâce! Pas d’appels au nom des Saras, Ouaddaïs,
Hadjaraïs etc... qui ont été et sont encore victimes.
Souvent, les plus dangereux pyromanes essaient de se faire passer pour des soldats du feu une fois leurs forfaits
accomplis. Aujourd’hui, le Tchad ne peut pas sortir de cette situation car il est entrain de s’asphyxier dans La
fumée toxique de l'incendie politique. Ecrire de manière anonyme ne nous paraît pas conforme aux comportements des
fils du Guéra.
C'est évident! Les auteurs ou les instigateurs d'un faux appel savent que c'est un faux.
Les fils du Guéra ne réagiront que sous une organisation bien structurée, coordonnée avec un programme clair pour
participer, avec toutes les couches sociales du pays, a un développement durable et a la réalisation d’une paix
globale.
Au nom de la MARGAÏ toute puissance du Guéra, nous vous demandons humblement d'arrêter des appels au nom des fils du
Guéra.
Gaya - Ple Seïd

Entre guerre et paix
par HONORÉ DE SUMO, ENVOYÉ SPÉCIAL À N’DJAMENA
La rébellion est loin d’avoir déposé les armes. Mais dans la capitale, la population préfère rester sourde aux
bruits de bottes et vaque à ses occupations.
Une large bande sableuse s’étire sur le flanc méridional de N’Djamena, la capitale tchadienne : c’est le Chari,
aux deux tiers asséché, malgré la saison des pluies. Non loin de là, sur les routes de Gaoui et de Lignia, le 13
avril dernier les rebelles du Front uni pour le changement démocratique (FUC), une coalition de huit mouvements
politico-militaires, ont lancé une offensive d’envergure pour tenter de renverser le régime du président Idriss
Déby Itno (IDI).
Les habitants de Ndjari, Diguel et Boutal-bagar, quartiers situés à l’est de la capitale, ont fait les frais des
violents combats qui ont opposé les rebelles à l’Armée nationale tchadienne (ANT). Aujourd’hui, la vie semble
avoir repris son cours normal. Comme pour minimiser les menaces du FUC - qui promet de refaire le coup de feu à l’occasion
de l’investiture du chef de l’État prévue le 8 août prochain -, IDI n’a pas cru bon de renforcer la présence
militaire dans les lieux stratégiques de la ville. Aux abords du palais présidentiel, le nombre de soldats en faction
est le même que d’habitude.
Pour montrer qu’il n’y a pas péril en la demeure, certaines défections dans les rangs de la rébellion sont
médiatisées à outrance, histoire de montrer que les départs ne concernent pas que le camp loyaliste. Certains
officiers de l’armée ainsi que des proches d’IDI abandonnent effectivement le navire depuis décembre 2005, au fur
et à mesure des difficultés rencontrées par le régime. Le colonel Souleymane Kardaya, qui avait fait défection il y
a seulement un mois pour rejoindre le Rassemblement pour le progrès et la justice (RPJ) d’Abakar Tollimi, a regagné
les rangs : « Nous nous sommes laissé berner par les leaders rebelles, explique-t-il. On nous a dit que notre vie
était en danger et qu’il était urgent de quitter le régime en place pour rejoindre la rébellion afin de s’organiser
pour contribuer au changement. »
Et, comme preuve de l’implication du Soudan et de la Chine populaire, l’officier révèle avoir « rencontré chez
les rebelles des étrangers, notamment soudanais et centrafricains, décidés à déstabiliser le Tchad », ainsi qu’un
armement fourni par Pékin. Trente-huit « repentis » sont ainsi revenus au bercail, en ramenant avec eux trois
véhicules équipés d’armes lourdes. Même scénario en avril dernier avec quelques dizaines de déserteurs qui
avaient rejoint le Rassemblement pour la démocratie et les libertés (RDL) de Mahamat Nour Abdelkerim, également
président du FUC. « C’est de l’intox, s’insurge un jeune partisan de Tollimi. C’est Déby Itno qui organise
tout ça ! »
Difficile de savoir qui dit vrai dans ce climat de suspicion généralisée. Ce qui est sûr, en revanche, ce sont les
difficultés actuelles rencontrées par la coalition du FUC, face à la contestation qui monte contre le leadership de
Mahamat Nour. Des huit groupes constituant le mouvement au départ, il n’en reste plus que cinq, trois ayant décidé
de faire cavalier seul, dont le Socle pour le changement, l’unité nationale et la démocratie (Scud) de Yaya Dilo, un
Zaghawa, ancien proche du président tchadien. Après avoir tenté de prendre sans succès le contrôle du FUC, le Scud
porterait, selon l’état-major des rebelles, la signature de l’attaque perpétrée le 3 juin dernier à Tiné, à la
frontière soudanaise, puis repoussée par l’ANT. Le gouvernement pour sa part pointe du doigt Timan Erdimi du
Rassemblement des forces armées démocratiques (RFAD). Cette reprise des hostilités est bien le signe que, malgré le
début de la saison des pluies, il n’y aura pas de trêve sur le front des combats.
Mais personne ne semble y prêter attention. S’il ne s’agit que d’un bluff de plus, il pourrait en coûter cher à
la crédibilité du FUC et renforcer d’autant la position d’IDI, qui aurait le beau rôle au cas où les parties en
conflit négocieraient la paix. C’est peut-être aussi pour cela que le chef de l’État encourage et favorise les
défections dans les rangs de l’opposition. Et se satisfait du soutien de ses principaux partenaires - France et
États-Unis en tête, qui se sont empressés de saluer sa réélection. Mais ces félicitations seraient, dit-on dans
les chancelleries, destinées à rassurer le président tchadien afin d’obtenir plus facilement de lui les concessions
nécessaires à une sortie de crise.
Donald Yamamoto, le sous-secrétaire d’État américain chargé des Affaires africaines, s’est personnellement rendu
à N’Djamena le 30 mai. Au menu de l’entretien avec Idriss Déby Itno : la crise du Darfour, bien sûr. Mais les
deux hommes ont également beaucoup parlé de politique intérieure et d’économie. Les Américains souhaitent que
Déby Itno lance rapidement le processus de normalisation et ont même l’intention de proposer leurs bons offices.
Sans doute parce que Washington reste persuadé que la résolution de la crise à N’Djamena permettra de sortir du
bourbier au Darfour, et vice versa.
Une position partagée par la France. Les deux pays sont favorables à l’ouverture des négociations, IDI jouissant de
toutes ses prérogatives de chef de l’État et d’une légitimité fraîchement sortie des urnes. L’ONG de
prévention des conflits Crisis Group ne pense pas différemment en affirmant dans son dernier rapport sur le Tchad qu’«
un changement de régime par les armes, dans un tel contexte, n’apporterait aucune garantie de stabilisation et d’ouverture
démocratique ».
En attendant, fidèles à leurs habitudes, les Américains ne se sont pas fait prier pour renforcer leur présence dans
le pays. Déjà présents sur le champ pétrolier du bassin de Doba (200 000 barils/j de brut) avec la firme américaine
ExxonMobil, qui détient 40 % du consortium d’exploitation, c’est dans la foulée de la visite de Donald Yamamoto qu’un
accord dit à ciel ouvert a été signé le 31 mai. Il favorisera les échanges de toutes natures entre les deux pays :
commerce, investissements, culture et tourisme, droits de trafic aérien, etc.
En ouvrant le grenier de son pays aux Américains, Déby Itno cherche un abri sous leur toit, ainsi que leur soutien
face à sa rébellion. Au risque d’agacer le partenaire historique français, qui, pour l’heure, appuie, sans
broncher, l’homme fort de N’Djamena.

Tchad : La saisine par Deby d’une plainte contre le Soudan est anodine et
irrecevable devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Idriss Deby a l’intention de mettre à exécution les recommandations que lui a suggérées Jacques Chirac après les
offensives ratées du Fuc sur Ndjaména : « Saisissez le Conseil de Sécurité et nous vous soutenons ».Ainsi
conseillait le Président, Français au Tchadien, Idriss Deby.
Pour notre part, nous avons une lecture tout à fait antinomique aux démarches en cours d’Idriss Deby sous impulsion
du Français Jaques Chirac. Car nous considérons d’ailleurs celles-ci comme des velléités, dont l’issue est
incertaine.
Il faut d’abord se poser la question ; sur quelle base juridique Idriss Deby se fonde t-il pour ester le Soudan devant
le Conseil de Sécurité ? Ensuite pourquoi à l’arrache pied accuse et récuse t-il l’Union Africaine jusqu’ à
aller la qualifier d’inefficace ?
Idriss Deby peut-il alors jouir d’une telle légitimité pour autant remettre en cause la crédibilité de toute une
organisation africaine ?
Autant de questions hantent présentement, les esprits de nombreux juristes internationalistes, spécialistes en
matière de conflit frontalier.
Etant donné que nous ne reconnaissions en Deby aucune légitimité à tous les niveaux institutionnels, nous estimons
donc qu’il ne peut se prévaloir de la moindre prérogative pour agir au non du Tchad et d’engager des démarches
aussi juridiques que légales devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ces arguments sont insoutenables et
spécieux.
Nous rappelons à Deby que selon des sources d’information proches des diplomates de l’Organisation des Nations
Unies, la quote-part du Tchad à l’institution est cristallisée faute de paiement depuis des annuités. Le régime
tchadien doit d’abord s’acquitter de ses obligations avant de prétendre engager des poursuites judiciaires contre
un pays dont les accusations à son égard sont difficilement vérifiables.
Nous considérons donc anodine et irrecevable toute saisine du Conseil de Sécurité par le régime de Ndjaména. Et que
nous suggérons par ailleurs Soudan de se plaindre des agissements de Deby dans la situation actuelle au Darfour.
Idriss Deby dont la mémoire est trop courte doit son accession au pouvoir à Oumar Hassane El-Bechir à qui il est
redevable pour l’avoir soutenu à de stabiliser le régime de M. Hissène Habré. Car c’est à partir du Soudan où
Deby a conquis le pouvoir au Tchad.
Aujourd’hui, nous réjouissons de voir que Deby ait admis comme Tchadiens les rebelles de l’Est que sont : Les
généraux ; Sebi Aguid, Ousmane Gomina, Tahir Wodji, Mahamat Nouri, le capitaine Mahamat Nour Abdelkerim, Yaya Dilo,Ali
Kedallah ,les frères Erdimi et le Docteur Albissaty Alhazam qui sont naturellement des Tchadiens et se trouvent sur le
territoire tchadien sans nul doute.
Les démarches actuelles qu’entreprend Deby de saisir le Conseil de Sécurité pour une plainte contre le Soudan
contredisent totalement la version de son ministre de l’information Ourmadji Moussa Doumgor qui se déclarait en état
de belligérance avec le voisin soudanais en janvier dernier.
Nous sommes persuadés d’une seule chose, la plainte du régime tchadien n’a pas de chance de prospérer devant le
Conseil de Sécurité des Nations Unies. Toutefois, pour de mesure de prévoyance, nous invitons l’opposition
politique légale, les politico-militaires et la société civile tchadienne d’anticiper pour expliquer et présenter
objectivement aux instances internationales la question tchadienne et la genèse du conflit armé actuel.
En outre, étant donné que la diaspora tchadienne est de plus en plus sollicitée, impliquée pour devenir
incontournable dans les décisions et le processus du changement politiques en cours. Pour de raison de proximité, nous
déléguons la diaspora tchadienne basée aux Etats-Unis d’Amérique d’organiser une manifestation devant le siége
des Nations Unies pour poser véritablement le problème tchadien, protester et dénoncer le régime de Ndjaména.
C’est l’occasion ou jamais d’interpeller la communauté internationale sur le drame tchadien sous Idriss Deby.
Par Makaila Nguebla
Activiste pour le Changement Politique
Et la Résistance Citoyenne
Diaspora Tchadienne
Membre de la Rédaction d’Alwihda

Déby Itno va porter plainte contre le Soudan à l'Onu
Le président tchadien Idriss Deby Itno va porter plainte devant le Conseil de sécurité de l'Onu contre le Soudan,
qu'il accuse de soutenir les rebelles tchadiens qui ont juré de le renverser, a annoncé dimanche son ministre des
Affaires étrangères cité par une information de N'Djamena dimanche.
"Le président Deby a annoncé aux membres du Conseil de sécurité, lors de l'entretien qu'il leur a accordé
samedi soir, que le Tchad a l'intention de porter plainte au Conseil de sécurité des Nations unies contre l'agression
soudanaise", a déclaré Ahmat Allami.
Sous la médiation de la Libye et de l'UA, le Tchad et le Soudan, qui s'accusent réciproquement de soutenir des
mouvements de rébellion hostiles au pouvoir en place dans l'est du Tchad et dans la province soudanaise du Darfour, ont
signé le 8 février à Tripoli un accord dans lequel ils s'engagent à mettre un terme aux entreprises de
déstabilisation menées à partir de leur territoire.
Selon cet accord, une force d'observation de l'UA devait être mise en place à la frontière entre les deux pays mais
elle n'a toujours pas été déployée.
N'Djamena a rompu ses relations diplomatiques avec Khartoum au lendemain de l'attaque des rebelles du Front uni pour le
changement (Fuc) repoussée le 13 avril aux portes de N'Djamena par les troupes loyales au président Deby

Un avion de transport de l'armée s'écrase dans l'est du Tchad
Un avion de transport de l'armée tchadienne s'est écrasé dimanche après-midi en ratant son atterrissage à
l'aéroport d'Abéché, à 700 km à l'est de N'Djamena, faisant 3 à 5 morts et plusieurs blessés, a-t-on appris de
sources officielles.
L'appareil, un quadrimoteur Lockheed C-130 de fabrication américaine, s'est écrasé à cause d'un problème technique,
a expliqué sans donner plus de précision la radio nationale tchadienne, qui a annoncé l'information.
"Au moment de l'atterrissage, l'avion est allé trop loin, il est complètement sorti de la piste. Le pilote a
raté son atterrissage", a pour sa part indiqué une source militaire à N'Djamena.
"L'avion n'a pas explosé lors de sa sortie de piste mais l'accident a fait au moins 3 à 5 morts et plusieurs
blessés", a ajouté la même source.
Selon une source gouvernementale tchadienne, l'appareil était parti dimanche après-midi de N'Djamena avec 4 hommes
d'équipage et un nombre indéterminé de passagers pour un vol de routine destiné à ravitailler la garnison de
l'armée nationale tchadienne (ANT) d'Abéché.
Lors de son atterrissage à 18h30 locales (17h30 GMT), l'appareil s'est posé au beau milieu de la piste de l'aéroport
et non pas à son début comme à l'habitude, a précisé la même source. Incapable de freiner à temps, il a fini sa
course en percutant les arbres à 200 m au-delà de la piste, avant de s'embraser immédiatement.
Selon cette source, les sapeurs-pompiers tchadiens et leurs collègues de l'armée française, qui assurent
traditionnellement la sécurité des aéronefs à l'atterrissage, n'étaient pas disposés le long de la piste au moment
de l'arrivée du C-130.
L'aéroport d'Abéché est normalement fermé à 18h00 locales (17h00 GMT) mais, selon les premiers éléments de
l'enquête, l'appareil militaire n'avait pas prévenu ses responsables de son atterrissage tardif, a encore indiqué
cette source gouvernementale, précisant toutefois que le balisage habituel de la piste fonctionnait normalement.
Les 4 membres de l'équipage du C-130 sont sortis indemnes du crash mais au moins trois passagers y ont trouvé la mort
et d'autres, en nombre indéterminés, ont été blessés, selon cette source.
Une équipe de spécialistes du ministère tchadien des Transports doit arriver lundi matin à Abéché pour entamer son
enquête sur l'accident.
Plus d'un millier de soldats français sont actuellement déployés au Tchad, dont environ 200 à Abéché.

Tchad : Deby instrumentalise la rébellion du Darfour, nous en appelons
à la Communauté Internationale contre toute invasion de notre pays.
Il est clair que l’on ne peut faire à la fois guerre contre le Soudan et en même temps au Tchad au profit d’Idriss
Deby.
Pour de raison purement humanitaire, l’Est du Tchad abrite des milliers des réfugiés et autres déplacés Soudanais
venus massivement suite au conflit armé qui sévit à l’Ouest du Soudan.
Les rebelles du Darfour que toute l’opinion internationale croyait les victimes de répression du régime de Oumar
Hassane El bechir, remercient aujourd’hui les Tchadiens en une monnaie de singe.
En effet, selon des sources d’informations concordantes en provenance du front de l’Est du Tchad, les rebelles
Tchadiens témoignent que lors de leurs différentes patrouilles militaires de surveillance dans la zone de conflit ;
ils rencontrent à maintes reprises sur leurs chemins des rebelles du Darfour, armés, équipés et soutenus en tout
genre par Idriss Deby pour assurer le relais au résidu de ses troupes.
Il convient alors de souligner à l’opinion publique tchadienne, africaine et internationale que si aujourd’hui, la
situation sécuritaire s’est précarisée et totalement détériorée de façon insurmontable au niveau de frontière
commune entre le Tchad et le Soudan, c’est justement par le fait de l’implication directe des rebelles du Darfour
qui font du Tchad, leur base arrière lorsqu’ils sont poursuivis et pourchassés par les forces soudanaises.
Avec bien entendu la mansuétude et la marge de manœuvre que leur confère Idriss Deby, ces derniers instrumentalisés
risquent tôt ou tard d’envahir le Tchad faute de territoire qui leur bien délimité.
La preuve, nous les avons déjà vus piller les biens des Tchadiens de 1990 à 1998, pour évacuer au Soudan. Envoyés,
comme mercenaires pour soutenir Bozizé et renverser le pouvoir de Ange Félix Patassé, ces boucliers humains ont
procédé à nouveau aux pillages systématiques des biens du peuple Centrafricain.
Dans le souci d’aseptiser notre pays contre toute invasion des rebelles du Darfour, nous prenons le contre-pied aux
objectifs d’Idriss Deby, pour :
- Dénoncer l’instrumentalisation et l’implication des rebelles du Darfour en tant que forces mercenaires
susceptibles d’envahir le Tchad ;
- Mettons en garde Idriss Deby et les chefs rebelles du Darfour pour complot contre la République du Tchad et leur
peuple Tchadien ;
- Demandons à l’Union Africaine, l’Union Européenne et aux Etats-Unis d’Amérique de trouver en urgence des
réponses proportionnelles à la crise du Darfour et d’épargner les Tchadiens d’une réelle menace de stabilisation
que peuvent susciter les rebelles du Darfour au Tchad.
Par Makaila Nguebla
Activiste pour le Changement Politique
Et la Résistance Citoyenne
Diaspora Tchadienne
Membre de la rédaction d’Alwihda

Le spectre d'une déflagration régionale
Pour tenter de stabiliser une situation délicate, Paris a choisi de soutenir le très contesté Idriss Déby.
par William LEDAY*
Plus que des intérêts économiques (qu'elle ne possède d'ailleurs plus depuis qu'un consortium américano-malais a
obtenu la concession pétrolière dans cette partie de l'Afrique), la France persiste à soutenir au Tchad un président
en déficit de légitimité et à l'avenir plus qu'incertain. Ce n'est donc pas tant la survie du pré carré africain
dont elle ne contrôle plus le devenir qui guide la diplomatie française, que la gestion de l'évolution de son assise
géostratégique et le spectre d'un Etat tchadien failli, nouveau foyer de déstabilisation dans la région.
Un régime faible, discrédité et aux abois
Homme lige de Paris, au même titre que ses homologues Sassou N'Guesso au Congo ou Omar Bongo au Gabon, Idriss Déby
Itno doit sa prise de pouvoir à ses qualités manoeuvrières à la fois politiques et militaires, mais aussi à un
appui longtemps resté inconditionnel de la France. Après seize ans d'un régime autocratique où les élections
relèvent de la figure de style plébiscitaire, le bilan est nettement négatif.
Sur la scène internationale, le président Idriss Déby Itno a non seulement déçu la France, avec laquelle les
relations ont été un temps acrimonieuses, mais aussi la communauté internationale. Prenant appui sur les ressources
minérales tchadiennes, la Banque mondiale avait fait de ce pays, à partir de 2000, un laboratoire de ses nouvelles
politiques de développement. En échange du financement des infrastructures nécessaires à l'évacuation du pétrole,
10 % de la manne étaient immobilisés sur un compte réservé aux générations futures. Cette politique a
irrémédiablement buté sur l'irresponsabilité des gouvernants qui réclament aujourd'hui le déblocage de ces fonds
(après en avoir abrogé le cadre législatif) en menaçant de stopper la production pétrolière en cas de refus.
Sur le plan intérieur, l'assise politique d'Idriss Déby Itno se réduit à une minorité de son ethnie d'origine, pour
partie résidente au Soudan, les Zaghawas (entre 3 et 4 % de la population seulement), et à quelques alliés. De plus,
les griefs à l'encontre de sa politique sont nombreux : la faiblesse du soutien aux Zaghawas du Darfour, une mauvaise
distribution des prébendes issues du pétrole, une révision constitutionnelle lui permettant de briguer un troisième
mandat (qui a achevé de le décrédibiliser) et, enfin, une opposition étrillée ad nauseam, au point qu'elle s'est
entièrement coalisée contre lui. De fait, les défections se sont multipliées, favorisant l'émergence de plusieurs
mouvements d'opposition armée : principalement le Socle uni pour le changement et la démocratie (Scud), constitué de
Zaghawas et dirigé par d'anciens collaborateurs d'Idriss Déby, Tom et Timan Erdimi ; et le Front uni pour le
changement (FUC), qui vient de se distinguer par son équipée à travers le pays, vraisemblablement commanditée par
l'omniprésent voisin soudanais.
Les mobiles de la position française
Le délitement du régime pourrait déstabiliser un pays aux frontières poreuses, qui plus est divisé en profondeur
par maintes composantes ethniques, des ingérences soudanaises et libyennes, et dont la présence française n'a réussi
que très partiellement à maintenir l'intégrité. Dès lors, on est en droit de s'interroger sur la pertinence du
soutien français à un régime aussi précaire. Cette position est motivée par trois séries de raisons.
Du point de vue de la situation intérieure, l'absence d'alternative crédible à Idriss Déby : la société civile
comme les partis politiques sortent affaiblis d'une répression implacable et n'ont pu participer dans des conditions
sereines aux dernières élections, dont ils ont demandé le report.
L'explication géostratégique tient, elle, à la place du Tchad au sein du dispositif militaire de la France en
Afrique. La base de N'Djamena fonctionne aujourd'hui tel un centre névralgique dans cette partie de l'Afrique. Mais
l'entrée en service de l'avion de transport européen A 400M et le remaniement du dispositif français en Afrique
amenuiseront considérablement ce rôle de tremplin de projections de forces et de puissance de la France en Afrique.
Des raisons géopolitiques motivent également un soutien à Idriss Déby. Outre l'axiome de François Mitterrand «de
tenir le Tchad utile et [d]' interdire aux Libyens le voisinage de l'Afrique noire» encore d'actualité (si l'on
considère Tripoli comme un des principaux soutiens de Khartoum), une des constantes de la position française dans ce
pays a été de favoriser les pouvoirs centraux noirs au détriment des populations et ethnies peules, maures et
touarèges (l'endiguement du FUC ferait partie de cette tendance).
A cela se greffe l'évolution de la place de la République populaire de Chine sur l'échiquier africain. En effet,
Pékin supporterait le FUC de concert avec les Soudanais. Cette intrusion serait doublement motivée: d'une part à
cause de la reconnaissance tchadienne de Taiwan, d'autre part, par la volonté de rebattre des cartes énergétiques (la
production tchadienne avoisine aujourd'hui 200 000 barils/jour) qui ne lui sont pas favorables. Ce dernier point
pourrait engendrer une confusion objective entre intérêts américains et français au Tchad (une nouveauté sur le
continent noir) et pourrait devenir, à terme, une constante face à la montée en puissance de la Chine en Afrique.
Une source de déstabilisation pour la région
A travers le soutien d'une faction favorable à ses objectifs, le président soudanais Omar El-Béchir tente de retarder
le passage de relais au Darfour entre la Mission de l'Union africaine au Soudan (MUAS) et les Nations unies, épaulées
par l'Alliance atlantique (Otan), et semble ainsi privilégier un règlement militaire au détriment de la solution
politique. Nonobstant, l'arrivée au pouvoir à N'Djamena d'une faction imposée de l'extérieur ayant peu de prise sur
le reste du pays sera une nouvelle source de déstabilisation pour l'ensemble de la région. Il en résulterait une
recrudescence des ingérences soudanaises et libyennes, au moins par milices interposées (auprès desquelles les
implications soudanaises actuelles tiendraient lieu d'aimables immixtions), et une exacerbation des tensions entre le
Soudan, l'Erythrée et la République centre-africaine. Cela explique l'empressement d'Idriss Déby Itno d'aller aux
urnes le 3 mai dernier : il s'agissait de recouvrer un semblant de légitimité, et tenter ainsi de fédérer autour de
lui des éléments disparates, afin de reprendre l'initiative.
Multiplicité des mouvements armés, camps de réfugiés à foison, ingérences de plusieurs pays contigus, un Etat en
voie de faillite... plus qu'un scénario à l'ivoirienne, ce sont les tenants d'un bourbier à la zaïroise qui tendent
à se réunir. Seule la présence du dispositif Epervier, un règlement politique de la question du Darfour, une
implication accrue de la communauté internationale (Union africaine et Nations unies) et des Etats-Unis constitueraient
la trame d'une sortie par le haut. Si la position de la France, consistant à refuser toute prise de pouvoir par la
force, reste pertinente, il n'est pas certain qu'un soutien inconditionnel à Idriss Déby Itno le soit à terme. Le
concours de la France à l'organisation d'élections libres, transparentes et incontestables, comme le lui demandait
l'opposition politique, permettrait, d'une part, d'aider la jeune démocratie tchadienne à opérer un saut qualitatif.
Et, d'autre part, de faire évoluer la perception africaine d'une puissance hésitante après les résultats mitigés du
processus de Linas-Marcoussis en Côte-d'Ivoire, vers celle d'un partenaire impartial donnant des gages d'ouverture
quant aux alternances politiques en Afrique.
William LEDAY
membre
de l'Institut français
des relations internationales.

Un accord de "ciel
ouvert" signé entre le Tchad et les Etats-Unis
Le Tchad vient de signer un accord dit "ciel ouvert" avec les Etats-Unis destiné à favoriser le commerce,
l'investissement et les échanges touristiques et culturels entre les deux pays, selon une information en provenance de
N'Djamena jeudi.
L'accord d'aviation, le 17e du genre avec un pays d'Afrique sub-saharienne, a été signé mercredi à N'Djamena par le
ministre tchadien des Infrastructures Adoum Younousmi et l'ambassadeur américain Marc Wall.
C'est le premier accord portant sur les services aériens entre les Etats-Unis et le Tchad et il permettra aux
compagnies aériennes de prendre des décisions commerciales avec un minimum d'intervention de la part du gouvernement.
Cet accord concerne à la fois le transport de passagers et de fret. Il prévoit davantage d'ouverture en matière de
liaisons aériennes entre les deux pays concernant les capacités des avions, les fréquences et les prix des vols ainsi
que des occasions de mise en commun de leurs systèmes de réservation (code-sharing), selon la même source.
Cet accord ciel-ouvert permettra également aux compagnies aériennes tchadiennes et américaines d'assurer du transport
international de fet sans avoir à passer par leurs pays d'origine
Source: XINHUA

DIASPORA TCHADIENNE,
Etats-Unis d’Amérique
Lettre Ouverte aux Mouvements Politico-militaires Tchadiens
Washington, DC, le 20 Mai 2006
A Messieurs :
• Mahamat Nour Abdelkerim, FUCD
• Djibrine Dassert, MPRD
• Timan Erdimi, RaFD
• Moussa Choua Dazi
• Younouss Ibedou
• Mbailemal Michel
• Commandement ANR
• Commandement du MDD
• Dr. NAHOR MAMOUT
Messieurs :
Vous savez comme nous dans quel état de lassitude se trouve les populations tchadiennes à cause de longues années de
guerres interminables. Nonobstant quelques rares années de calme relatif, depuis bientôt 25 ans, le Tchad n’arrive
jamais à trouver son équilibre socio-économique et culturel. Les raisons sont multiples : malfaisance, gestion
mafieuse et calamiteuse, et confiscation du pouvoir par les minorités. A cela s’ajoute les aléas climatiques qui
aggravent encore le sort de populations paupérisées à l’extrême. Tous ces facteurs s’accumulent pour empêcher
la mise en place d’une administration cohérente, éduquée et bienveillante eu égard à l’ignorance délibérée
des droits fondamentaux des citoyens.
En outre, les inepties accumulées ou simples égoïsmes ont empêché que les citoyens prennent une plus grande
conscience de leurs droits et devoirs, en d’autres termes, leurs droits fondamentaux et légitimes à eux conférés
par la Constitution. Cette situation a pour corollaire la relégation des citoyens au second rang, produisant ainsi une
population impuissante, ne détenant aucun pouvoir de contrôle pour empêcher la confiscation du pouvoir, la
dilapidation des deniers publics et le glissement inexorable du pays vers les ténèbres.
Nous savons que vos tentatives de prise de pouvoir par la force découlent du refus catégorique de dialogue du
Président Deby. Ce refus doublé de mépris vient à nouveau d’être étalé à la face du monde par la mascarade d’élections
du 03 mai 2006. Pour autant que vos initiatives soient louables, l’état dans lequel vous menez ces activités,
souvent en rang dispersé, fait le jeu de ceux qui pensent que Deby serait un rempart contre le chaos qui se dessinerait
du fait de la multiplicité des groupes politico-militaires. En effet, la multitude de groupes politico-militaires et,
partant le manque de cohésion posent de sérieux problèmes et font craindre une somalisation du Tchad. De fait, il
serait judicieux que vos projets et programmes de société soient connus du grand public tchadien pour dissiper ces
craintes de chaos et donner l’image de maturité.
Il est clair que l’arrogance affichée par Idriss Deby donne à penser à la grande majorité des tchadiens qu’il n’y
a pas d’autres voies que celles de la violence et de la force pour apporter le changement tant attendu par le peuple
tchadien. Cependant, il y a lieu de prouver au monde entier que les tchadiens ne sont pas que des va-t-en guerre et que
nous sommes capables d’innovation.
Aussi, souhaitons-nous que toute l’opposition politico-militaire se joigne aux autres forces vives de la nation pour
appeler à la tenue d’un Forum National qui déterminera l’avenir du Tchad à travers la mise en place d’une
transition devant préparer les futures élections libres, transparentes et démocratiques auxquelles les dirigeants de
cette transition ne prendront pas part pour en assurer la transparence. C’est dire que la force est nécessaire pour
arrêter la dérive dictatoriale et monarchique actuelle mais qu’elle doit déboucher nécessairement sur une
transition politique.
Enfin, nous pensons que tout cela doit faire l’objet de concertations afin d’éviter qu’un groupe vienne encore
imposer sa malfaisance aux populations et perpétuer la mauvaise gouvernance dans notre pays devenu la risée du monde
entier.
Il est important de noter que, seule la prise de conscience qu’il y a d’autres acteurs en dehors des groupes armés,
qui méritent d’être associés de très près aux discussions sur l’avenir du pays, peut permettre d’aboutir à
un consensus national qui nous évite les errements ayant conduit à l’impasse actuelle.
En d’autres termes, il nous faut éviter que le peuple tchadien devienne encore l’otage d’un groupe armé qui lui
imposerait à nouveau des us et comportements inadmissibles pour le monde moderne.
En somme, nous proposons ce qui suit :
• Diffuser urgemment des communiqués conjoints
• Coordonner effectivement vos activités militaires sur le terrain pour éviter la dispersion et le gaspillage de
ressources
• Désigner un porte-parole commun à tous les mouvements politico-militaires et coordonner les messages diffusés
entre le terrain et les ailes extérieures
• Consentir sans délai à un Forum National qui regroupe toutes les sensibilités politiques de la nation tchadienne
• Impliquer les Etats-Unis, la France, l’Union Africaine et les Nations Unies afin qu'ils pèsent de tout leur poids
pour la réussite d’une transition politique négociée
• S’accorder sur une plateforme minimale de transition à la fin du Forum National
• Mettre en œuvre une période transitoire avec un programme minimum de gouvernement pour préparer les premières
vraies élections libres et transparentes de l’histoire du Tchad
• Assurer que le processus de transition souhaité par tous les tchadiens aboutisse.
Nous savons que nous pouvons compter sur votre engagement patriotique pour un Tchad meilleur.
Très fraternellement,
Pour la Diaspora Tchadienne aux USA
Le Coordonnateur
Békingalar Lodoumgoto
Washington, D.C., Etats- Unis
Tel: 240- 627-1373
E-mail: lodoum@yahoo.com

MEMORANDUM DE LA DIASPORA
TCHADIENNE DES USA AUX OPPOSANTS POLITIQUES DU TCHAD
CHERS COMPATRIOTES OPPOSANTS,
CHEFS DE PARTIS ET OPPOSANTS POLITIQUES TCHADIENS
Le monde entier vient de constater le statu quo qui caractérise la situation sociopolitique du pays, notamment la
rupture de dialogue entre vous (leaders politiques, chefs de partis, opposants politiques de l’intérieur, etc.) et le
régime au pouvoir.
Nonobstant vos inlassables efforts pour l’organisation d’élections justes et transparentes au Tchad, le Président
Idriss Deby persiste dans son iconoclasme vis à vis des lois et règlements qu’il a contribués à mettre en place à
travers son parti, le MPS, en modifiant la Constitution en 2005 et en organisant le référendum de juin 2005 suivi des
élections présidentielles du 3 mai 2006, rejetées par la grande majorité des Tchadiens.
Des voix se sont élevées au niveau tant national qu’international pour se joindre aux vôtres pour condamner ses
pratiques et demander le report de ces élections présidentielles du 3 mai 2006 par souci de garantir la stabilité
sociopolitique dans le pays. Mais le régime au pouvoir, sûr de sa machine à frauder, s’est trouvé les moyens pour
les organiser seul. Cela remet fondamentalement en cause et le processus et le progrès démocratique auxquels beaucoup
de Tchadiens ont contribué à vos côtés.
En jetant un regard rétrospectif, voici bientôt 16 ans que vous vous êtes engagés à représenter les populations
tchadiennes dans leur diversité sociopolitique, économique et culturelle afin d’asseoir les bases des nouvelles
institutions démocratiques. On vous reconnaît également votre lutte pour la bonne gouvernance, la défense des
idéaux d’un Etat de droit aussi bien que la création des conditions favorables au retour de la paix, de la
sécurité et de la réconciliation nationale auxquelles la majorité des populations tchadiennes aspirent et accordent
du prix.
Aussi, conviendrez-vous avec nous que c’était à l’unisson que les Tchadiens de tout bord ont accueilli la chute du
régime dictatorial de Hissein Habré et l’annonce de l’ère démocratique avec l’arrivée du MPS et son
Président Idriss Deby Itno au pouvoir en 1990. Ces événements étaient déterminants et remplis d’espoir pour le
peuple tchadien de rompre avec ses interminables guerres et conflits intérieurs.
C’était également l’occasion d’une nouvelle amorce politique de démocratisation à laquelle vous vous êtes
joints sans être priés à travers la création de vos partis politiques et leur participation à la Conférence
Nationale Souveraine de 1993. Malgré les déboires des uns et des autres à cette Conférence, des lois ont été
édictées pour faire avancer le pluralisme politique et la démocratie naissante au Tchad.
Mais force est de constater que seize ans après la ruée vers la création des partis politiques au Tchad, un vide
notoire de leadership se présente au sein de l’opposition politique de l’intérieur, donnant ainsi l’opportunité
au régime au pouvoir et son Président de fouler au pied les lois de la République, de braver ou falsifier le(s) choix
du peuple à chaque consultation nationale, et d’utiliser les moyens de l’Etat à ses propres fins au détriments
des aspirations profondes du peuple tchadien tout entier.
De ce qui suit, la Diaspora Tchadienne aux USA ne saurait occulter ses réelles inquiétudes sur les failles qui ne
finissent d’empoisonner les différentes actions de l’opposition face au régime en place. Nous voudrions faire
remarquer qu’il y a un effacement total et une incompétence désastreuse au sein de la vague d’une soixantaine de
partis d’opposition politique qui ont vu le jour au Tchad. Au lieu du but ultime de fédérer les aspirations des
Tchadiens sur le chemin de la liberté, cette multitude de partis a plutôt contribué à l’exacerbation du
régionalisme et permis au Président Idriss Deby de poursuivre tranquillement sa politique de division des tchadiens
pour mieux régner.
En d’autres termes, nous voudrions souligner que l’opposition politique tchadienne de l’intérieur semble montrer
ses limites vis à vis des comportements iconoclastes du régime au pouvoir, le parti MPS et son Président. Aujourd’hui,
l’opposition semble être en déphasage avec les exigences du moment et celles des populations.
En effet, le peuple tchadien qui a souscrit pleinement à ce programme de lutte piaffe d’impatience alors qu’il a
déjà acquis une maturité en participant majoritairement au référendum de 1996, aux élections présidentielles de
1996 et 2001 ensuite aux législatives de 1997 et 2002, tout en plaçant sa confiance en vos partis et mots d’ordre.
Malgré cet acquis capital qu’incarne l’éveil des tchadiens, le déclic qui devait venir de votre côté tarde à s’enclencher.Vos
atermoiements, indécisions, combines, et incapacités à vous entendre autour d’un programme politique cohérent tire
toujours vers le bas tout bond en avant. Les incohérences accumulées ça et là lors des trois dernières élections
présidentielles donnent l’occasion au peuple de se lasser de la chose politique à l’intérieur du pays. S’y
ajoute le fait que vos intérêts personnels priment, et vos querelles de personnes ne semblent qu’être les seuls
programmes politiques que vous poursuivez.
Il y a une crise profonde de leadership au sein de l’opposition intérieure et le peuple tchadien ne croit plus en la
capacité de l’opposition politique de redresser la situation. La confiance du peuple s’effrite du fait que la lutte
est jalonnée de beaucoup d’échecs, d’incompréhensions et de découragements. Point n’est besoin de rappeler qu’en
cautionnant des comportements liberticides et aliénants du régime d’Idriss Deby à travers une lutte politique
ambiguë, l’opposition de l’intérieur a conduit certains Tchadiens à opter pour la solution militaire et le
renversement du régime actuel par les armes.
Même si tous les Tchadiens redoutent aujourd’hui la prise du pouvoir par les armes, la prolifération des désertions
dans l’armée, des dissidences au sein du clan au pouvoir et des rébellions de tous poils n’augurent aucun
lendemain meilleur pour le Tchad.
De par ce constat, la Diaspora Tchadienne des USA souhaite attirer votre attention sur la nécessité d’un compromis
au sein de l’opposition politique de l’intérieur afin de dissuader certaines velléités militaires qui risquent d’embraser
le pays et compromettre à jamais le processus démocratique cher à tous. L’effacement de l’opposition devant les
grands moments de prise de décisions politiques pousse parfois les associations de la société civile, la presse
indépendante et privée à sortir de leur cadre déontologique pour défendre les intérêts du peuple. Et cela donne l’occasion
au régime iconoclaste et surtout au Président Idriss Deby de qualifier l’opposition d’une “bande d’irresponsables”.
La majorité des Tchadiens s’accordent à dire que les ingérences de toutes natures que nous observons aujourd’hui
au Tchad sont dues en grande partie au laisser-aller des opposants politiques tchadiens. Car la stabilité et le
développement que nous souhaitons ardemment au Tchad ne peuvent simplement se réaliser à travers un transfert de
capitaux, de modèles, d’expertises et de techniques de l’Occident. C’est avant tout un problème de prise de
conscience politique, de bonne éducation, d’information et de formation des masses populaires. Or, ces atouts ont
toujours manqué dans la lutte politique au Tchad.
Par conséquent, la Diaspora Tchadienne des USA estime que l’opposition politique tchadienne a encore du répondant et
des ressources pour mieux faire après 16 ans de ratés et de mal compréhension. Nous croyons qu’il n’est jamais
trop tard pour que l’opposition se soude davantage et arrive à trouver un Représentant et/ou Porte-parole qui
éclairera les populations et la communauté internationale sur les enjeux politiques de l’heure et l’avenir
sociopolitique du Tchad. Il est impératif que l’opposition pose des actes concrets afin de faire sortir le pays de
cette impasse en :
• Regroupant les partis par affinités politiques afin d’éviter les errements précédents
• Exigeant à tous les leaders de contribuer à l’organisation d’un forum national
• Pensant à l’alternance politique à travers la cooptation et l’implication totale de toutes les forces vives
tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays
• Se prononçant sur la prolifération des mouvements politico-militaires et leur intention de prise du pouvoir par
les armes
• Se prononçant sur l’ingérence intempestive de la France dans les affaires politico-militaires du pays et le bien
fondé de la présence de la Mission “Epervier” au Tchad
• Impliquant les pays et organisations internationales épris de paix à contribuer à la démocratisation au Tchad et
au respect de la souveraineté de ce pays.
Enfin, la Diaspora Tchadienne des USA n’a aucune autre préoccupation que d’ajouter sa voix aux vôtres et de
soutenir tout tchadien, groupe ou parti soucieux du retour de la paix, de la sécurité et du respect des valeurs
humaines et institutionnelles au Tchad.
Dans l’attente d’un renouveau au sein de l’opposition politique, veuillez agréer, chers leaders, l’expression
de nos sentiments les plus patriotiques.
La Coordination
Lodoumgoto Bekingalar
Tel. 301-962-5079
E-mail. lodoum@yahoo.com

Les déboires
ethniques de DEBY et la multiplication des défections de GORANES
Depuis son arrivée au pouvoir DEBY a toujours manipulé les différentes ethnies pour se maintenir. A tour de rôle il
a utilisé tout le monde. Parvenu au pouvoir avec l’aide des HADJARAI et des ZAGAWA en chassant les goranes ; une fois
au pouvoir il a réussit à manipulé les goranes, ses ennemis d’hier, pour se débarrasser des ses anciens alliés.
Ainsi le mythomane a réussit à avoir tout le monde.
Aujourd’hui lâché par ces propres frères (BIDEYAT) et confronté a une rébellion qui est cette fois multiethnique,
il cherche par tous les moyens a dupé pour une énième fois les GORANES et les ARABES. Essayez de jeter un coup d’œil
sur les derniers décrets présidentiels (www.presidence-tchad.com); on dirait qu’on est dans la république
FAYA-ARADA.
Malheureusement pour lui, les Tchadiens commencent à se rendre compte de la supercherie et ne veulent plus se faire
avoir cette fois ci. Après les arabes au lendemain du 13 avril, depuis quelques semaines les défections dans les
milieux GORANES sont de plus en plus nombreuses :
- Rien que la semaine dernière, plus d’une centaine d’éléments dont plusieurs officiers supérieurs de l’ant,
notamment le colonel GORY KOSSAN état major du groupement de la gendarmerie à gounougaya et le chef de escadron
KALIMI DJIMI ont rejoint avec armes et bagages les positions du RPJ.
- On sait aussi qu’au début du mois de mai 06, l’ancien préfet de moussoro MOÏTA TOURKI et le
commandant MAÏDE ISSA alias kessou accompagnés de plus d’une soixantaine de personnes ont rejoint la
rébellion de l’est.
Pire encore ! Selon des sources concordantes proches de milieux goranes on parle de la défection imminente de gros
poissons. Bravo les gars ! Mieux vaut tard que jamais !
Décidément, personne ne veut sauver le soldat DEY ITNO ! Après tous, n’a-t-on pas dit que « celui qui sème le
vent récolte la tempête » dixit TOM ERDIMI.
ERDY – France
Arkine2@yahoo.fr

REACTION A L' ARTICLE DE CE SOIT DISANT FILS DU GUERA
En tant que fils du guéra, il me semble de responsabilité de réagir et condamner cet article haineux paru sur
ALWIDA, avec pour seul but de faire du mal. Je ne peux taire mon opinion, car le mitisme équivaudrait à cautionner ces
élucubrations.
Il faut rappeler sans vergogne, que ce genre d' attitude est loin d' être l' apanage des fils du guéra.Nous nous
détestons l' anonymat, la franchise et la responsabilité sont gravées dans le roche en ce qui nous concerne.
Cet article est sans nul doute l' impulsion d' un imposteur, semeur de zizanie qui a l' air de se complaire à voir les
enfants du guéra mis au devant des difficultés.Cette personne doit savoir que les fils du guéra sont beaucoup plus
intelligents, qu'il ne le pense, et sont pourvus de capacités de dicernement et compréhension qui leurs permettent de
se frayer un chemin sans l' aide de qui que se soit. En aucune manière, ils se laisseront berner par des appels mal
intentionnés.Il est tant, d' enlever de sa tête l' idée qui consiste à croire que les fils du guéra font du
suivisme sans réflèxion préalable,ce film est d' un autre âge.
Je ne suis pas du genre, à critiquer les organes de presse, qui sont un outil formidable nous permettant de coucher nos
'idées et par là même de toucher un large public.Cependant ces organes doivent obéir à un code déontologique qui
définit les prérogatives fixant la limite à ne pas dépasser. Dans le cas de cet article qui pose problème, ALWIDA a
outre-passé la limite, basculant ainsi dans le denis du journalisme, foulant aux pieds la déontologie et s' érigeant
en organe de presse pyromane appellant de façon explicite à la décimation d' une région.
Je sais que beaucoup des personnes aimeraient voir la souffrance des fils du guéra se perpétuer, je dis tout
simplement à ceux là, qu' on a assez souffert des oppressions de tous les régimes tchadiens. On a toujours payé l'
addition, et Dieu sait combien elle était lourde.
Donc de grâce laisser les fils du guéra, prendre part en toute liberté dans la lutte pour la démocratie au tchad,
qui est d' ailleurs au centre des préoccupations de tous les tchadiens sans exception ethnique.
Il est indéniable que la lassitude gagne les tchadiens quant à la pérènité de ce régime, basant l' essentiel de sa
gouvernance sur la fumisterie, mais de là, dresser une ethnie contre ce dernier rélève de l' inconscience.Tout
tchadien sait que Deby utilise une violence inouie pour mater ces détracteurs, en se fondant pour la plupart sur des
informations dénuées de toute fiabilité.
Encore une fois, laissez ma région et mon ethnie en dehors de vos manipulations politiciennes d' une mesquinerie
funeste.
TAHIROU Hisseine Dagga

Tchad : Brigitte Girardin n’a pas la qualité requise pour donner des injonctions aux
Tchadiens !
De façon ostentatoire, les autorités françaises clarifient véritablement leur soutien inconditionnel à Deby en
dépit d’une élection présidentielle boiteuse, entachée des graves irrégularités. Nous ne sommes guère surpris
des agissements de la France qui se réclame comme une grande démocratie et se distingue ainsi.
Nous estimons que la visite de quarante huit (48) heures à Ndjaména de Brigitte Girardin, ministre française de
coopération entre dans une démarche de provocation et d’insultes aux Tchadiens. Car, elle n’a pas la qualité
requise de donner des injonctions aux acteurs politiques Tchadiens de répondre à l’appel de dialogue lancé par
Idriss Deby.
Avec ce soutien financier accordé par la France à Deby, les officiels Français ont pour une nouvelle fois démontré
à l’opinion publique tchadienne et africaine leur mauvaise foi dans le cadre de coopération avec les pays du
continent noir. Il faut dire que cette aide n’est autre qu’un élan de solidarité apporté à Deby sous autres
formes pour faire face au conflit armé actuel qui l’oppose aux mouvements rebelles.
Comment peut-on alors expliquer l’attachement de Paris au régime de Deby dangereusement menacé ?
La France qui appelle l’opposition politique au dialogue, c’est totalement absurde !
Le dialogue politique au Tchad est impossible. Car pour dialoguer il faut reconnaître à Deby une certaine
légitimité. Or, au regard de scrutin présidentiel, aucune légitimité ne peut être accordée au pouvoir de
Ndjaména. C’est pourquoi, nous nous disons pour qu’il ait dialogue avec Deby, il faut remettre le compteur à zéro
c'est-à-dire tout reprendre. Et cette condition est loin d’être remplie et acceptée par Deby.
Avec ce qui est entrain de se passer sous silence de l’opinion publique tchadienne, tout laisse à croire que l’on
souhaite imposer de Paris aux Tchadiens Idriss Deby pour un mandat désespérant.
Nous savons bien que si certains dirigeants africains doivent leurs pouvoirs à la France c’est en contrepartie des
financements qu’ils accordent à certains partis politiques français.
D’après nos analyses de la situation sur le soutien de la France à Deby, nous retenons deux pistes plausibles : soit
qu’un « deal » unit Chirac à Deby ; soit que Deby finance l’Union pour la Majorité Présidentielle (UMP) de
Nicolas Sarkozi. Aucune autre explication ne peut justifier ce soutien qui outrepasse l’entendement humain des
citoyens Tchadiens.
Nous déplorons la visite au Tchad de la ministre française de coopération et condamnons sans réserve son attitude
discriminatoire à l’égard du député Ngarlédji Yorangar, émanation réelle des aspirations populaires qui jouit d’une
immunité parlementaire de l’Assemblée Nationale Tchadienne.
Et rappelons à la ministre qu’aucun processus de dialogue ne peut être entrepris sans l’ensemble des fils et
filles du Tchad, de même qu’ aucune injonction n’est admise d’où qu’elle vienne pour avaler aux Tchadiens une
pilule amère :celle d’accepter Idriss Deby.
Face à cette allure et tournure que prennent les événements, il est temps que les Tchadiens assument leurs
responsabilités à tous les niveaux pour étouffer dans l’œuf l’intention des autorités françaises au Tchad.
Les regards sont donc à nouveau tournés vers l’Est du Tchad où des Tchadiens les armes à la main se positionnent
en sauveurs de la nation tchadienne. Quoique l’on dise le salut ou l’espoir de tout un peuple réside de ce
côté-là si l’on souhaite que le pays s’ouvre vers un réel espace politique et une démocratie épanouissante à
travers un changement politique radical.
Pour décamper Deby du pouvoir, les rebelles Tchadiens doivent s’inspirer des rebelles Somaliens qui ont balayé sur
leurs passages les chefs de guerre de Mogadishu en dépit du soutien officieux des Américains.
Au Tchad, le soutien français à Deby est officiel, une raison de plus à ne plus se tromper d’adversaires sur le
terrain militaire.
Par Makaila Nguebla
Activiste pour le Changement Politique
Et la Résistance Citoyenne
Diaspora Tchadienne
Membre de la rédaction d’Alwihda

LA DEMOCRATIE ET L' ALTERNANCE POLITIQUE AU TCHAD
Avant tout, la démocratie est par définition: "un système de gouvernement dont l'autorité suprême appartient
au peuple".Toute personne libre et démocrate doit s'accorder à légitimer cette définition qui est l'essence
même d'une république dotée des institutions libres et indépendantes qui s'interconnectent via des règles bien
définies par la constitution.A cet effet, la constitution tchadienne dans une lecture tout à fait objective traduit
avec clarté cet état de fait. Mais dans la pratique, les hommes politiques donnent une lecture complètement
alambiquée qui vide la démocratie de sa substance. Au Tchad, la constitution n'est pas respectée et la démocratie
aux abonnés absents. Cette légèreté dans le respect de la constitution, et le visage obsolète que notre jeune
démocratie dégage sont, sans nul doute, à la base de la déconfiture actuelle que connait notre pays. Le président
dans sa quête d'éternité présidentielle, et son iniquité dans sa façon d'utiliser les ressources humaines du pays,
crée des frustrations chez certaines personnes tentées par le partage du gâteau et qui se voient refuser la moindre
bouchée, résultat la route du maquis.Dans ces désicions souvent d'ambitions personnelles, édulcorées ensuite par
des intentions nationales ou nationalistes des changements inspirés par le peuple, ces personnes pensent arriver à
résoudre les problèmes du Tchad. Ces derniers sont beaucoup plus profonds et ne se résolvent pas uniquement par les
armes.
Depuis son accession à l'indépendance, le Tchad a connu une prolifération des mouvements politico-militaires avec le
résultat que l'on connait tous (je vous passe les détails). Les vrais changements doivent venir, même si je fais
preuve de naïveté du président actuel qui en quinze ans de pouvoir n'a rien fait pour le Tchad. Il doit impulser une
vraie alternative de changement en mettant de côté son ambition personnelle et de penser pour une fois à l'avenir du
Tchad et de sa jeunesse. Pour ce faire il doit organiser un vrai dialogue autour du débat national en impliquant tous
les tchadiens, surtout la jeunesse et pas seulement les vieux briscards de la politique tchadienne, qui ont été de
toutes les calmités de notre pays. La jeunesse a son mot à dire et je crois en sa perspicacité à jouer un rôle
prépondérant pour une alternative politique. Telle est à mon avis l'une des issues qui peut s'avérer prometteuse
pour le devenir tchadien. Je ne suis pas favorable au changement par les armes car il induit inéluctablement un
cortège de drames et laisse des traces indélibiles surtout dans la population civile, comme ça été le cas
dernièrement.
TAHIROU Hisseine Dagga

La Complainte du Midi
Nord, Sud je proteste lorsque égoistes récalcitrants vous m’ignorez sciemment ou me confondez avec l’autre, votre
terreur.Je suis celui-là que vos joutes oratoires nocives assassinent ; celui-là qui observe avec angoisse vos frondes
incendiaires haineuses détestables.Je vous plains Est et Ouest, autres victimes expiatoires du fléau endémique
tchadien qui d’un silence mémorable endurent d’indicibles tortures gratuites. Dois-je rendre hommage a votre
tolérance inépuisable ou condamner votre complicité avec Nord ou Sud, ces belligérants tètus ? Moi, je n’en peux
plus.Sud et Nord je vous accuse de me sacrifier sur l’autel de vos hargnes maudites. Je suis l’ombilic de vos
adverses parties ; le voisin qui vous connais tous si bien au point de me confondre à tous. Je suis celui que vos
balivernes classent comme Doum ou Kirdi du Nord, ne ressemblant pas exactement à l’un ou à l’autre. Je suis ce que
je suis, je refuse d’être un assi-milé ou ainsi moulé. Je suis Tchadien tout court, Midi, passage obligé de la
vétité que vous craignez tant. Mais j’avoue, je ne sais pas où passe votre ligne de démarcation, surtout pas chez
moi ! Je vous attends au tournant, au Zénith de votre ampoignade, je m’offrirai au premier bourreau qui brandira l’épée
fatale de la partition pour affirmer mon existance longtemps déniée, refuser d’être le Nord ou le Sud de vos
parties imaginaires et voir naître d’autres geignards ou roublards de vos espèces et surtout des laissés- pour-
compte comme moi, cortège désolant du cycle infernal de la division.
Je tiendrai ferme face aux vagues géantes de vos causes perdues. Ne voyez-vous pas arriver les chevaux de l’UA? N’entendez-vous
pas les sirènes de la « République Mondiale »?
Yia Doungous

Un schtroumph insolent en afrique:BÉNI
SOIT LE SCHTROUMPH SARKOZY
Encore une fois nos dirigeants africains (nos aînés donc) se sont laissés insultés par des individus gérants la
politique intérieure et extérieure française.De quel droit ,ce minable personnage ,instable politiquement se
permet-il d'évaluer les rapports franco-africains, en disant que la France n'a pas besoin de l'Afrique avec ces moins
de 2% d'apport dans l'économie française? Je ne prétends pas connaître sous toutes ses formes les rapports
économiques qui lient la France à ses ex colonies( au Tchad mon pays en particulier).Par contre je peux me prononcer
sur les quelques exploitations pétrolifères connues de tout le monde et les différentes façons que la France utilise
pour écouler ses armes(deuxième exportatrice d'armes dans le monde.....)Son marché de prédilection : l'Afrique bien
entendu ! Les français ont mille et un tours dans leur besace ;créer des rébellions , monter des coups d'état,
inventer des tensions et tout cela pour arriver à une vente d'armes (à crédit s'il vous plaît!!!) Du coup on se
retrouve dans un carrousel d'endettement ! Ceci est un coup de gueule sans précision car je n'ai pas encore été
invité dans les affaires( c.a.d les coulisses politico-economiques et militaires) J'en appelle donc à tous les esprits
revendicateurs et soucieux du devenir du Tchad et de l'Afrique en général de faire passer le message : SARKOZY est un
affabulateur , lui et beaucoup d'autres( médiocres responsables français) n'ont plus le droit de nous insulter ni de
nous donner de leçons ;le temps du floue est passé , il n'y a plus de secret genre secret défense ou affaire d'état
; on voudrait que l'Afrique se développe par et avec tous ces enfants en toute quiétude. C'est seulement à ce prix
que les français et autres européens ne verront plus à leurs portes de malheureux immigrés. IL semblerait que nous
n'avions pas eu assez de fierté pour dire non à l'esclavage , non aux complots politiques, non aux assassinats de nos
innombrables independantistes ; non aux différentes manière de piller nos économies etc.....Aujourd'hui je dis non au
nabot de sarkozy et j'ajoute qu'ils sont nombreux les Africains qui veulent aller de l'avant et si possible sans
effusion de sang : trop c'est trop , beaucoup sont tombés certes par notre faute mais avec un concourt massif ,imposant
et étouffant puis meurtrier de notre chère mère colonisatrice LA FRANCE que nous ne renions pas . SARKO gardes cette
attitude et tu subiras le déluge de feu d'une génération dont tu es très loin d'imaginer ce dont elle est
capable.Par contre je remercie le petit nicolas sarko de mettre en lumière les maux qui ralentissent le développement
africain en provoquant ce genre de débat qui est loin d'être stérile. Je suis convaincu qu'il y aura des réponses
positives avec des chiffres à l'appui qui éclaireront sa lanterne
Par Akhouna Ehemir

Bavure d’un colonel
Le colonel ABDELKERIM DJOUNOUBI est un officier connu dans le milieu militaire tchadien a posé un acte de vandalisme le
dimanche 21 mai 2006 au quartier Diguel tanneur non loin de la station appelé « Tacha Moussoro».
Tout a commencer quand une bagarre s’éclate entre les enfants du colonel et ceux d’un voisin. C’est ainsi que le
jeune homme du nom de Mahamat Ali (connu sous le sobriquet Sadam) s’interpose entre les enfants et les ramènent
auprès de leurs parents respectifs. En ce moment, la femme du colonel visiblement mécontente du geste de Sadam, lui
lance quelques insultes et ce dernier s’est retiré de la concession en s’excusant. Tout à coup elle appelle son
mari ABDELKERIM DJOUNOUBI (colonel), lui donne vraisemblablement une version erronée des faits. Arrivée sur le lieu,
le colonel fonce avec son véhicule sur Sadam pour l’écraser, celui-ci échappe de justesse et prend la fuite. Le
poursuivant toujours avec le véhicule, le fugitif prend un chemin détourné et le colonel ne voulant pas rater sa
proie tire deux (02) balles qui malheureusement atteignent deux enfants adolescent jouant au coin de la rue. Ramadane
Youssouf âgé de 11 ans a 2 bras écrasés et Abakar moussa (environ 10 ans) avec un organe sexuel touché. Ramadane
Youssouf est admis à l’hôpital Général de Référence Nationale de N’djaména au service de la chirurgie II,
salle 4 en attente pour une opération.
Après le forfait, le puissant colonel appel les gendarmes pour arrêter l’ami de Sadam. Fort de son titre, le colonel
se permet de jouir de sa victoire contre les faibles en étalant une natte pour se reposer devant sa concession sans
être inquiet de qui que ça soit.
Nous habitants de ce quartier sommes indignés et profondément touchés par le comportement honteux et inhumain de ce
colonel à l’égard des voisins. La vie des habitants de ce quartier et celles de nos enfants est en danger.
Face à cette situation, nous habitants du quartier demandons aux autorités militaires et judiciaires de prendre leur
responsabilité afin de rendre justice aux familles opprimées et que le colonel paye de ses actes vis-à-vis de la LOI.
Nous en appelons «également aux Associations des Défense des Droit de l’Hommes de soutenir les familles victimes de
cette barbarie pour que justice soit rendu et que nul ne peut prétendre au dessus de la LOI.
A VAINCRE SANS PERIL ON TRIOMPHE SANS GLOIRE
KOD TCHENG
N’Djaména

118 civils tués par des milices
soudanaises en avril
Plus de cent civils ont été "massacrés" dans l'est du Tchad en avril par des miliciens
soudanais "djandjawids" parallèlement à une offensive des rebelles tchadiens contre N'Djamena, a affirmé
jeudi l'organisation Human Rights Watch (HRW) dans un communiqué.
"Les milices soudanaises djandjawids accompagnées d'individus recrutés localement au Tchad ont massacré plus de
cent personnes dans un groupe de villages de l'est du Tchad" (Djawara, Gimeze, Singatao et Korkosanyo) situés à
environ 70 km de la frontière avec le Soudan, écrit l'organisation de défense des droits de l'Homme.
Des témoins "ont confirmé que 118 personnes au total avaient été tuées les 12 et 13 avril",
ajoute-t-elle. Selon eux, des villageois désarmés ont été "rassemblés puis abattus ou mutilés à mort à la
machette".
"Les miliciens soudanais pénètrent de plus en plus profondément au Tchad. Ils pillent et tuent des villageois
tchadiens", dénonce le directeur de la division Afrique de HRW, Peter Takirambudde.
"Nombre d'assaillants portaient des uniformes soudanais mais ils ont formé des alliances locales et des Tchadiens
participent également à ces attaques", précise-t-il, prévenant que "les civils tchadiens ont expressément
besoin de protection".
Selon l'ONG, ces attaques s'inscrivent "dans un mouvement plus vaste de violence transfrontalière".
Le 13 avril, les rebelles tchadiens du Front uni pour le changement (Fuc), soutenus selon de nombreux observateurs par
le Soudan, ont attaqué N'Djamena après une offensive éclair depuis la frontière soudanaise.
Les raids des djandjawids, miliciens arabes alliés aux forces de Khartoum dans la guerre civile qui les oppose aux
rebelles de la région du Darfour, dans l'ouest du Soudan, se sont également multipliés dans l'est du Tchad ces
derniers mois.
A chaque fois, les autorités tchadiennes ont accusé le Soudan de vouloir "déstabiliser" le Tchad. N'Djamena
a même rompu ses relations diplomatiques avec Khartoum le 14 avril, au lendemain de l'attaque avortée du Fuc contre la
capitale.
"Les raids lancés contre les troupeaux sont devenus pratique courante, mais les attaques d'avril contre les quatre
villages tchadiens se distinguent par leur nombre élevé de victimes", estime HRW.
Le récent accord de paix signé entre le gouvernement soudanais et une partie des rebelles du Darfour prévoit
notamment le désarmement des miliciens.
Source AFP

Tchad : Qui sont ses rebelles centrafricains du FUC ?
La question mérite quelque explications suite à cette désinformation de basse échelle d'une presse internationale
pro Deby qui fait tout pour réduire l'opposition armée tchadienne à des mercenaires étrangers. En fait qui sont ces
fameux " rebelles centrafricains" ? il s'agit simplement de concitoyens tchadiens d'origine pour la grande
majorité de la région du Guera. Ces jeunes dont l'âge varie entre 16 et 35 ans ont été pour la plupart recruter
dans le département du Guera fin 2002 début 2003 par un officier tchadien originaire du Guera nommé Daoud Soumaine à
l'époque directeur du cabinet militaire du président Deby. La raison invoqué (celle qui fut dite aux nouvelles
recrues) "qu'ils seront formés en agent de sécurité pour assurer la sécurité des sites pétroliers du Sud du
pays" et que pour cela ils (les recrues) devraient être regroupés au centre d'instruction militaire de Pazangué
au Sud du pays afin de recevoir la formation adéquate par des "agent américains" de exxon mobil. Jusqu'à
là le plan satanique d'Idriss Déby et son disciple Daoud marchait à merveille ! La vrai raison de ce recrutement est
toute autre. En effet suite à la brouille (du moins l'officiel) entre Déby et Patassé au sujet de l'accueil au Tchad
d'un certain Général Bozizé auteur du coup d'état raté en Centrafrique de fin mai 2001, Déby avait trouvé
l'élément pour se venger de Patassé "le traître". Le mécontentement entre Deby et Patassé est que
Patassé aurait "escroquer" Déby au sujet de la vente des diamants pillés au Nord RDC (ex Zaire) par les
hommes de mains d'Idriss Déby envoyer avec le contingent tchadien en RDC en 1998. Ces diamants en sachant que le Tchad
ne pouvait pas les écoulés sur le marché suite à la réglementation internationale sur les diamants des conflits et
le Tchad étant non producteur et de facto ne pouvant les écoulés, avait solliciter l'aide du "grand-frère"
Patassé dont le pays est producteur de les écoulés moyennant commission. Patassé avait simplement fait main-basse
sur les diamants au motif que "Déby ne lui avait pas donner l'argent versé par la Lybie pour la logistique (une
partie devrait revenir à Patassé) dont le pays avait servi de base de ravitaillement. Déby avait trouvé avec Bozizé
un moyen de se venger de Patassé. C'est de là u'Idriss déby avait demander au Colonel Daoud Soumaine son directeur de
cabinet militaire, un ami au général François Bozizé du temps ou il commandait les forces tchadiennes à Bangui dans
le cadre de la MISAB (Mission internationale de suivi des accords de Bangui) de recruter des hommes pour reverser le
Président Patassé, la suite est connu ! Voila comment nos frères tchadiens recrutés,abusés sont devenus les
"libérateurs" de la Centrafrique.
Je crois que tous le monde a suivi ce qui fut arrivé plus tard aux "libérateurs" lorsque Bozizé avait
souhaité s'en "debarassé". Après ce qu'on pourrait appelé "l'indemnisation" de ces
libérateurs,le nouvel Président Bozizé aurait demandé à Déby de récupérer les libérateurs qui sont ses
"compatriotes" et que la question des diamants subtilisés par Patassé sera reglé dès que les élections en
RCA et qu'il gagnera bien entendu soit organiser. Alors Déby ne sachant quoi faire de ces soldats de circonstance et
qui ont la particularité de ne pas être des zaghawa qu'ils pourraient reversés à sa garde prétorienne, eu
l'ingénieuse idée de les utilisés une fois encore comme supplétifs dans le conflits du Dafour au coté du MLS de
Khamis Abdallah dont ils (les libérateurs de la Centrafrique) pouvaient facilement se fondre car ce mouvement est
composé majoritairement des soldats d'ethnie dadjo sil-lah du Soudan.
Une petite explication à ce choix est utile : l'ethnie dadjo est un peuple negro-africain qui s'étend du sud-ouest
soudanais au département du Guera de là ou vient ces fameux "libérateurs" et selon la zone ou ils se
trouvent, ils portent les suppléments nominatives à leurs identifications ethniques Sil-lah pour le darfour, Silla
pour la région de Goz-beida et dadjo simplement qu'on retrouve dans les villages tel que Gadjira à coté de Mongo dans
le Guera.
Bref voilà comment nos frère tchadiens se sont retrouvés une fois de plus instrumentalisés pour la déstabilisation
cette fois de notre voisin le Soudan. A partir de là les choses n'avait plus marché comme en RCA, nos compatriotes
ex-libérateurs avaient décidés autrement. Lorsqu'ils furent transportés par avion de la RCA en direction d'Adré ou
le MLS avait un bureau et pour certains du sud du pays, et surtout après les avoir dépouiller de leurs argents
d'indemnisations, nos frères se sont retrouvés en plein darfour en première ligne de front, de là les chefs de ces
groupes avaient décidés de ne plus combattre pour une nouvelle cause dont ils ignoraient tout et qu'une fois de plus
était en territoire étrangers; c'est ainsi qu'ils prirent contact avec les éléments de l'ADR (Alliance des
Démocrates résistants) basé au Darfour dirigé par Le commissaire de police Néné EHEMIR et l'ingénieur Hisseine
AHMAT sous la coordination de Younouss IBEDOU. Ce mouvement armé à comme tous les mouvements armés tchadiens la
particularité d'être composé majoritairement d'éléments d'ethnie Hadjarai comme eux, ils ont simplement décider de
les rejoindre et firent le chemin ensemble au sein du FUC au dernier combat d'avril. Voila ce qu'on peut dire de ce
milliers d'hommes qu'Idriss Déby dans son amnésie a le culot de citer comme mercenaires soudanais.
CHÉRIF AHMAT ALIAS Tchadien
Ndjaména - Tchad
Source: Alwihda -

Le folklore du MPS
J'ai beau chreché pour comprendre le comportement et les agissements des gens du MPS et leurs acolytes, mais j'avoue je
suis dans les nuages.
Peut être qu'un jour un psychologue ou un sociologue m'aiderait à comprendre ces gens.
J'arrive pas à réaliser que ce pouvoir morribond ait pu durer birntôt 16 ans. Eh oui 16 ans pendant lesquels les
tchadiens n'ont vu que la regression à tous les niveaux, au point où aujourd'hui, on a honte de sa nationalité.
Figurez vous que dans certaines contrées du monde, le nom tchad est devenu une injure.
Et comme si cela ne suffit pas, ces guignols du MPS se targuent d'être élus par la majorité des tchadiens pour 5 ans
encore. Oh mon Dieu... et de lancer un appel à toute l'opposition de se joindre à eux afin de gerer le pays.
Et Mahamat Hissein de lancer le signal pour dire qu'il y'aura des surpises, et que s'il y'a négociation, elle se fera
sur la base du programme de MPS.
Alors, je me pose la question de savoir quelle surprise le MPS nous reserve? quel programme?
Non Mahamat Hissein, les cooptations, les voltes face des porsonnalités politique, les tchadiens se sont vus déjà
servir à satiété et n'y attendent absolument rien de positif.
Voilà 16 ans que vous êtes au pouvoir et vous ne faites qu'enfoncer le pays davantage. La tchad ne fait uqe réculer.
Peut - on parler aujourd'hui au Tchad de la notion d'honnêtété? de competence? d'intégrité? de justice? de l'amour
du travail et de la patrie comme le dit notre devise? Ces notions ont disparues.
Dites moi, que sont devenus ces discours:
" La kermesse du desordre est terminé"; "Je ne protégerai personne"; "je ne modifierai pas la
constitution même si j'ai une majorité de 100%...ce qui me reste à faire, c'est accompagner le stchadiens vers
l'alternace", la liste est longue...
Non le peuple tchadien n'attend rien du pouvoir MPS et de son président. La demonstration vous a été faite alors
cessez de jouer à l'aveuglette. Si vous voulez rendre service au Tchad et aux tchadiens, conseillez à votre président
d'ouvrir la négociation avec tout le monde afin de diagnostiquer les maux qui minent notre pays et y chercher des
solutions.
Je pense que vous avez encore un petit degré de conscience, sinon vous n'auriez pas dresser le tableau sombre de votre
parti et de sa gestion du pouvoir lors de votre dernier congrés extraordinaire.
Arrêtez d'afficher cet optimisme et cet air de suffisance. Regardez vous dans la glace et ayez le courage d'ouvrir un
vrai dialogue national car la CNS de 1993 a été vidée de son contenu par votre régime. Il n'est pas tard de faire
amende honorable et ouvrir une nouvelle page. La nation vous en sera reconnaissante.
Hamdallah

Etat des lieux
Le dernier communiqué du tonitruant Ministre de la Communication a dû attirer l'attention de beaucoup d'observateurs
avertis de la scène politique tchadienne. Bien que le ton reste le même, avec cette dénonciation quasi permanente
d'une agression du Soudan, le Gouvernement Deby a pour la première fois fait mention des noms des rebelles tchadiens
avec, en plus, une hiérarchisation dans leur structure. Est-ce dire que l'art de la guerre de Deby qui depuis le début
occultait cette menace locale aurait fait un lifting?
Désormais, ce ne sont plus des Soudanais qui nous menaceraient "directement", mais des Tchadiens "à la
solde" du Soudan. Cette solde ayant même été mentionnée par le communiqué du Gouvernement, soit 250 dollars
par personne. Mais on tiendra bien à l'abri des yeux et des oreilles ces Soudanais "à la solde du Tchad" que
sont depuis au grand jour le MJE et autres rebellions du Darfour qui jouent les supplétifs de l'ANT....
Qu'à cela ne tienne, le discours officiel a par ainsi planté le décor d'un affrontement qui s'annoncerait imminent.
C'est un secret de polichinelle que, depuis les évènements du 13 Avril 2006, les deux parties se prépareraient
activement tout en faisant valoir ci et là leurs causes via la diplomatie. Chacun aiguise au mieux son couteau, mais
depuis le temps que les Tchadiens connaissent leur Général-Président, ils savent bien que ce sera très probablement
lui qui donnera le coup d'envoi. Sorti ragaillardi par sa victoire sans gloire aux dernières élections qu'il a
organisé pour lui seul, la tentation de croire qu'il a une baraka infaillible le mènera à refuser toute possibilité
de dialogue avec l'opposition armée.
Nous en sommes là. Deby prépare son adoubement par sa Cour Suprême, son investiture suite à son auto-succession avec
en toile de fond une crise de confiance du Tchad en entier qui par tous les moyens tente de le lui faire comprendre.
Inutile de dire encore que nous vivons actuellement le même atmosphère de crainte et de tension qui prévalait avant
les élections. Tout ce à quoi aspirent les Tchadiens c'est une vraie paix car nous avons assez soufferts. Il est
encore temps, Messieurs les politiciens, d'oeuvrer en ce sens.
Mlle Kourgal Hemichi
Elève au Lycée de La Liberté
N'Djamena - Tchad

Le
régime sanguinaire du Président Idriss Deby a procédé à des arrestations arbitraires
Suite aux événements du 13 Avril 2006 de Ndjamena, le régime sanguinaire du Président Idriss Deby Itno a procédé
à des arrestations arbitraires dont certaines ont été déjà même dénoncé par les associations de la place ou
parfois par des compatriotes courageux. Nous voulons à travers ce message dénoncé les arrestations du lieutenant
Colonel Khamis Dokhone, Chef d’Etat Major de l’Armée de Terre adjoint et le Colonel Abakar Gaoui Guersé,
Commandant de la Légion de la Gendarmerie de la région du Batha, sous prétexte d’avoir comploté et dirigés les
rebelles de Front Uni pour le Changement à l’entrée de Ndjamena. Au début de leurs arrestations, ces officiers
Hadjarai arrivaient à communiquer fréquemment avec les membres de leurs familles, mais depuis déjà un moment, leurs
familles et proches parents n’ont aucune de leurs nouvelles. Cette situation inquiète un bon nombre de fils du Guera
qui jusqu’à présent, ont les mauvais souvenirs des morts souvent dans des conditions dramatique de leurs leaders.
Comme celle en dernière du héros Maldom Bada Abbas, du Colonel Hachim Darwal pour ne citer que ceux là. Conscient de
tous les événements douloureux que le pays a connu et qui ont endeuillé nos familles et de circonstances dans
lesquelles nos dignes et braves frères ont perdu leur vie, nous demandons à la communauté internationale et notamment
les associations de défense de droit de l’Homme de chercher les traces de nos frères le colonel Abakar Gaoui, le
lieutenant colonel Khamis Dokhone ainsi que les autres s’ils sont en vie ou déjà éliminé par Idriss Deby Itno ?
Nous demandons également à Deby d’arrêter ces pratiques injustes et ingrates contre les fils du Guera, qui, il y’a
seize ans exactement avaient contribuer énergiquement et de façon très déterminée à côté des autres Tchadiens à
la chute du régime dictatorial de Hissein Habré.
Aussi il convient de rappeler que la situation de nos frères arrêtés est très inquiétante puisque la tante de Deby
Hadjé Toukouna (mère du défunt Colonel Hachim Darwal, de père Hadjarai) a rencontré le Deby lui demandant la
position des officiers Hadjarai et ce dernier sans hésitation avait dit à sa tante que c’est une affaire purement
militaire et elle ne doit pas s’impliquer là-dessus. Une délégation composée des anciens ministres de la région
du Guera a demandé une audience à Deby pour évoquer ce problème, ce dernier a refusé de recevoir la dite
délégation.
Faut il le rappeler à Deby que souvent ces genres de pratiques injustes et ingrates qui poussent les officiers à
partir en dissidence ?
Ce message peut être perçu également comme un signe de mécontentement de la communauté Hadjarai au régime en
place, et lui dire qu’on est prêt aussi à rejoindre les frères qui n’ont pas accepté ces pratiques arbitraires.
Source: Alwihda -

Le Tchad est un pays domine par la
peur; peur du gouvernement, peur de l’absence de gouvernement; peur des rebels; peur du regime militaire;
peur pour la vie. Apres quelques jours des resultats des elections residentielles qui ont conduit de nouveau le
president Deby pour un autre mandat de cinq ans, le climat politique et sociale ne cessent de se deteriorer au Tchad.Ce
jeudi 18 Avril 2006, des militaires a bord de plusieurs vehicules tout-terrain, armes jusqu’aux dents, sont venus au
domicile de Monsieur Mahamat Djorkode le Representant du chef de canton Anakhaza. Ces derniers, a leur tete le directeur
General de la Securite Publique le general Moussa Haroun etaient composes de la police politique du regime clanique de
Deby et des elements de la Garde Presidentielle. Ils avaient envahi la maison manu-militari. De chambre en chambre, ils
avaient fouille son domicile et tout les recoins de la maison qui auraient pu servir de cache a armes. Apres tout ils n’ont
rien trouve de compromettant pour lui. Apres s’etre rendus a son domicile sans aucun madat, la communaute gorane,
après une reunion d’urgence, ne fut pas long a prendre une decision. Un peu plutard le soir, Mr Mahamat Djorkode a
ete relache. Il faut noter que Mr Mahamat Djorkode est un simple commercant qui vit a N'Djamena depuis des annees. Il
est un citoyen paisible et loyal et n’a jamais interfere dans les affaires gouvernementales ou militares des regimes
qui se sont succedes. Cependant, pour le regime clanique de Deby l’histoire remonte au mecontentement de mr Mahamat
Nouri ex-ambassadeur du Tchad aupres du royaume d’Arabie Saoudite. Mr Djorkode avait ete arrete pour des raisons
autres que leur lien parental avec Mr MAhamat Nouri . On ne peut opprimer le peuple gorane et on ne peut non plus leur
arracher les ailes malgre l’injustice qui demeure dans notre pays le Tchad. Dieu merci
Zeni Djorkode

Chapeau aux parlementaire nigérians!
Le senat nigérians et la chambre des représentants ont rejeté respectivement le mardi 16 et le mercredi 17 mai 2006,
le projet de réforme de la constitution portant sur 116 amendements, dont l'un supprimait la limitation des mandats
présidentiels.Cette réforme de la constitution a été rejetée aussi bien par l'opposition que par le parti au
pouvoir au rang duquel le vice président a refusé de participer à la reunion du comité executif.Leurs collègues
tchadiens qui ont manqué de courage et du patriotisme en votant la modification de la constitution, juste pour
permettre à Deby de briguer un nouveau mandat, doivent comprendre qu'on peut bien être dans un parti et ne pas
épouser sa ligne de conduite surtout lorsqu'elle conduit à satisfaire les désirs du chef.Les députés tchadiens, du
moins ceux du MPS auraient pu nous éviter cette guerre actuelle et partant la dégradation encore davantage de la
situation générale du pays. Ils auraient permis au pays de réaliser une transition en douceur et surtout parvenir à
une alternance.Dommage pour la démocratie tchadienne et pour notre population qui a toujours souffert de la politique
de ces pseudo-dirigeants, qui à mes yeux font partie d'une autre race des tchadiens et des politiciens, nuisibles,
malheureusement à notre pays. J'espère qu'un jour viendra, où tous ces Hommes seront rappeler par l'Histoire.
Hamdallah Djibrine

TCHAD : QUAND DEBY PLANQUE 100
MILLIARDS DE F CFA AU CAMEROUN…
La Banque mondiale n’avait pas tort de se plaindre de la gestion calamiteuse de Déby. Les ressources pétrolières
nationales sont véritablement presque totalement à la disposition de son clan. Pour assurer les beaux jours de ses
enfants après sa perte du pouvoir qu’il redoute tous les jours que Dieu fait, il a carrément vidé ( ?) la caisse
comme l’avait fait Hissène Habré, lors de sa fuite vers le Cameroun, il y a quinze ans. Arrivé à N’Djamena sans
combattre, Idriss Déby et ses hommes, qui poursuivaient Habré pour l’abattre, avaient alors trouvé qu’il avait
pris soin, avant de traverser la frontière camerounaise, de vider préalablement les coffres forts de la Banque
centrale. Devenu président de la République mais sans le moindre sou, Déby a retenu la leçon. Voilà pourquoi ne
sachant pas très bien si son dernier carré de fidèles soutenu par l’armée française, allait réussir à contenir
l’attaque des combattants du capitaine Mahamat Nour, il a vite fait de confier la somme de 100 milliards de f cfa (152
millions d’euros) à ses fils afin qu’ils les mettent en lieu sûr. Entendez au Cameroun. L’ordre reçu cinq sur
cinq, ils n’ont fait que traverser la frontière pour se rendre dans la ville de Kousseri qui fait face à N’Djamena,
où ils ont demandé, visiblement pressés et un peu énervés, à rencontrer le chef d’agence de la Banque
internationale de crédit et d’épargne au Cameron (BICEC). Ce dernier aurait, dans un premier temps, paniqué quand
un des fils Déby lui a annoncé la somme. C’est ainsi qu’il s’est isolé pendant de longues minutes
(interminables pour les Déby) pour rendre compte à ses supérieurs hiérarchiques à Douala et recueillir, avant toute
chose, leur avis.
Pas de chichi devant une telle manne même quand on est la BICEC. Après consultation, cette banque française a
ordonné à son préposé de l’encaisser sans trop se faire prier. Aux dires de certains employés de cette agence (ce
genre d’opérations laisse toujours de traces), rien que le comptage des billets avait pris toute la journée ainsi qu’une
partie de la nuit.
Selon nos informations, il ne s’agissait pas de faux billets même si Idriss Déby, c’est connu, excelle beaucoup
dans le faux. A ce titre, il est négativement réputé jusque dans les banques parisiennes. Pour preuve, lisez ce qui
suit : avant de se retrouver en prison, à N’Djamena, en 1998, Armand Grah, Ivoirien de son état, avait été chargé
par le président Déby de faire fabriquer, à titre d’essai, des faux billets. C’est ainsi que sept milliards de
faux billets imprimés en Europe, avaient atterri, par mesure de sécurité, d’abord à Abidjan. Sous prétexte d’une
évacuation sanitaire du sultan (Gong) de Léré à Abidjan par l’avion présidentiel, l’aéronef de Déby devait,
en réalité, rapatrier les faux billets concernés à N’Djamena. Mais selon Grah, il n’y avait pas eu entente avec
les faussaires français sur les modalités de leur rémunération. Du coup, ces faux billets n’ont pas été amenés
à N’Djamena pour y être écoulés. Ils ont été plutôt débarqués dans un autre pays (sûr) de la sous-région,
à l’abri des yeux et des oreilles indiscrets. Une fois à N’Djamena, Armand Grah manifeste ouvertement son
mécontentement. Il est arrêté par son ami Déby pour l’empêcher de parler. Pour sauver sa peau, il a dû envoyer
sa confession et un pathétique SOS au chargé d’affaires de l’ambassade de France au Tchad, Luc Furhmann, en date
du 23 septembre 1998, pour ne pas se retrouver outre-tombe.
Déby est donc un faussaire patenté. Une autre histoire : le 23 mai 2000, le général Youssouf Boy, commandant de la
garde présidentielle et beau-frère d’Idriss Déby (mari de sa sœur cadette), est intercepté, avec de volumineux
sacs contenant de faux billets de banque, par le premier adjoint au commandant de brigade de la gendarmerie de Kousseri.
Conséquence, tout le microcosme policier, militaire, économique et politique tchadien, prend d’assaut Kousseri dans
le but de sortir le général transporteur de faux billets de son pétrin. A 17 heures, la brigade territoriale de
Kousseri ouvre la porte de la cellule après un coup de téléphone d’Idriss Déby à son grand-frère Paul Biya qui
lui enlève, une fois de plus, une grosse épine du pied. Et ce n’est pas la première fois qu’il présente de
telles saletés au président camerounais.
Ce 12 avril 2006, il a vraisemblablement été question de vrais billets sinon l’affaire aurait, parallèlement au
coup d’état que tentait de faire Mahamat Nour, fait grand bruit, à Kousseri et dans le reste du Cameroun, en l’absence
de Paul Biya. Seulement, les opposants tchadiens affirment avoir cette banque française implantée au Cameroun à l’œil.
Dès qu’ils prennent le pouvoir, l’un des premiers dossiers à traiter, sera la demande de rapatriement des 100
milliards de f cfa concernés au trésor public tchadien.
Retour au article... Source Afrique Education

TCHAD : LES SCENARII MIS EN PLACE PAR DEBY EN
CAS DE CHUTE
Pour valider l’élection du soldat Déby, Jacques Chirac a eu recours à ses petits amis de l’Union Africaine (UA).
Malheureusement, malgré leur appel du pied pour que chaque pays africain envoie des observateurs à la mascarade
électorale du 3 mai, seulement quatre pays sur les cinquante trois que compte l’Afrique, ont répondu présents : le
Cameroun, le Niger, le Burundi et le Congo-Brazzaville. Chirac a dû être déçu…
Quelques heures après son retour de France en février 2006 où il était arrivé à l’hôpital américain
pratiquement sur une civière, Idriss Déby avait réuni le premier cercle de son clan pour lui dire ceci : « ma
santé, comme vous le constatez, est vacillante. Je peux mourir de ma propre mort à tout moment. Si cela arrivait alors
que je suis à N’Djamena, il faudrait cribler mon corps de balles pour simuler un assassinat. Objectif : garder le
pouvoir à tout prix entre nos mains. Sinon, il faudra créer rapidement une rébellion pour semer la zizanie dans le
pays. Il faudra, pour avoir la paix, assassiner le capitaine Mahamat Nour », l’empêcheur de tourner en rond. Depuis,
on attend que l’une de ses hypothèse se réalise même si Mahamat Nour a été informé de la tentative d’infiltration
de son mouvement (pour l’éliminer) par certains hommes de main de Déby.
Cela dit, la trêve électorale étant passée, Idriss Déby a repris ses assassinats dans la ville de N’Djamena qu’il
contrôle. Selon nos informations, le colonel Tcha Wadélé a été arrêté samedi 6 mai et exécuté le jour même par
les sbires du régime. Quant à la maison du général Mahamat Nouri, ancien ambassadeur du Tchad en Arabie Saoudite et
plusieurs fois ministre, qui venait de démissionner avec fracas de son poste afin de rallier l’opposition, elle a
été pillée sur ordre de Déby. Conséquence, sa vieille mère se retrouve pratiquement dehors. Du coup, on a peur
pour la vie du directeur de l’Asecna et celle du secrétaire général du ministère des Finances, tous deux gendres
de Mahamat Nouri.
Pour éviter que leur corps se retrouve entre quatre planches, les officiers supérieurs suivants viennent de prendre la
poudre d’escampette, probablement, en direction des zones rebelles : les colonels Hissein Tokou, Oumar Souni, Mahamat
Rozi, Moussa Toudjani et le bourreau de Doba de 1982 à 1985, Emchi Doukouri
Source: Afrique Education

Mme Alliot-Marie: "La situation
du Tchad reste fragile"
par XINHUA
La situation du Tchad "est très fragile", en dépit de la récente élection présidentielle, a souligné
mercredi la ministre française de la Défense Michèle Alliot-Marie.
"Des élections viennent d'avoir lieu la semaine dernière, elles se sont déroulées dans le calme. Le problème
qui se pose aujourd'hui c'est qu'une partie de l'opposition a dit qu'elle voulait reprendre des opérations de type
militaire", a déclaré la ministre à la presse.
"Une fois de plus, la situation du Tchad est très fragile, alors que c'est un pays dont le rôle est extrêmement
important pour la stabilité de l'ensemble de cette zone. Il est évident que les problèmes du Darfour ont des
répercussions sur le Tchad", a-t- elle ajouté.
S'agissant des effectifs français dans ce pays, elle a indiqué: "nous avons un millier d'hommes là-bas, qui a
été renforcé au moment des événements d'avril dans le but de protéger nos concitoyens". "Ce supplément
d'hommes a été diminué aujourd'hui, nous sommes en train au fur et à mesure de revenir aux effectifs qui étaient
là avant les événements", a-t-elle précisé.
La France dispose de quelque 1 200 hommes au Tchad dans le cadre du dispositif Epervier, mis en place en 1986. Une
compagnie de 150 soldats français, envoyée en renfort le 12 avril alors que le pouvoir était confronté à une
offensive rebelle, a regagné le Gabon où elle est basée.

Le dénominateur ethnique de notre vie politique
En suivant l'actualité politique de notre pays, et en parcourant les sites tchadiens consacrés à notre problèmes du
genre, on arrive malheureusement à l'évidence que le facteur ethnique est de plus en plus fort dans tout ce que nous
faisons.
Il ne se passe pas un jour où l'on apprenne que tel ou tel groupe ethnique s'est manifesté par le biais d'un de ses
représentants sur un sujet quelconque. On prête facilement au fait et geste d'une personnalité la volonté de tout
son groupe ethnique à vouloir "menacer" le système en cours, avec les conséquences que nous connaissons.
Ou, à l'inverse, son adhésion au système engage toute sa communauté.
De même, la présidence de la république s'en mêle en organisant des réunions "secrètes" avec quelques
groupes ethniques pour tenter de trouver une issue. Officieusement, il est demandé à ceux-ci d'apporter leur soutien
au régime, contre une part du gâteau.
A quoi tout cela nous mène-t-il? A une réduction du Tchad au plus petit dénominateur ethnique. En partant du groupe
auquel appartient le Chef de l'Etat, à ses alliés et courtisans, tout a tendance à se réduire à cette portion
congrue que représente l'ethnie. Et si vous n'avez pas cette chance (si c'en est une) d'appartenir à un de ces
groupes, vous êtes de facto écarté du dialogue national. Beaucoup de groupes ethniques de ce beau pays n'ont pas leur
mot à dire.
Pourquoi nous faut-il subir ce traitement? De l'indépendance à jours, toutes les constitutions qui se sont suivies on
clairement fait mention de nos langues officielles que sont le français et l'arabe. Mais dès qu'il y un problème
d'ordre politique ou un intérêt quelconque, toute communication se fait en une langue locale, excluant de fait tous
ceux qui ne la comprenne pas. Une exclusion dans son pays, c'est ce que vivent beaucoup de nos compatriotes qui ne sont
pas de "ceux qui gouvernent'. Réduisant une fois de plus le caractère national de ce qui en suit.
Entre Tchadiens, nous savons parfaitement de quoi il en est, et quelles sont les conséquences de tels actes sur notre
vie quotidienne. Il nous changer les choses. Un changement qui devrait intervenir par une modification de nos mauvaises
habitudes linguistiques. Si nous parlons du même Tchad, et surtout pour ce même Tchad, avec les mêmes habitants qui
le compose, il nous faut donc devoir parler en une langue compréhensible par tous pour entamer un véritable dialogue
national.
Tous les actes, tant politiques, économiques ou même militaires, doivent se faire en langues comprises par le plus
grand nombre pour que tout le monde se sente concerné. Plus de ces concertations de couloirs qui se font en dialectes,
et qui de fait ne tentent qu'à solutionner des problèmes liés aux titulaires de ces dialectes.
A ce jour, à moins que l'on me prouve le contraire, tous ceux nous gouvernent ou on vocation de le faire parlent
français et/ou arabe. Ce qui devrait nous aider à transcender nos différences ethniques qui ne devraient pas être
considérées comme des rivalités mais plutôt comme des richesses.
Si nous voulons raisonnablement contribuer à l'émergence d'une vraie Nation Tchadienne, c'est une case par laquelle
nous sommes obligés de passer. Ce sera un petit pas pour notre nation, mais un grand pas vers une vraie cohésion
nationale.
Nendoué Kidarré
N'Djaména - Tchad

Tchad: Créer une force politico-militaire sans distinction de Race, d'Ethnie et de Religion
Je viens par la présente vous donner mon point de vue. Notre cher pays, le Tchad est dans une situation confuse. Des
l'arrivée de Deby au pouvoir, sous prétexte d'un coup d'état qu'auraient organisé les officiers Hadjarais le
13-10-1991, Deby fit assassiner plusieurs de ces officiers rendant les enfants de ces derniers des orphelins et leurs
femmes des veuves.
Dans ce massacre, l’imam Hassan Hissein de la grande mosquée de N'Djamena a aussi participé dans cette tuerie au nom
de soit disant la guerre sainte. Ensuite, Deby s'est retourné contre les Ouaddaiens, les Sudistes, les Zakhawas de
Kobe, et aujourd'hui contre tous les Beris. Deby continue à executer des officiers. Selon un communique du FUC, 25
officiers de l'Armée Nationale tchadienne ont été exécutés.
Parmi eux j'ai deux parents : Le Colonel Abakar Gawi et Khamis Doukhoune, même s'il n'y a pas encore de confirmation
définitive.
Aussi, à l'instar de beaucoup d'autres jeunes tchadiens épris de paix et de justice, je m'indigne contre cette façon
de faire et je demande à l opinion nationale et internationale ainsi qu'à la France de cesser de financer ou armer ce
grand génocidaire. Je demande également à tous les jeunes du Guera à rester vigilant et à ne pas combattre pour
Deby.
Les problèmes tchadiens ne sont pas ceux des Zakhawas, des Goranes, des Hadjarais, des Saras, des Tamas, et des Arabes
etc...
C'est plutôt un problème d'un leader compétant, digne et capable de diriger ce beau pays. J'exhorte donc tous les
opposants à s'unir pour être plus crédibles aux yeux des tchadiens en créant ainsi une force politico-militaire sans
distinction de race, d'ethnie et de religion.
Auparavant tous les tchadiens vivaient plus ou moins dans la paix mais depuis 1979 jusqu’à nos jours, la première
question que le tchadien pose à la rencontre d'un concitoyen est de savoir de quelle région du pays il vient ou de
quelle ethnie il est. Il est erroné de dire que tous les maux des tchadiens viennent de Zakhawas; c'est Deby qui est le
seul responsable. Prenons l'exemple de Hisseine Habré au moment ou il était au pouvoir, on parlait beaucoup d'abus de
pouvoir des Goranes, mais une fois que Hisseine Habré a perdu le pouvoir, tout le monde vit en paix avec les Goranes.
Il n’y a donc plus de problèmes.
Je veux dire par là que si un chef est responsable et digne, honnête et croyant, les parents le seront. En avril 2006,
lors de sa rencontre avec les Beris, Deby aurait dit que tous les tchadiens sont contre les Zakhawas. En prenant
l'exemple de l'acclamation des N’djamenois lors de l'entrée du FUC, en réalité Deby est entrain de généraliser le
problème pour gagner la confiance des Beris. Mais il a oublié qu'en 1990 lors de son entrée en N’djamena il a aussi
été applaudit par la population. Cela ne veut pas dire que les Tchadiens étaient contre les Goranes. Depuis seize
ans, nous luttons pour faire partir Deby du pouvoir. Deby continue à terroriser tout le monde. A ma grande surprise,
une partie des Beris a soutenu Deby. En effet ce sont des Zakhawas qui ont repoussé les rebelles en réalité. Pourquoi
donc ne pas laisser Deby se faire renverser puisque c'est de Deby que les Tchadiens ne veulent plus mais pas de
Zakhawas. Peut-être les Zakhawas doutent de la moralité de ceux qui aspirent au changement. D'ou l'importance du
leader autour duquel l'opposition doit s'organiser.
Pour finir, je demande à tous les Tchadiens et Tchadiennes du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest de réfléchir
mûrement pour trouver une solution définitive à nos problèmes.
Baba Malloum Tchéré

Morceaux choisis de notre chère
Constitution
Ces articles n'ont jamais été modifiés. Ils existent depuis l'indépendance dans toutes nos constitutions, mais comme
la Constitution ne sert que quand on en a besoin, c'est sans doute le texte officiel le moins lu par tous nos
compatriotes. A votre attention, quelques articles qui pourraient vous intéresser:
• "Article 71: Les fonctions de Président de la République sont incompatibles avec
l'exercice de tout autre mandat électif, de tout emploi public et de toute autre activité professionnelle et
lucrative.
Elles sont également incompatibles avec toute activité au sein d'un parti ou groupement de partis politiques ou d'une
organisation syndicale.
• Article 72: Le Président de la République est tenu, lors de son entrée en fonction
et à la fin de son mandat, de faire sur l'honneur une déclaration écrite de son patrimoine et de l'adresser à la
Cour Suprême.
• Article 73: Durant son mandat, le Président de la République ne peut par lui-même ni
par intermédiaire rien acheter ou prendre en bail qui appartienne au domaine de l'État.
Il ne peut prendre part ni par lui-même ni par intermédiaire aux marchés publics et privés de l'État ou de ses
démembrements."
A ce jour, en Afrique, sauf les Présidents Oumar Konaré et Toumani Touré du Mali, Thabo Mbeki d'Afrique du Sud ont pu
s'affranchir des dispositions de l'article 72 (dans la version locale de leurs constitutions).
A bon entendeur, salut!
Nendoué Kidarré
N'Djamena - Tchad

Troisième
mandat pour Obasanjo: le Sénat vote contre et enterre le projet
ABUJA (AFP) - 16/05/2006 13h49 - Le Sénat nigérian a repoussé de façon définitive mardi un amendement
constitutionnel qui visait à permettre au président Olusegun Obasanjo de briguer un troisième mandat en 2007.
L'amendement a été repoussé dans un vote par acclamation, lors d'une séance du Sénat retransmise en direct par la
chaîne de télévision privée AIT.
"Par ce résultat, le Sénat a clairement et de façon éloquente fait savoir que nous arrêtons les procédures
sur ce projet d'amendement", a déclaré par acclamation.
Les "non l'ont emporté", a déclaré le président du Sénat Ken Nnamani après le vote, déclenchant de
bruyantes manifestations de joie parmi les adversaires du projet.
"Aujourd'hui, les Nigérians ont parlé et ont vaincu de manière retentissante le monstre appelé 'troisième
mandat'. C'est une victoire pour le Nigeria et c'est une victoire pour la démocratie", a déclaré Yari Gandi,
sénateur de l'Etat nord-ouest du Sokoto, en sortant de la salle.
Le débat se poursuivait mardi toutefois à la Chambre basse du Parlement.
Pour être adopté, l'amendement constitutionnel devait impérativement être approuvé par les deux chambres du
Parlement.

Pas de troisième mandat
pour Obasanjo: l'opposition nigériane satisfaite
Source :AFP
L'opposition nigériane jubilait mercredi après le rejet par le Sénat d'un projet de réforme de la Constitution qui
visait à autoriser le président Olusegun Obasanjo à briguer un troisième mandat, estimant qu'il s'agissait d'une
victoire de la démocratie.
Ce projet de réforme constitutionnelle en 116 points, présenté le 11 avril par des fidèles de M. Obasanjo, a été
repoussé dans un vote par acclamation, lors d'une séance du Sénat mardi.
Le vice-président Atiku Abubakar, opposant au projet, a estimé que la décision du Sénat était "l'une des
meilleures choses qui pouvaient arriver au Nigeria".
"La démocratie a désormais une grande armée de partisans et de fidèles qui la défendront même si on leur
oppose le chantage, le harcèlement, des menaces et intimidations", a ajouté dans un communiqué M. Abubakar,
lui-même pressenti pour être candidat à l'élection de 2007.
Le spécialiste de droit constitutionnel, Itse Sagay, a décrit cette décision comme "une grande victoire pour le
Nigeria, la démocratie et l'Etat de droit", estimant que les législateurs ont "évité une
catastrophe".
Le président d'un parti d'opposition, Advanced Congress of democrats (ACD), Alexis Anielo, a quant à lui prédit que
le rejet du Sénat allait "se répéter à la Chambre des représentants". Celle-ci a interrompu ses débats
mercredi après que la majorité des députés eut exprimé son opposition au texte.
Selon la Constitution de 1999, établie à la fin des juntes au pouvoir quasiment sans interruption depuis
l'indépendance, tout projet de réforme constitutionnelle pour être adopté, doit obtenir l'aval, à la majorité des
deux tiers, du Sénat (109 membres), de la Chambre des représentants (360 députés) et de 24 des 36 Etats de la
Fédération.
Le gouvernement ne s'est pas encore prononcé officiellement sur le rejet. Le président Obasanjo lui-même s'est bien
gardé jusqu'à présent de s'exprimer sur le sujet, laissant apparemment ses partisans monter en première ligne et la
télévision nationale diffuser des clips à sa gloire, demandant le prolongement de son mandat.
Ancien chef d'Etat militaire (1976-1979), le général en retraite Obasanjo est le seul des dirigeants d'une junte à
avoir volontairement remis le pouvoir aux civils en 1979.
Elu à l'issue d'une transition en 1999 faisant suite au décès du dictateur militaire Sani Abacha, il a été réélu
en 2003, au cours d'élections marquées de violences et de fraudes selon certains observateurs.
La tentative de réforme constitutionnelle a provoqué une vive polémique qui a même divisé le parti présidentiel,
le People's democratic party (PDP), et le gouvernement.
Elle inquiète également la communauté internationale, puisque le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan est
intervenu personnellement dans ce débat la semaine passée, soulignant que les dirigeants africains doivent
"respecter les règles" et résister à la tentation de rester à tout prix au pouvoir.
Son intervention a été suivie d'une mise en garde de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest
(CEDEAO) qui a demandé à ce que le processus de réforme soit scrupuleusement respecté pour éviter toute
destabilisation du pays, le plus peuplé d'Afrique avec 130 millions d'habitants, puissance régionale d'Afrique de
l'ouest et premier producteur de pétrole brut du continent.
La décision du Sénat a mis définitivement fin au projet de réforme, ne laissant au gouvernement que la possibilité
de présenter plus tard une nouvelle mouture.

Sex et Pouvoir:« Ils » ne pensent qu’à ça…
En Afrique comme ailleurs, la politique est un puissant aphrodisiaque. Coup de projecteur sur la face cachée de nos
chefs.
Vue de la rive gauche du fleuve Limpopo, qui sert de frontière symbolique entre le pays de Mandela et le reste du
continent, l’Afrique du Sud est un autre monde. L’extraordinaire procès pour viol dont vient de faire l’objet, à
Johannesburg, l’un des personnages les plus puissants de la République, l’ex-vice-président Jacob Zuma, a quelque
chose d’inimaginable dans les capitales d’Afrique subsaharienne, même si les frasques des chefs y font depuis
toujours les délices des salons et de radio-trottoir. Différence fondamentale : nul n’en fait un drame et les
médias n’en soufflent mot. Non pas que l’opinion y soit plus pudibonde qu’ailleurs, mais en ces temps de
mondialisation des paramètres du désir et des délits sexuels, la quasi-totalité des pays africains ne possède
encore ni « majorité morale », ni procureurs indépendants, ni chaînes de télévision suffisamment libres pour
reprocher aux responsables politiques leurs dérapages et leurs vagabondages. L’étalage exhibitionniste auquel a
donné lieu l’affaire Zuma est donc une singularité propre à un pays, il est vrai, très affranchi en la matière.
Où,
ailleurs qu’en Afrique du Sud, une campagne officielle contre le viol aurait-elle osé afficher ce slogan : «
Masturbate, Don’t Rape ! » ? En imaginant que la contagion sud-africaine ait fini par déniaiser ses voisins du Nord,
force est de constater que le vrai-faux scandale Zuma aurait pu éclater n’importe où sur le continent et à la
puissance dix. Pour la très grande majorité des chefs d’État et des hauts responsables, l’activité sexuelle est
un attribut essentiel de l’exercice du pouvoir et un vecteur aussi indispensable que l’enrichissement personnel à l’affermissement
de son autorité. Outre qu’il se doit d’être financièrement aisé et de redistribuer une partie de ses richesses,
le vrai chef ne peut qu’exercer une sexualité active, sûre d’elle-même et dominatrice. En Afrique, mais pas
seulement, la puissance sexuelle est dans l’imaginaire collectif perçue comme indissociable de la prospérité. Elle
est aussi une façon de valoriser - ou de disqualifier, si le chef est perçu comme passif ou dominé par les femmes -
le détenteur d’autorité. L’exercice de la virilité sert également, dans la sphère des pratiques magiques et
rituelles, à protéger et à renforcer celui qui, tel un vampire symbolique, aspire la substance la plus intime de ses
victimes. Bref, on l’aura compris : les leaders suprêmes fidèles à leur première dame d’épouse se comptent sur
les doigts d’une main - et encore.
Très souvent, l’accession au pouvoir est synonyme d’une véritable explosion des relations sexuelles chez le
nouveau chef. Un vertige quotidien qui voit des dizaines de jeunes femmes soucieuses d’enclencher le processus d’accumulation
financière, ou tout simplement ambitieuses, défiler dans l’alcôve qui jouxte le bureau présidentiel, en général
en fin d’après-midi. Au loin scintille la lagune, le fleuve ou la mer et les coups secs et répétés se succèdent
ainsi pendant des mois à la manière d’un mapouka ou d’un ndombolo frénétiques. Quand le président voyage,
certaines de ces Monica Lewinsky le suivent ou le précèdent à moins que ses collaborateurs, prévenants, ne lui en
louent d’autres sur place. À Paris, les suites du Crillon, du Bristol ou du Plazza-Athénée sont familières de ces
superbes Russes venues distraire les soirées des chefs d’État en visite. Puis, avec l’expérience et l’habitude
du pouvoir, vient le temps de la régulation. La politique est affaire de passions et de pulsions, soit, mais
contrôlées - et surtout utiles. Fini le désordre, de la méthode. De son regard de lynx, le chef repère, lors des
meetings ou des cérémonies, les proies putatives. Il glisse un mot à l’oreille de l’un de ses « porte-sacs »,
officier d’ordonnance ou chef du protocole, lequel, à son tour, murmure à celle de l’élue : « Le président t’attend.
» Le plus souvent, cette technique s’accompagne d’une stratégie de conservation du pouvoir parfaitement rodée.
Nombre de ministres femmes ont ainsi dû, en guise d’adoubement et de rituel de passage, transiter par le lit du chef
avant de se voir confirmer. Les épouses des collaborateurs constituent également des cibles privilégiées et
doublement tenues : tenues par la crainte du scandale et tenues de délivrer sur l’oreiller les petits secrets de leur
époux. Autrefois, à l’époque du monopartisme et de l’autocratie absolue, les chefs ne prenaient guère de gants.
Telle capitale d’Afrique francophone a ri pendant des mois de la mésaventure de ce ministre qui dut attendre devant
la grille de sa propre demeure, sous le regard égrillard des gardes, que le président eût achevé ses ébats et
ressorte par la porte de derrière. Le tout dans l’obscurité la plus complète, car, par souci de discrétion, le
chef avait pour habitude de faire couper l’électricité dans les quartiers où s’épanchait sa libido.
Démocratisation oblige, la pratique du droit de cuissage s’est atténuée. Surtout, qu’ils le veuillent ou non, les
chefs ont dû eux aussi tenir compte de « la » maladie - le sida -, laquelle façonne du haut en bas de l’échelle
sociale une expérience globale de la sexualité que dominent désormais le spectre de la mort et l’exigence de la
protection. Le fait qu’un Jacob Zuma, potentiel successeur de Thabo Mbeki à la tête de l’État sud-africain, ait
eu un rapport hors mariage non protégé avec une femme séropositive a fait scandale : quelle vertu d’exemple pouvait
revendiquer un tel homme, quand on sait que son pays est l’un des plus atteints au monde par la pandémie ? Son cas
est pourtant loin d’être isolé, et le sida est aujourd’hui consubstantiel à la relation entre sexe et pouvoir en
Afrique. Il y a quelques années, après avoir entendu la rumeur - fausse, mais relayée par une radio étrangère - de
la contamination supposée d’un chef d’État, une centaine de ses anciennes amours vénales vinrent s’agglutiner
devant le portail de son palais, en exigeant d’être indemnisées ! Toutes savaient parfaitement pourquoi elles
étaient là : à l’instar, hélas ! de la majorité de ses concitoyens, le chef en question n’utilisait pas de
préservatifs. Vertigo de puissance, qui vous donne l’illusion de l’invulnérabilité ? Inconscience ?
Irresponsabilité Sans doute. Sur un continent où l’on n’existe guère, socialement et même physiquement,
sans oser et sans risquer, il en va de l’amour comme de l’émigration clandestine ou de la ruée vers le diamant. Ni
le sida ni les Églises du Réveil acharnées à combattre « les démons de la convoitise charnelle » n’empêchent
la débauche de s’étendre et la « bureaugamie » de prospérer. Certes, les dirigeants africains ne sont en rien
différents des autres en ce domaine. Depuis ce chef d’État français ébaubi devant la cambrure d’une impératrice
de circonstance jusqu’à ces ministres venus d’Europe et
que leurs collaborateurs ont bien du mal à calmer lorsque s’agitent sous leurs yeux des grappes de jeunes filles
légèrement vêtues, en passant par ce rejeton présidentiel dont se souviennent avec émotion nombre de
professionnelles camerounaises aux bouches rouges et aux yeux relevés d’un mauve violent, combien de Blancs se
laissent aller, déboutonnant leur col et s’abandonnant à leurs pulsions d’hommes dès que, surgis du Nord
compassé, ils atterrissent dans la moiteur tropicale ? Premières dames ou épouses légitimes, les femmes sont les
grandes absentes de ce banquet aphrodisiaque qu’est le pouvoir. Pour une madame Zuma, qui a réglé le problème en
divorçant de son mari volage - il est vrai que, ministre des Affaires étrangères, elle a sa propre carrière et ne
dépend pas de lui -, combien de Hillary, de Danièle ou de Bernadette africaines contraintes, par stoïcisme, sens du
devoir ou de leur propre intérêt, d’avaler leur chapeau ? Comblées de villas et de cadeaux, il leur arrive parfois
de prendre amant, voire de disjoncter. L’une s’est rendue au quartier pour rosser sa rivale. Une autre a voulu faire
raser l’hôtel où son époux avait ses habitudes. Une troisième fit diffuser dans la ville des photos de la tigresse
dont s’était épris son homme, en tenue d’Ève. Toutes se battent à coups de fétiches et de poudres magiques,
mais toutes ou presque se résignent. Elles savent que l’infidélité conjugale est inévitable, et elles veillent
simplement à ce qu’aucune des maîtresses de leur mari ne s’impose et vienne brouter sur leur pré carré. Quant au
sida, ces dames ont depuis longtemps appris à vivre avec les rumeurs récurrentes, malsaines et forcément
invérifiables qui font de chaque chef d’État, ou presque, un contaminé - et un propagateur - en puissance. Sage à
ses propres yeux, mais effarant au regard de tous les critères moraux connus, un président en exercice dont il est
impossible de citer le nom, mais qui sans doute se reconnaîtra, a trouvé la solution : il ne consomme, pour l’essentiel,
que des jeunes filles vierges. Crime, pouvoir et « safe sex »…
Par Francois Soudan

Retour de bâton à N’Djamena
par RAFFI KHATCHADOURIAN*
Depuis qu’il a acquis son indépendance il y a quarante-six ans, le Tchad est un modèle hors norme de
dysfonctionnement. Dans les années 1970, le président tchadien, François Tombalbaye, avait exigé des fonctionnaires
qu’ils abandonnent tout comportement occidental, qu’ils se soumettent au rite d’initiation tribal connu sous le
nom de Yondo et se convertissent à ce qu’il appela la « Tchaditude ».
Dans les années 1980, un dirigeant rebelle du nom de Hissein Habré conduisit son armée jusque dans le palais
présidentiel et s’empara du pouvoir. Il reçut l’étiquette de « Pinochet africain », poursuivit et fit
assassiner les opposants à son régime pendant près d’une décennie.
En 1990, Habré fut chassé du pouvoir par un groupe armé conduit par l’actuel chef de l’État, Idriss Déby Itno.
Ce dernier fait aujourd’hui face à sa propre rébellion.
Aux yeux des Américains, cette série de coups d’État pourrait bien paraître ésotérique, en raison de l’instabilité
et de l’éloignement du pays. Ce serait pourtant une erreur de le penser. La CIA a armé Habré pendant des années
et, depuis 2003, l’armée américaine entraîne et équipe les forces de Déby Itno, faisant de la lutte de ce dernier
pour rester au pouvoir celle des Américains également.
L’année dernière, le Tchad a pris part à un vaste exercice militaire international - le plus important en Afrique
depuis la Seconde Guerre mondiale, selon le département d’État - organisé par les États-Unis. Les forces
américaines vont continuer à conseiller les militaires tchadiens, et on s’attend à ce que le Congrès affecte 500
millions de dollars à un programme étalé sur cinq ans pour entraîner et équiper plusieurs armées dans la zone
saharienne - y compris le Tchad.
Washington espère que ces initiatives aideront à contenir la menace terroriste dans cette région. Mais accorder
aujourd’hui une aide militaire au Tchad - alors que des centaines de rebelles combattent Déby Itno avec l’appui du
Soudan - semble sans objet. C’est l’armement et l’expertise militaire américains qui sont mis entre les mains d’un
dictateur désespéré. Pis : tout cela risque d’alimenter davantage la guerre civile au Darfour et, tout compte fait,
peut être un obstacle à l’issue diplomatique de cette crise. […]
Un seul argument milite en faveur de l’aide militaire au Tchad. Il procède de la logique du moindre mal. Plusieurs
réfugiés fuyant le Darfour sont zaghawas. Déby Itno les a accueillis. Si son régime tombe, des dizaines de milliers
de gens se retrouveront une fois de plus à la merci des maraudeurs Djandjawids, et le génocide pourrait s’étendre.
Toutefois, un autre événement récent vient compliquer cette thèse. Au cours des derniers mois, un nombre important
de militaires tchadiens a fait défection pour rejoindre les milices rebelles. Si cette tendance se poursuit, l’équipement
et l’expertise militaire américains risqueraient de finir entre les mains de rebelles proches des Djandjawids. Dans
ce cas, loin de mettre fin à l’anarchie, la démarche américaine ne fera que l’aggraver. ¦
© The New York Times et Jeune Afrique 2006. Tous droits réservés.
* Raffi Khatchadourian s’est rendu au Tchad en 2005 pour le compte de l’« International
Reporting Project » du « School of Advanced International Studies » de l’université Johns-Hopkins. Raffi
Khatchadourian*

Des ONG européennes
et africaines ont adressé vendredi une lettre au secrétaire général de l’Onu Kofi Annan pour demander
que la présidentielle du 3 mai au Tchad ne soit pas reconnue par la communauté internationale et réclamer l’envoi d’une
force onusienne dans la sous-région.
Elle demandent que la communauté internationale réponde "favorablement aux revendications de la société civile
tchadienne", qui avait appelé au report du scrutin et réclame une consultation nationale englobant tous les
partis, les mouvements politico-armés pour permettre la tenue d’un Forum de réconciliation nationale.
Cette consultation devra impliquer l’Union africaine (UA), l’Union européenne (UE) et/ou l’Onu, réclament ces
ONG.
Elle demandent aussi à M. Annan d’assurer "la sécurisation d’un tel processus par le déploiement d’une
force internationale sous mandat des Nations Unies dans toute la sous-région dans les délais les plus brefs, en
excluant l’intervention de toute force militaire en dehors de ce mandat".
Ces ONG dénoncent de nouveau le "régime despotique, brutal et corrompu" du président Deby" qui est
"soutenu par les autorités françaises et leur dispositif militaire Epervier".
Les signataires de cet appel sont Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme (France), l’Association Chrétienne pour
l’Abolition de la Torture (ACAT - France), l’Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti
(ARDHD), Brot für die Welt (Allemagne), le Comité de suivi de l’appel à la paix et à la réconciliation au Tchad,
qui regroupe une quarantaine d’associations, le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (France),
FERN (UE), Franciscans International, Réseau Foi et Justice Afrique-Europe (UE), Survie (France).
Les résultats du premier tour doivent être connus dimanche. Au pouvoir depuis 1990, le président Deby est quasiment
assuré d’être réélu...source Afriquecentral.info /15 Mai 2006

Billet d'humeur:Réélu!
Le livre Guinness des records va sans doute avoir aujourd'hui, 15 Mai 2006, une nouvelle entrée pour le Tchad: Le
Premier Président Tchadien a être réélu trois fois de suite, sans problèmes... Et qui s'avance lentement vers 21
ans de pouvoir. Mais ce sera pour un autre jour...
Toutes nos félicitations, Monsieur le Président, pour cette brillante (...) réélection! 77,53% c'est pas mal, mais
vous aurez pu faire mieux.... Enfin, on voit bien que vos conseillers en communication, ces messieurs zélés de la CENI
(ceux qui bombardent les "autres") et aussi votre première-épouse-favorite-actuelle-secretaire-particulière
ont bien travaillé pour ne pas vous laisser sombrer dans les 99,99% bien connus en Afrique. De toutes les façons,
c'est déjà bien. D'autres ont eu 25% (quelque part en Afrique de l'Ouest) et sont toujours aux affaires de leur
pays...
Le Tchad, à l'instar de beaucoup d'autres pays Africains, continue cette marche vers l'innovation et la création d'un
Droit Constitutionnel Nouveau, adapté aux réalités politiques africaines. Ces réalités qui se confondent
allègrement à des volontés personnelles.
Nos chers constitutionnalistes, dont Mr Kassiré (8,81%), devraient nous l'enseigner dans nos universités. Avec ce
chapitre particulier qu'est "La modification de la Constitution: procédures et stratégies de mise en place".
Surtout n'oubliez pas d'insister sur le nombre illimité de mandats présidentiels! Une façon plus simple de noyer dans
la mare de notre ignorance politique cette volonté manifeste de vouloir à tout prix rester au pouvoir. Et ce ne sont
pas les terminologies ou tournures juridiques qui manqueront. Notre pays regorgent de compétences régressives, tout ce
qui s'y passe actuellement nous le prouve.
Ainsi, par la grâce de Dieu, et à la face du monde dit civilisé nous avons un Président réélu. La fin justifie les
moyens, dirait l'autre, ne nous demandez pas comment tout ceci va continuer. Toutefois, pour montrer que nous avons bien
compris la subtilité de cette démarche, nous demanderons une seconde modification qui nous donnera un Président ad
æternam. Quoi? Vous pensez que nous n'en méritons pas un?
Comme on est parti pour 5 ans de plus au même rythme et à la même cadence, alors au travail et vive le Tchad!
Nendoué Kidarré
N'Djamena - Tchad.

Un
simulacre d'élection et après?
Nous nous réjouissons de ce petit accord de paix soudanais par contre nous
sommes en droit de nous poser de sérieuses questions quand au devenir des nombreux tchadiens qui opposés
au régimes de deby ont gravites autour de cette vaste région ; le darfour ,qui à été le terrain de l'actuelle
contestation soudanaise et qui a toujours été celui de tous les régimes politique légitimés depuis malloum ?
Certains me dirons qu'ils ne sont pas au soudan mais dans le territoire tchadien, d'autre me dirons qu'ils n'ont rien à
voir avec ces pseudo rebelles puis d'autres se revendiqueront rebelles du sud et puis d'autre encore nous dirons qu'ils
contrôlent l'extrême nord sans oublier ceux de l'ouest et les innombrables porteurs de valises qui rivalisent par
communiqués sur le net ; Ne devions nous pas faire comme les soudanais ;sans êtres booster, designer un front unis,
sans velléité de pouvoir, avec de nouvelles tètes pensantes que ces vieux briscards avides de pouvoir, ne reculant
devant aucunes occasions de faire la guerre tout en étant jamais sur le terrain? JEUNESSE tchadienne c'est toi que le
peuple attend; s’il faut faire la guerre, que se soit l'ultime solution mais plus avec tous ceux que l'on connaît
déjà et qui tournent en rond. Je serais plus précis ultérieurement.....
A BON ENTENDEUR MERCI

Tchad:
contrairement à la Commission Electorale Nationale Indépendante (Céni) qui avait déclaré un taux de participation
de 70%, la Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH) annonce une faible participation et des fraudes, au
premier tour de l'élection présidentielle
Source: AFP
La Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) a rendu public jeudi à
N'Djamena un rapport "préliminaire" sur le premier tour de l'élection présidentielle de mercredi au Tchad
qui relève une participation "très faible" et de nombreuses fraudes. "En général, le taux de
participation a été très faible", a estimé le vice-président de la FIDH Dobian Assingar en livrant, lors d'une
conférence de presse des représentants de la société civile tchadienne, les premières conclusions de sa mission
d'observation de l'élection du 3 mai. "Nous avons noté la présence de nombreux hommes en tenue dans les bureaux
de vote et la distribution massive de cartes d'électeurs le jour du vote aux mineurs", a poursuivi M. Assingar,
qualifiant le scrutin de "mascarade". "La non participation des populations à l'élection du 3 mai
confirme que, ni un coup de force militaire, ni un coup de force électoral ou institutionnel ne peuvent être une
réponse à la crise socio-politique que traverse le pays", a pour sa part relevé Delphine Djiraïbé,
coordinatrice du Comité de suivi de l'appel à la paix et la réconciliation. "Nous regrettons une fois de plus le
refus catégorique du pouvoir, soutenu dans sa logique par la France, d'ouvrir le dialogue national avant
l'élection", a ajouté Mme Djiraïbé au nom du Comité. Au pouvoir depuis 1990, le président Idriss Deby Itno,
seul candidat de poids face à quatre adversaires mineurs, est quasiment assuré d'être réélu. Contrairement à la
plupart des observateurs et à l'opposition, qui avait appelé au boycott du scrutin, le pouvoir s'est réjoui d'une
"forte participation" à l'élection

Jusqu’a
Quand?
Par Francois Soudan
Isolé, contesté de toutes parts, et menacé jusque dans sa capitale,
N’Djamena, par l’offensive d’une rébellion soutenue depuis le Soudan voisin, Idriss Déby Itno est parvenu in
extremis à sauver son pouvoir. La
France
, elle, hésite à s’engager plus
avant aux côtés d’un régime ami certes, mais à bout de souffle.
« Le Tchad », a coutume de
dire Jacques Chirac, « ce n’est pas un État, mais un territoire délimité par les frontières de ses voisins et sur
lequel règnent des chefs de guerre. » Une phrase que le président français répétait ces derniers mois à qui
voulait l’entendre - entre autres, le patron de la Banque mondiale Paul Wolfowitz - et qui définit bien à la fois l’importance
et les limites de l’engagement de Paris dans ce pays. La nature ayant horreur du vide géopolitique, il convient de
contrôler - si ce n’est d’occuper - cette pièce essentielle d’un puzzle africain francophone en voie de
rétrécissement accéléré. Mais songer à stabiliser durablement cet espace invertébré serait un leurre : quarante
années d’interventions françaises à répétition démontrent que ce travail s’apparente à celui de Sisyphe. Pour
Chirac, donc, la messe est dite depuis longtemps. Quoi qu’il arrive à Idriss Déby Itno, la
France
n’assurera que le Smig.
La
prise par une colonne rebelle, le mardi 11 avril en milieu de journée, de la localité de Mongo, à 400 km à l’est
de N’Djamena, va en quelque sorte catalyser et formaliser ce service minimum que le ministère français de la
Défense résume en une litote savoureuse : « Soutien sans participation ». En pratique, le dispositif arrêté par l’Élysée
est le suivant. Le détachement français de l’opération Épervier présent au Tchad met à la disposition d’Idriss
Déby Itno ses avions de transport Transall et C160 afin de rapatrier sur la capitale, où le président ne compte que
quatre cents hommes, une partie des mille deux cents combattants des FAT (Forces armées tchadiennes) stationnés dans l’est
autour de la localité d’Adré, frontalière avec le Soudan. La France fournit à l’état-major tchadien les photos
aériennes et l’observation en temps réel, via un Breguet Atlantic « sur zone », des colonnes rebelles, ainsi que l’écoute
et le décryptage de leurs communications. Enfin, des Mirage F1 basés à N’Djamena procéderont dès le mercredi 12
au matin à des tirs de semonce autour de la colonne la plus avancée en direction de la capitale, celle de Mahamat
Issa, l’adjoint direct du chef du FUC (Front uni pour le changement) Mahamat Nour. Présentés par le porte-parole du
ministère français de la Défense comme des tirs « sans objectifs militaires » destinés à « envoyer un signal
quant à la sécurité de nos ressortissants », ces coups de semonce ont en réalité été décidés par Jacques
Chirac lui-même comme de véritables tirs d’intimidation, afin d’inciter les pick-up Toyota des rebelles à ne pas
s’approcher de N’Djamena - un avertissement dont ces derniers ne tiendront aucun compte.
L’engagement
français aux côtés d’Idriss Déby Itno s’arrête là. Pas question de tirer directement sur les rebelles, encore
moins de les affronter. Si N’Djamena tombe entre leurs mains, le contingent Épervier se contentera de sécuriser l’aéroport
et de regrouper les Occidentaux. C’est cette position délicate et passablement malaisée, que l’on peut
interpréter comme un demi-soutien ou un demi-lâchage, que Jacques Chirac lui-même se charge d’expliquer à son
homologue tchadien lors d’une longue conversation téléphonique en début de soirée de ce mardi 11 avril. Déby Itno
apparaît calme, relativement confiant. Il ne demande rien, ne proteste pas, mais accuse très directement son voisin,
le président soudanais Omar el-Béchir, de chercher à le déstabiliser. « Saisissez le Conseil de sécurité des
Nations unies, nous vous appuierons », lui conseille Chirac. Parallèlement, afin d’anticiper sur une éventuelle
réaction du chef de l’État tchadien, qui pourrait être tenté de demander à ses pairs de faire pression sur Paris
en sa faveur, deux « poids lourds » régionaux sont informés de la position française par le conseiller Afrique de l’Élysée
Michel de Bonnecorse, puis par Chirac lui-même, le 12 avril au matin. Le Gabonais Omar Bongo Ondimba prend note sans
exprimer d’objections. Le Congolais Denis Sassou Nguesso, président en exercice de l’Union africaine, semble plus
réticent. Proche de Déby Itno, qui l’a aidé à reprendre le pouvoir lors de la guerre civile de 1997, ce dernier ne
cache pas son inquiétude et souhaite que la
France
agisse plus directement aux côtés de son ami. Il
sera d’ailleurs le principal artisan de la résolution du Conseil de paix et de sécurité de l’UA du 13 avril qui
« condamne fermement » les attaques perpétrées par des mouvements rebelles au Tchad, assimilées à « une
tentative inacceptable de renversement du gouvernement en place par des moyens anticonstitutionnels ».
Équilibriste,
la position française repose sur deux certitudes. La première est qu’il est impossible de lâcher purement et
simplement Idriss Déby Itno, un peu comme François Mitterrand avait abandonné Hissein Habré à son sort en novembre
1990 lorsqu’il avait refusé de lui fournir le moindre renseignement concernant l’avancée des troupes d’un
rebelle nommé… Idriss Déby. Les Français savent très bien en effet que le gouvernement soudanais équipe le FUC en
armes et en véhicules, et que ce mouvement, composé pour l’essentiel d’Arabes tamas, est dirigé par un capitaine
couvé depuis douze ans par les services de sécurité de Khartoum : Mahamat Nour, ex-officier de l’armée tchadienne
qui fut proche de Déby avant de s’exiler au Soudan (voir page 17). Son adjoint, Mahamat Issa, qui a mené le 12 avril
le raid sur N’Djamena, n’est pas non plus un inconnu pour la DGSE française - laquelle, comme on s’en doute,
entretient des contacts avec les deux hommes. Officier des FAT lui aussi, Issa a effectué, il y a trois ans, un stage
militaire en France à l’issue duquel il a rejoint directement Khartoum et son ami Nour. La connexion soudanaise est
donc patente, tout comme le caractère instrumentalisé de la plupart des chefs rebelles. Peut-on laisser un « parrain
» régional comme Omar el-Béchir, sur lequel la France n’a aucune prise, installer ses affidés à N’Djamena - et
demain peut-être, la perméabilité centrafricaine étant ce qu’elle est, à Bangui - sans broncher ? « Si nous
laissions tomber Déby Itno sans même lever le petit doigt, personne ne le comprendrait », explique un décideur de la
politique africaine de la France, « pas même Kaddafi, qui se garde bien, pour une fois, d’intervenir directement
dans cette crise ». À trois reprises déjà depuis le début de 2006,
Paris
a d’ailleurs fourni au président tchadien un
coup de pouce décisif. Le 14 mars, les militaires français ont sécurisé l’aéroport de N’Djamena pour que son
avion puisse s’y poser en toute tranquillité - et ce alors même qu’un projet d’attentat, qui ne visait pas,
comme on l’a cru, à abattre l’appareil présidentiel en phase d’approche avec un missile, mais à attaquer son
convoi entre l’aéroport et la présidence, venait d’être déjoué. Le 20 mars, c’est un Hercules français qui
a transporté le chef de l’État et sa garde sur le front de l’Est. Enfin,
Paris
ne s’est en rien opposé aux démarches
pressantes (et immédiatement repérées par la DGSE) des autorités tchadiennes auprès des marchands d’armes russes
et ukrainiens. Un contrat de location de cinq hélicoptères de combat Mi-17 a ainsi été négocié le 25 mars à Kiev
par le ministère tchadien de la Défense. On imagine que, si elle en avait été informée, la Banque mondiale aurait
à nouveau poussé des cris d’orfraie. Mais Paris s’est tu.
Il
faut soutenir le soldat Déby Itno donc, estime la
France
, mais sans pour autant aller jusqu’à prendre de
vrais risques - c’est-à-dire engager la vie de soldats français - pour le sauver. Mercredi 12 avril, alors que l’Élysée,
la Défense et le Quai d’Orsay estimaient à l’unisson que les jours, voire les heures, du président tchadien au
pouvoir étaient comptés, un très proche du dossier évoquait ainsi devant nous l’hypothèse de son évacuation en
compagnie de sa famille : « S’il le souhaite, il pourra vivre en exil en France, tout au moins dans un premier
temps. » Pourquoi cette résignation ? Idriss Déby Itno a, dit-on, « beaucoup déçu » Jacques Chirac, lequel juge
ne pas avoir ménagé sa peine en sa faveur, sans pour autant être payé en retour. « Depuis six mois, nous lui
répétons qu’il ne peut avoir contre lui à la fois le Soudan, la Banque mondiale, les pétroliers américains, une
rébellion armée, l’opposition politique et une bonne partie de son propre clan zaghawa », soupire le même expert
en affaires africaines. Aux yeux de Paris, le président est donc un interlocuteur autiste, isolé, obstiné et
confronté à des rebelles, qui, bien que manipulés de l’extérieur, sont tout de même, pour l’essentiel, des
Tchadiens. Même si quelques miliciens soudanais djandjawids les ont manifestement rejoints. Après tout Déby Itno
lui-même, qui vient de décider le 14 avril de rompre ses relations diplomatiques avec le régime de Khartoum, a
déclenché son offensive victorieuse de 1990 à partir du Soudan, où il avait trouvé aide et refuge pendant plus d’un
an. Autre signe révélateur du fait que le successeur d’Hissein Habré est en passe de perdre la main : on ne compte
pas une rébellion armée contre son pouvoir, mais pas moins de six selon un récent document interne du renseignement
militaire français - quatre rébellions sudistes, une tama (le FUC) et une bideyo-zaghawa (le Scud). Enfin, Paris n’a
pas manqué de noter que la future élection présidentielle, prévue pour le 3 mai, était boycottée à l’avance
par la totalité de l’opposition tchadienne.
Comme
en Côte d’Ivoire, à ce détail (et cette circonstance atténuante) près que les 1 200 soldats français présents
au Tchad n’y sont pas dans le cadre d’un accord de défense mais de coopération, la politique tchadienne de la
France ressemble fort à une valse-hésitation. On comprend certes que Paris ne tienne pas à s’investir - au sens
militaire et financier du terme - sur un second « front » africain, mais on comprend mal que la France s’obstine à
maintenir à flot un homme contesté jusqu’au sein de son propre sous-clan et dont toutes les élections ont été
truquées depuis quinze ans, sous prétexte que ses adversaires sont aussi peu recommandables que lui. En attendant,
Idriss Déby Itno, qui a 54 ans, une maladie du foie apparemment sous contrôle - il est apparu très requinqué ces
derniers temps - et une nouvelle épouse qui est aussi sa secrétaire, a sans doute provisoirement sauvé son régime
les 12 et 13 avril. Il faut dire que l’on peut tout reprocher à ce fils de berger sauf de manquer de courage. Il est
resté dans son palais, dirigeant lui-même les opérations et refusant l’offre française de mettre à l’abri sa
famille. Jusqu’au bout, donc. Mais jusqu’à quand

L'ADR donne ordre
à son commandement militaire de reprendre les hostilités armées
République du
Tchad Liberté - Égalité - Justice
Alliance des démocrates résistants
Secrétariat National aux relations extérieures
N°0020/ADR/SNRE/RE/06
Communiqué
L'Alliance des démocrates résistants porte à la connaissance des opinions diverses et aux bailleurs de fonds du
Tchad, que compte tenu de la mobilisation internationale et de l'autisme d'Idriss Déby de reporter les élections
présidentielles et prenant acte de l'illégitimité de ce dernier, a donne ordre ce jour à son commandement militaire
de reprendre les hostiliés armées contre ce qui reste d'armée s'obstinant à protéger la personne de Déby. Par
ailleurs, demandons à la France de s'abstenir d'apporter toute assistance militaire au Tchad vu l'illegitime du régime
Déby à compter de ce jour 03 mai 2006 conformément à la constitution tchadienne voté le 31 mars 1996 dans sa
version initiale.
Néné EHEMIR TORNA
008821621274077

Wednesday, January 16, 2008 10:26
Les
alentours de la ville de N’Djamena seraient-elles minées?
3
May 2006
Selon des sources a N’djamena, deux personnes auraient perdu la vie parce qu’elles ont marche sur des mines
anti-personnel. Des rumeurs circulent dans toute la ville que les alentours de la ville sont minées de peur d’un
autre assaut de la part des groupes rebelles (que nous proposons d’appeler combattant de la liberté) coalises autour
du FUC. Si les rumeurs se trouvent être vérifiées, Deby a une fois de plus montre a l’opinion nationale et
internationale qu’il a choisit de s’accrocher au pouvoir que de
servir le peuple Tchadien. Nous Tchadiens de l’intérieur et de l’extérieur devons nous lever d’une seule
voix et dire non à cette dictature qui nous a déjà trop coute. Nous saluons le patriotisme des Tchadiens qui ne se
sont pas rendus aux urnes. Nos vives félicitations à tous ceux qui ont manifestes devant les locaux de l’Ambassade
de France le 28 Avril 2006 à Washington DC, U.S.A. Il est très claire que le gouvernement issue de ces élections
manquera de légitimité tant a l’intérieur qu’a l’extérieur.
Tous les Tchadiens doivent demander à la communauté internationale de pas reconnaître les résultats des urnes et
a la Banque Mondiale de ne pas donner accès au gouvernement du Tchad aux comptes en banque des générations futures.
Par Beger

Sommes-nous
entrain de vivre les derniers instants de quiétude dans notre pays?
Par
Nenedoue Kidare
2
May 2006
Tout
le monde en parle. Que ce soit les optimistes qui vous diront que rien ne se passera, ou bien les plus pessimistes qui
vous prédisent des troubles inimaginables. Le Tchad risque donc bien de se retrouver plongé une fois de plus dans les
affres de la guerre et de ses corollaires.
Je suis de
ces optimistes qui veuillent bien croire que rien ne se passera. Nous n’avons en effet rien à y gagner, si ce n'est
une fois de plus la désolation. Je suis de cette génération qui a connu les évènements de 1979 et de 1980, et tout
le monde vous le dira: nous ne sommes pas sorti grandi de cette terrible épreuve.
La guerre et
ses conséquences fâcheuses ont fait atteindre à beaucoup de familles tchadiennes les limites de la survie. Personne
ne s'y était vraiment préparé, et les mois qui s'écoulèrent furent de plus en plus pénibles pour tous. La guerre,
on ne s'y prépare pas. On peut tout prévoir, mais on ne peut pas préparer à l'avance ce qui vous arrivera en pleine
crise. En un seul mot, on ne prépare pas la vie en situation de guerre, on fait avec.
Ces lignes
je les écris donc en pleines tensions, pendant que tous les protagonistes se font plus valoir les uns que les autres.
Et il semblerait que nous ayons atteint un certain point de non retour.
C'est dire
que, aussi optimiste que nous le soyons, l'allure et la tournure des évènements de ces derniers jours ne prêtent pas
à ce que nous continuions à penser ainsi. Pourquoi donc tout ceci serait-il aussi inévitable?
Chers
compatriotes, même si tous les indicateurs sont au rouge, même si une certaine "imminence" se fait de plus
en plus évidente, continuons à penser (pour ceux qui sont optimistes comme moi...) que rien se passera et que nous
arriverons à surmonter cette période de tension extrême. Et quand tout sera fini (?) nous penserons vraiment à
construire cette nation tchadienne qui n'a jamais vu le jour.
Espérons!
Nendoué Kidarré
N'Djamena - Tchad

DECLARATION
DES EVEQUES DU TCHAD SUR LA SITUATION POLITIQUE DU PAYS
POLITIQUE DU PAYS
Nous, évêques du Tchad, réunis à Doba en Conférence épiscopale ordinaire,
conscients de notre responsabilité de pasteurs, avons jugé urgent de porter ce qui suit à la
connaissance de l’opinion nationale et internationale.
Nous tenons à rappeler les acquis majeurs de la Conférence Nationale Souveraine: le développement des libertés,
le multipartisme politique, la naissance d’une société civile responsable et l’adoption consensuelle d’une
Constitution, chargée de régler la vie politique nationale et excluant
tout recours aux armes dans le règlement des conflits politiques.
Or nous constatons avec douleur que la situation politique du pays, marquée par la rupture de ce consensus
national, s’est considérablement dégradée en ces derniers temps à cause de:
>-
la prorogation du mandat présidentiel par amendement de la
Constitution ;
-
la modification de la loi N° 001 sur les revenus pétroliers ;
-
la volonté d’aller aux élections présidentielles malgré les
protestations de l’opposition politique et de la société civile;
-
l’absence de dialogue.
En conséquence, nous assistons au sein de l’armée à des vagues de désertion qui se transforment en mouvements
politico-militaires et renforcent ainsi les rébellions existantes. Cette
politisation d’une partie des forces de défense et de sécurité brouille encore plus le champ politique et complique
la recherche du dialogue national en raison de la multiplication des exigences des uns et des autres.
Le coup de force du 13 avril dernier a failli replonger notre pays dans le cercle infernal de la guerre et
surtout d’une guerre civile urbaine meurtrière. En effet, tous les ingrédients étaient réunis pour créer une
situation de confusion propre à tous les règlements de compte tribaux et politiques.
Cette situation d’une extrême gravité interpelle tous les hommes de bonne volonté. C’est pourquoi nous en
appelons à tous les patriotes tchadiens (pouvoir , opposition politique intérieure, politico-militaires,
société civile), aux pays amis du Tchad ( France et pays voisins en particulier) et aux institutions internationales
(CEMAC, UA, UE et ONU).
Nous demandons à tous de mettre en œuvre leurs ressources pour éviter au peuple tchadien la catastrophe
nationale vers laquelle est en train de le conduire le raidissement de position des parties en présence. Nous demandons
en particulier à toutes les personnes impliquées de loin ou de près dans cette situation de faire preuve de
modération afin de préserver la vie des personnes, la paix et la concorde nationale.
Nous prions les parties en présence de suspendre toute action pouvant conduire l’autre à des réactions
violentes. Le cessez-le-feu serait un premier pas important en échange de la suspension du calendrier électoral. L’appéhension
du vide juridique peut trouver sa solution dans une lecture de nos Actes fondamentaux visant la recherche de la paix et
de la concorde nationales. A cette démarche peuvent être mis à contribution la Cour constitutionnelle et l’Assemblée
nationale. L’intérêt général le commande et nous prions Dieu pour qu’il éclaire l’esprit des uns et des
autres ; la paix n’a pas de prix.
Nous sommes conscients du caractère délicat de cette Déclaration mais nous y sommes poussés par l’amour de
ce pays et le sens de notre responsabilité pastorale. Le bien supérieur de la nation est en jeu et exige de s’asseoir
autour de la table de négociation.
Nous demandons à tous les fidèles de l’Eglise catholique de prier pour la paix dans notre pays.
Dieu bénisse le Tchad !
Fait à Doba, le 26 avril 2006
+ Jean-Claude BOUCHARD, Evêque de Pala et Président de la CET.
+ Mathias NGARTERI, Archevêque de
Ndjamena,vice-président de la CET
+ Michel RUSSO, Evêque de Doba
+ Edmond DJITANGAR, Evêque de Sarh
+ Miguel SEBASTIAN, Evêque de Lai
+ Rosario Pio RAMOLO,
Evêque de Goré
+ Joachim KOURALEYO,
Evêque de Moundou
+ Henri COUDRAY, Préfet apostolique de Mongo

Deby compte
sur les Zaghawa? Quelle plaisanterie!
Nous
avons rencontré un Idriss Deby complètement soumis à ses parents le Samedi passé. Dans ses discours, il n’a cessé
de dire que toutes les communautés sont contre les Zaghawa en citant pour exemple les applaudissements des N’Djaménois
lors de l’attaque du FUC au 13 Avril 06. Ses discours étaient axés sur trois sujets dont:
1.
Il nous a demandé de s’unir pour combattre l’agression soudanaise oubliant que le Soudan est un pays ami qui a
aidé à renverser Hissein Habré.
2. Il a juré installer au pouvoir des Zaghawa à
Khartoum
si ceux-ci cessent l’insurrection, n’est ce pas la préparation d’une
autre guerre pour désorienter notre attention.
3.
Oubliant qu’il est chef de l’Etat, il a déclaré qu’il vient de constater que les tchadiens ne veulent pas de
nous alors il donnera tous les postes juteux aux Zaghawa après les élections.
À
la sortie de cette rencontre, ceux qui connaissent Deby ont compris qu’il y a quelque chose qui fait trop peur à
Deby, surtout en ce moment-ci. Ces propositions ne nous séduisent pas car nous savons que les N’Djaménois
applaudissent son départ en échange de n’importe quel mouvement, mais non celui des Zaghawa. Et malheureusement pour
notre pauvre Deby nous ne pouvons pas avaler une deuxième pullule de Deby.
Ce
Samedi, Deby a été plus rusé et il croyait nous mettre une dernière fois à son service pour deux raisons :
1.
il voulait faire participer les Zaghawa dans le processus de manipulation des urnes pour les rapprocher de lui et
contrer les soulèvements populaires pacifiques dans N’Djaména;
2.
il voulait ébranler le rapprochement en cours entre le FUC, le RaFD, le RPJ et le MDJT en vue de lancer la grande
offensive du changement. Car, Deby a créé un comité de négociation composé seulement des Zaghawa à qui il a donné
toutes les garanties et les pouvoirs aussi bien financiers que politiques pour faire revenir les hommes du RaFD qu’il
a personnellement attaqués à Hadjarmarfaïne. C’est dommage pour le prédateur Deby qui ne comprend pas que notre
révolte est morale et nationaliste, c’est la morale qui veut épargner sa patrie des déboires du prédateur Deby, c’est
la morale d’une communauté qui a été martyrisée pour des intérêts de la famille Itno, c’est aussi la morale
qui cherche à enterrer la hache de guerre.
Par
ailleurs, nous avons cru jusqu’à ce jour que la France maintient ses soldats au Tchad pour le bien des tchadiens mais
cela est mathématiquement faux car selon mon constat il y a trois choses qui se lient : 1. l’une est l’existence
d’un terrain entouré par des frontières d’autres nations et qui n’appartient à personne : le Tchad ;
2. la deuxième c’est la France qui a une armée capable d’occuper ce terrain : l’armée française ; 3.
la troisième est un enfant obéissant à qui il faut confier ce terrain pour dissuader les tentations des autres Etats
voisins ou autres puissances : Idriss Deby
N’est-ce
pas un affront ?
A.
Ahmat
SOURCE: TCHADACTUEL.COM

Révision des « accords de coopération » avec la
France
Je suis, comme tout autre Tchadien, outrage par le comportement colonial de la France envers les Peuples Africains
en général et en particulier envers le Peuple Tchadien. Une fois de plus la France a prouve, par ses agissements
militaires de cette semaine, qu’elle est prête à sacrifier tout un Peuple, toute une Nation pour conserver ses
intérêts. Sous prétexte de coopération militaire, elle à user de son appareil de répression des Peuples Africains,
pour maintenir un régime oppressif pourtant décrié par la majorité des Tchadiens et toute la Communauté
Internationale. Le régime de Deby nous a mis en première place sur le baromètre de la corruption et dernier sur celui
du développement.
Les accords de coopération militaires qui lient la France aux pays
Africains et au Tchad en particulier doivent être revus. Techniquement, ses accords ont été violes maintes fois et
quand la France a refuse de fournir des
info
rmations a Hissein Habré au profit de Deby n’est qu’un exemple parmi
tant d’autres. A défaut de la révisons de ces accords de « coopération militaire », nous devons
demander, purement et simplement, à la France de fermer ses bases du Tchad a la date de l’échéance des dits
accords. Ses bases sont plutôt des instruments d'oppression et d'agression non pas seulement envers le Tchad mais, aussi
envers tous les Peuples Africains. Le cas de la Cote d’Ivoire nous en dit très long.
La France doit revoir sa politique de « coopération » envers ses « anciennes » colonies.
Si la France veut garder de bonnes relations avec le Peuple Tchadien, elle doit non pas regarder uniquement ses
intérêts égoïstes mais aussi ceux des Tchadiens.
La France ne doit en aucun cas décider qui, des Tchadiens, est présidentiable. Le Peuple Tchadien est le seul
habileté a choisir un dirigeant digne de ce nom qui le conduira vers un développent durable. En choisissant de
soutenir le régime de Deby sous prétexte de coopération militaire, la France a choisit, de maintenir le Peuple
Tchadien dans le carcan de l'aliénation.
Il est grand temps que la France nous laisse contrôler notre destinée et il est grand temps que les Tchadiens tant
a l'intérieur qu'a l'extérieur prennent conscience de cet état des faits et demandons d'une seule voix la révision
de la politique extérieur de la France vis a vis du Tchad et que nous soyons traites comme partenaires.

Soutient a L'ADR
Nous, militants et sympathisants de ADR, résidant aux
Etats-Unis au Canada, apportons notre soutient sans conditions et félicitons nos vaillants frères combattants du FUC
qui se trouvent en ce moment aux portes de N’Djamena.
Nous lançons un appel a tout Tchadien intègre épris
de Paix et de Justice de les soutenir sans conditions.
Demandons à tout le peuple Tchadien de ne pas croire
aux mensonges et propagandes du régime vacillant de Deby.
Demandons à la France de ne pas intervenir aux cotes
de l’armée de Deby afin de freiner la marche victorieuse de nos vaillants combattants vers la capitale mais, de
demander à Deby de quitter N’Djamena pour éviter au People Tchadien un bain de sang dans la capitale.
Demandons à toutes les garnisons militaires de se
tourner contre Deby afin de libérer le peuple Tchadien qui n’a que trop vécu dans l’injustice, la misère et l’oppression
totale.

Bluff ou Harakiri?
En menaçant de suspendre l’exportation du pétrole tchadien, le président Idriss Deby Itno s’est engage dans
un jeu très dangereux que nul d’entre nous ne saurait, avec certitude, prévoir l’issue. Que compte-t-il accomplir
en menaçant de fermer le robinet? Si le Président Idriss Deby Itno veut faire entrer les Etats-Unis dans le jeu, il
lui faudra autre chose. Il faut noter que la production tchadienne du pétrole brut qui est de 200.000 barils par jour
est tellement minime qu’elle ne peut en aucun cas influencer le prix du pétrole sur le marche international. Et
aussi, le consortium pétrolier charge de l’exploitation de notre pétrole est tellement grand si bien que les perdes
réalisées de la mévente de notre pétrole seront minimes et seront sans nul doute compensées par d’autres puits
quelque part dans le monde. Déjà, Idriss Deby Itno n’a pas réussi à convaincre l’Oncle Sam d’envoyer des G.I
au Darfour pour arrêter les horreurs que la fameuse milice pro-gouvernementale commet chaque jour. Ensuite il a crie
agression extérieure pour discréditer, aux yeux de l’opinion internationale, les rébellions du FUC dont l’ADR
(Alliance des Démocrates Résistants) de Younous Ibedou est une partie composante. Idriss Deby refuse toujours d’admettre
que la rébellion est tchadienne et que tous les Tchadiens la soutiennent et
qu’il fait désormais cavalier seul. En insistant sur le caractère
« soudanais » de la rébellion qui menace chaque jour son régime, il espère toujours que la communauté
internationale change d’avis à l’égard d’un régime qui devient de plus en plus oppressif chaque jour qui passe.
Si les Américains n’arrivent pas à convaincre la Banque Mondiale, va-t-il réellement fermer le robinet du
pétrole ? Si oui, c’est la descente aux enfers de tous tchadiens car les fonctionnaires ne seront pas payes
déjà que certains enseignants accusent plusieurs mois d’arrières. Les bourses des étudiants ne tomberont jamais et
les soldes des militaires ne seront n’ont plus versées. Comment Deby compte-t-il contenir une éventuelle
contestation sociale ? Sans nul doute par la terreur. Et même si les Américains arrivent à convaincre la Banque
Mondiale, l’argent ne serait utilisé que pour acheter des armes qui
serviront au massacre d’innocents Tchadiens. Dans tous les scenarios, le Peuple Tchadien est le seul grand perdant. Si
Idriss Deby Itno est un patriote, il doit chercher à s’exiler et de laisser la place à quelqu’un d’autre. Deby
veut faire couler le Tchad avec lui mais, ne lui donnons pas cette opportunité, soutenons par tous les moyens a notre
dispositions les forces du FUC car si nous refusons de les soutenir, l’Histoire et les générations futures nous
jugerons et nous aurons à répondre de notre inactivité.
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